Le Blanchiment des Capitaux


Haiti-Observateur 3-10 mai 2017

Par Rosie Bourget

Nous entendons très souvent parler ces derniers temps de l’extradition, de trafic de drogue et de blanchiment d’argent. Ainsi, le procès de certaines personnes, ont attiré toute l’attention. Nous vient à l’esprit la question récente du sénateur élu Guy Philipe. L’actualité de tous ces points nous incite à effectuer en premier lieu des recherches correspondantes au blanchiment d’argent, afin de bien nous informer de son histoire et de ses applications.

S’il est aujourd’hui difficile de contrôler ce qui entre et sort d’un espace géographique donné, ou dans le tiers monde, dans les grands pays, ce n’est pas le cas. Le blanchiment d’argent est en perpétuelle évolution, il est devenu un phénomène d’ampleur internationale qui se situe au centre des préoccupations de tout le monde.

Le terme « blanchiment » remonterait au temps de la prohibition de l’alcool aux États-Unis vers 1930. Ce terme, « d’après la légende, aurait été inventé par Al Capone : celui-ci utilisait une chaîne de laveries automatiques disséminées dans Chicago pour maquiller les revenus qu’il tirait en réalité du jeu, de la prostitution, du racket de la violation des lois de la prohibition »

Ce système présentait le double avantage de permettre la conversion des espèces provenant du trafic dans l’acquisition de fonds de commerce, puis de réinjecter dans le chiffre d’affaires du dit commerce les liquidités issues de l’activité occulte. Le concept de blanchiment varie suivant les facultés et les qualités de ses utilisateurs, il est donc possible de dégager deux types de définitions, l’une empirique et l’autre juridique ; complétées par une approche culturelle.

La notion juridique de blanchiment se trouve initialement précisée dans des textes conçus par des organisations internationales, qu’il s’agisse des Nations Unies et de l’Union Européenne, puis par le droit pénal national. En droit strict, la particularité du blanchiment réside dans le fait qu’il suppose un « concours d’infractions », c’est-à-dire qu’il n’existe que subséquemment à une infraction sous-jacente ou initiale de laquelle il dérive, comme par exemple un trafic de stupéfiants. L’éclairage de la convention des Nations Unies contre le trafic illicite des stupéfiants et des substances psychotropes : La convention de Vienne du 20 décembre 1988 définit les deux principaux éléments constitutifs du délit de blanchiment de l’argent de la drogue : l’élément matériel et l’élément intentionnel.

L’élément matériel : la dissimulation de l’origine des biens.

La convention met l’accent sur le camouflage des avoirs, en tant que fondement même de l’infraction de blanchiment. Il peut être obtenu par une opération de transfert des biens ou de conversion de leur nature et de dissimulation de leur véritable propriétaire. Elle vise aussi l’acquisition, la détention ou l’utilisation des « biens illicites », autrement dit leur recel. L’élément matériel doit être conforté par un second critère.

L’élément intentionnel : la connaissance de l’origine des biens.

Pour que le blanchisseur puisse être condamné, il faut faire la preuve de sa mauvaise foi. La démonstration de l’intention coupable s’avère la condition obligatoire de l’infraction pénale. La mauvaise foi du blanchisseur devra être déduite non seulement de la conscience de son acte mais aussi de la connaissance qu’il avait du trafic. Il est donc nécessaire pour la discussion sur le délit de blanchiment, d’apporter au préalable la preuve de l’existence d’un trafic préalable. L’administration de la preuve de l’élément intentionnel se dédouble. Pour atténuer cette difficulté, la communauté internationale s’est orientée vers la création d’un délit général de blanchiment.

Tous les pays peuvent être touchés par le phénomène du blanchiment. Certaines zones dans le monde cependant sont plus sensibles que les autres. Parmi les pays sensibles, nous pouvons trouver: les États-Unis, l’Amérique latine, l’Amérique centrale et le bassin des Caraïbes (impliqué dans la production et le trafic de drogue et les flux financiers frauduleux), la zone asiatique (vieille tradition de règlement des transactions en espèces et le réseau de banques souterraines qui favorisent efficacement le transfert de capitaux sous anonymat). l’Afrique: surtout les pays comme le Nigéria, le Togo ou le Bénin. Pays de l’ex-Union soviétique et de l’ex-bloc de l’Est (mafia russe et ses investissements dans l’immobilier, restauration, industries minières). L’Europe (endroits financières historiquement attractives comme Andorre, Monaco, Suisse, Luxembourg et Liechtenstein auxquels se rajoute un des réseaux bancaires les plus développés au monde. Il existe plusieurs méthodes de blanchiment qui sont efficaces et adaptées selon les besoins. L’analyse des comptes bancaires du blanchisseur met en évidence des dépôts d’espèces importants et des virements en provenance de différentes sociétés.

Après avoir examiné brièvement ce sujet, nous avons constaté l’ampleur du phénomène de blanchiment d’argent qui touche tous les domaines comme l’économie et la politique. Le blanchiment existera toujours car les enjeux financiers sont trop importants pour les blanchisseurs.

 

 

 

 

 

 

 

Réimplémentation de l’instruction civique et morale dans le curriculum haïtien


Par Rosie Bourget

Quand nous étions à l’école primaire, dans tous les établissements scolaires de la République d’ Haïti, une instruction civique et morale était dispensée. Elle initiait les élèves au fonctionnement des institutions. Elle définissait leurs devoirs mais aussi leurs droits et leurs libertés. Pendant de nombreuses années, ce supplément de travail pour les enseignants et les élèves était justifié par des considérations ultra-patriotiques. Grâce à l’éducation civique et morale, les élevés d’alors devenaient de braves citoyens, courageux et disciplinés. Ils connaissaient la Dessalinienne par cœur, ils étaient prêts à verser l’impôt du sang  pour défendre la patrie contre ses ennemis extérieurs.

De nos jours, existe-t-il en Haïti des personnes morales capables d’expliquer aux jeunes comment fonctionne la société dans laquelle ils vivent ? D’une façon générale, chaque citoyen se doit de transmettre les valeurs morales aux autres. Mais en Haïti, la valeur morale n’est plus de mise. La preuve, l’affaire du directeur exécutif du Réseau National de Défense des Droits Humains (RNDDH) Pierre Espérance qui a suscité la démission de Marie Yolène Gilles, assistant responsable de programme de cette organisation, après avoir reçu le fameux chèque d’un million cinq cents mille gourdes (1.500.000 gdes) datée du 2 décembre 2016 par la BMPAD (Bureau de Monétisation des Programmes d`Aide au Développement).

Le cas du nouveau Directeur Général (DG) du Ministère de l’Éducation Nationale et de la Formation Professionnelle (MENFP), Louis Mary Cador. Filmer l’acte sexuel au moment où il se passe ? Prendre des photos nues au moment du coït (partie génitale exposée comme un serpent boa) ? C’est un court métrage pornographique à voir sur tous les grands écrans et à ne pas rater sous aucune forme de prétexte.

Où est la moralité dans tout cela ? Où est passée l’éthique professionnelle/personnelle ? Être directeur général de l’éducation Nationale, n’est pas une mince affaire. Vous êtes une figure de proue (personnalité marquante, type de personne symbolique) de MENFP. Si vous êtes un homme de tête il vous faut un minimum de décence. Si vous dites que vous êtes éducateur attitré, alors agissez en tant que tel. Votre moment intime, encore moins votre rapport sexuel ne doit en aucun cas être filmé, voire photographié. Parce que les photos restent et demeurent la preuve tangible qu’une cérémonie ou qu’un acte a bien eu lieu.

Depuis l’arrivée de l’administration de Jovenel Moise, un clou chasse l’autre, en d’autres termes, un zin remplace un autre zin. De  Willot Joseph (EMAIL-imay) à Gracia Delva (IV, i, ii, iii) à la présentation du discours d’installation de la nouvelle directrice du SMCRS, Magalie Habitant. Maintenant il est question de galerie de photos nues de Louis Mary Cador. Le pays ne fait que fonctionner sur du zin. Il faut dire que ce n’est pas n’importe quel zin, c’est du bon zin. Certains intellectuels arrivent à même traiter Magalie de «  FATRAS ». D’autres réclament sa démission pour de nombreuses fautes de frappe qui arrachent l’oreille.

L’ignorance n’épargne personne

À force d’être trop éclairé, oubliant qu’il est un haut fonctionnaire de l’état, ignorant les conséquences néfastes de l’utilisation des appareils électroniques dans des moments intimes, ce  homme vient de ternir davantage l’image de l’éducation Nationale. Quand on a la moindre petite tache à son casier, disons mieux, si on a du pain sur la planche…..pour la survie de l’institution le mieux serait de faire preuve de grandeur, de démissionner immédiatement de son poste s’il arrive la moindre accusation certifiée en cours de sa fonction. Donc c’est aussi simple et c’est cela logique.

Comme le temps a changé

Autrefois, après la famille, l’école était le lieu par excellence de la sociabilisation et de l’initiation au civisme. Celui où les enfants apprennent à dompter leur envie de remuer ou de parler, à respecter l’enseignant et les autres, à acquérir des notions élémentaires d’ordre, d’hygiène, de discipline et les bases de la morale.

Notre article a pour objectif de soutenir la compréhension et la mise en œuvre de l’enseignement moral et civique par une entité crédible  pour les ministres et directeurs de l’Éducation Nationale, les enseignants, les équipes de la communauté scolaire, les directeurs d’école primaire et secondaire et les chefs d’établissement. Cette mise en œuvre ne s’agit donc pas d’une nouveauté dans le curriculum, elle s’appuie sur : la morale qui désigne les règles de conduite présidant à l’action humaine et se référant à des normes: le bien et le mal, le juste et l’injuste. Et le civisme qui est l’un des piliers de la société, un état d’esprit qui doit pousser les citoyens, au minimum, à ne pas gêner les autres, à ne pas perturber le fonctionnement de la société.

Notre société se portera mal tant les dirigeants haïtiens n’assumeront pas leurs responsabilités vis-à-vis de la collectivité, tant qu’ils ne seront pas imprégnés de sens civique.  La situation s’aggrave et le péril nous paraît si grand que nous estimons nécessaire de reprendre ici certaines de nos idées déjà publiées dans Haïti Observateur il y a trois (3) ans. Elles sont très simples et ne font que réactualiser des notions bien connues mais trop souvent perdues de vue.

Carence en rôle modèle

Avant 1986, la morale enseignée était une morale civique en ce qu’elle était en liens étroits avec les valeurs de la citoyenneté (connaissance de la République, appropriation de ses valeurs, respect des règles, de l’autre, de ses droits et de ses biens). Aujourd’hui, nous pouvons compter sur les doigts d’une seule main, et même élever quelques doigts de la même main, il nous est quasi-impossible de trouver trois personnes en Haïti pouvant servir de modèle pour les jeunes.

Avec un homme immoral comme Pierre Esperance, quel avenir pour cette organisation ? que peut-on espérer de  (RNDDH) ? Pour l’édification de Louis Mary Cador, un citoyen honnête et respectueux de valeurs ne doit pas prendre des photos nues. Arrêtez de nous prendre pour des imbéciles. Vous dites que vous êtes « profondément choqué et abasourdi », vraiment! Si c’est le cas pourquoi n’aviez-vous pas tiré Votre Révérence au lieu d’attendre qu’on vous remercie de votre hardiesse? Un homme digne de ce nom partirait sur la pointe des pieds.

Il ne suffit pas de dénoncer un chantage M. Cador, il faut aussi prendre en compte les conséquences de votre comportement et faire en sorte que vos petites manies insupportables soient corrigées, même lorsqu’on ne montre pas à un vieux singe de faire la grimace.

Il est important de vous apprendre que ce n’est pas la publication sur les réseaux sociaux de vos photos intimes qui ont causé du tort à la communauté éducative et au grand public, c’est plutôt votre petitesse d’esprit et votre manque de pudeur en tant que père de famille et haut fonctionnaire de l’État. Mais est-ce que ça dérange si on perd sa réputation et son boulot pour une séance pornographique ? C’est ce qui arrive quand c’est l’immoralité qui occupe la première place dans votre liste de priorités. Alors, que demander de plus ?

Espérons que quand vous perdez, vous ne perdez pas la leçon. Afin d’apprendre à utiliser les appareils électroniques à bon escient. Car c’est une arme à double tranchant. Pour mieux nous faire comprendre, aparèy elektwonik se tè glise, lè l van n ou, li ba ba w papye.

r_bourget@yahoo.com

MTS (Maitrise en Travail Social)

L’Art Est En Moi


Par Rosie Bourget

 

Par l’art,

mon inspiration coule à flot,

par écrit, par des mots.

 

Par l’art,

ma muse renait de ses cendres,

chantant comme une offrande.

 

Par l’art,

je m’exprime avec le cœur,

je partage avec vous mon bonheur.

 

Par l’art,

l’envie renie ma toile,

le vent emporte ma voile.

 

Par l’art,

j’écris des vers

pour m’installer dans votre univers.

15 avril, journée mondiale de l’art : En quoi l’être humain est-il nécessairement artiste ?


Par Rosie Bourget

Art plastique, art dramatique, poésie, musique, art artisanal traditionnel, art culinaire, comédie, chanson, gravure sur pierre ou bois, sculpture, décoration, ameublement, menuiserie, ébénisterie  etc. Il y a toujours quelque chose à apprécier dans l’art, car il est une création, produit de l’imagination, de la subjectivité de l’artiste. L’art est signifiant, on peut apprendre à l’aimer, c’est-à-dire à le juger, à le comprendre, à l’interpréter à sa façon.

Les métiers d’art offrent une très grande diversité et couvrent des univers très variés, allant de la décoration à l’architecture en passant par la mode, les arts du spectacle, l’industrie ou encore le patrimoine culturel. Les professionnels de ces métiers façonnent, restaurent, imaginent des objets et pièces d’exception à la croisée du beau et de l’utile. Célébrer la journée mondiale de l’art c’est porter un nouveau regard. L’art enrichit, nourrit, vivifie et fortifie. Il éternise nos actes et envies par le génie habile de nos inspirations et aspirations. Par l’art on sublime la beauté, on s’exprime avec le cœur pour partager le bonheur.

Pourquoi apprécier l’art

L’art ne se laisse pas enfermer dans les espaces où il est officiellement reconnu : musées, centres d’art, galeries…on le retrouve à toutes les étapes de la vie quotidienne, à la ville et à la campagne. De tout temps, hôtels et cafés ont fait appel à des peintres pour offrir à leur clientèle un cadre différent.

Dans votre liste de priorités, assurez-vous d’avoir un peu de temps pour la lecture,  aller voir un bon film, une exposition d’art, un spectacle, écouter de la musique. Tout cela contribue à notre bien-être. Pour un humain, vivre, ce n’est pas seulement avoir un paquet d’organes qui fonctionnent extrêmement bien, la vraie vie est spirituelle. Chacun ressent en lui le besoin de créer, de s’élever au-dessus du quotidien. Le dessinateur qui élève l’objet au-dessus de sa simple ustensilité l’a bien compris, voilà qu’il a une âme, qu’on ne l’utilise plus mécaniquement, mais avec le sentiment de satisfaire à une exigence esthétique.

L’art nous libère, il permet l’évasion du conformisme, la résistance aux préjugés… le progrès humain. C’est notre existence même qui progresse, l’expression artistique est un “jaillissement de moi”. L’artiste est nécessairement singulier, original, subversif, avec lui l’humain dépasse les bornes, il donne le droit de concevoir sans normes. Même dans les pires conditions, il trouve moyen de chanter, danser, peindre, écrire… exister, en fait.  Manger, dormir, c’est irrésistible certes, mais l’art est essentiel pour nous ramener à l’essentiel.

On recense 198 métiers d’art répartis dans 83 spécialités. Ces professions sont désormais classées dans 16 grands domaines correspondant à des filières économiques. Quelques exemples : ébéniste et tapissier d’ameublement, regroupés au sein du domaine de l’ameublement et de la décoration. Le fontainier, le marbrier, le sculpteur sur pierre et le tailleur de pierre trouvent quant à eux leur place dans le champ de l’architecture et des jardins. Si le public connaît bien certains métiers (ébéniste, bijoutier, maroquinier, photographe technicien), d’autres restent à découvrir (sérigraphe, gantier, orfèvre, archetier).

Récemment, de nouvelles professions sont venues élargir le secteur : émailleur sur lave, malletier, fresquiste, guillocheur, feutrier, restaurateur de cuirs…Leur point commun ? Un réel savoir-faire pour transformer la matière, la restaurer, imaginer et produire des objets (pièces uniques, petites séries) à la croisée du beau et de l’utile, et présentant un caractère artistique.

Reconnaissant que la vigueur et la vitalité des arts dépendent du bien-être des artistes en tant qu’individus et en tant que collectivité ; à l’occasion de cette journée destinée à l’art, nous tenons à féliciter tous les artistes haïtiens et du monde pour leur contribution dans le domaine artistique. Notamment quelques amis artistes bien connus, tels : la plasticienne Judith Salomon Darucaud, l’écrivaine-romancière Maude Heurtelou (La Famille Bon Plezi), le romancier Claudy Briend Auguste, (Ania La Princesse), le poète Guy Cayemite, l’actrice Maggy Benoit, y comprise votre chroniqueuse Rosie Bourget, écrivaine-préfacière-poétesse  (Floraison, A Rose in Full Bloom, Istwa Kreyòl).

Merci pour la contribution que vous apportez dans le monde culturel. Car, être artiste, est un cadeau du ciel qui n’est pas donné à tout le monde, et qu’on ne peut ni refuser, ni retourner pour être remboursé. Si seulement nous pourrions choisir notre domaine de compétence ! Mais qui d’entre nous peut dire non à Dieu qui nous donne ce que nous méritons ?

L’Art Est En Moi

 

Par Rosie Bourget

 

Par l’art,

mon inspiration coule à flot,

par écrit, par des mots.

 

Par l’art,

ma muse renait de ses cendres,

chantant comme une offrande.

 

Par l’art,

je m’exprime avec le cœur,

je partage avec vous mon bonheur.

 

Par l’art,

l’envie renie ma toile,

le vent emporte ma voile.

 

Par l’art,

j’écris des vers

pour m’installer dans votre univers.

INTIMIDATION ET CYBERINTIMIDATION : Qu’elles en sont les manifestations?


Il n’est pas surprenant d’observer le transfert de certains phénomènes, comme celui de l’intimidation, dans le monde virtuel. Lorsque l’on parle de cyber intimidation, on fait référence à ces gestes d’intimidation que l’on observe en utilisant des moyens technologiques (sur Internet, sur différentes plates-formes : courriel, texto, blogue, site de réseautage, réseaux sociaux, site de clavardage, forum de discussion, site internet, jeux vidéo en ligne, et la messagerie instantanée pour intimider une personne à répétition ou la harceler). Elle peut avoir des conséquences désastreuses pour les personnes qui en sont victimes et c’est pourquoi dans certains pays, particulièrement dans des écoles nationales, la loi interdit certains comportements.

Ces gestes de cyber intimidation peuvent prendre diverses formes : courriels menaçants, piratage d’un compte, vol d’identité, envoie de messages haineux ou de menaces, affichage de contenus photos ou vidéos compromettants ou ayant été modifiés, création de site internet pour nuire à la réputation d’une personne, etc. Bien que ce soit une forme d’intimidation particulière, ce que l’on doit retenir c’est que malgré que le geste soit posé dans le monde virtuel, les effets se font bien sentir dans la réalité. Le jeune qui en est victime en subira les répercussions à l’école ainsi que dans plusieurs autres sphères de sa vie.

C’est dans les années 70 que le Norvégien Dan Olweus, professeur de psychologie à l’université de Bergen, analyse le «school bullying» (de bully, qui signifie voyou), qui touche majoritairement les enfants de 8 à 11 ans. Il établit trois caractéristiques permettant d’identifier une situation d’intimidation: conduite agressive d’un élève envers un autre avec intention de nuire, se répétant régulièrement et engendrant une relation dominé/dominant.

Un sondage révèle que la cyber intimidation est plus fréquente chez les 8 à 12 ans, alors que 73 % des répondants ont affirmé avoir été touchés par une affaire semblable. Les jeunes filles sont plus souvent victimes de cyber intimidation que les garçons, et de façon générale, celle-ci se fait par le biais de sites de réseautage social, indique une récente enquête canadienne. Certains parents en savent très peu sur le comportement en ligne de leur enfant.

Un quart des parents interrogés (26 %) ont affirmé que leur enfant avait déjà été impliqué d’une quelconque façon dans une affaire d’intimidation en ligne. De ce nombre, 66 % des parents ont indiqué que leur enfant avait été la victime, 16 % ont avoué qu’il avait été l’agresseur et 18 % ont dit que leur jeune avait assisté à l’acte d’intimidation. Le sondage révèle que la cyber intimidation est plus fréquente chez les 8 à 12 ans, alors que 73 % des répondants ont affirmé avoir été touchés par une affaire semblable. Un nombre un peu plus élevé que chez les adolescents de 13 à 14 ans (64 %) et leurs aînés de 15 et 16 ans (71 %). Les parents ont indiqué que les cas de cyber intimidation dans lesquels avait été impliqué leur enfant s’étaient principalement déroulés sur les réseaux sociaux (63 %), par courriel (25 %) ou par téléphone (19 %).

L’intimidation peut être faite par une seule personne ou par un groupe. Il existe plusieurs formes d’intimidation. Intimidation physique (blesser quelqu’un en ayant recours à la force physique ou à des objets) : frapper une personne, lui donner des coups de poing ou de pied, cracher sur elle ou briser ses biens personnels. Intimidation verbale (blesser quelqu’un par la parole) : lancer des injures, des insultes ou des menaces et agacer. Intimidation sociale (blesser quelqu’un avec l’aide d’autres personnes) : répandre des rumeurs, faire des commérages, exclure une personne d’un groupe ou la ridiculiser. Cette forme d’intimidation est plus fréquente chez les filles.

« Le web est un formidable atout pour les enfants, qui peuvent ainsi rester connectés avec leurs amis et les membres de leur famille et faire leurs devoirs. Mais en tant que parents, nous devons avoir des discussions avec nos enfants et veiller à ce qu’ils aient des comportements acceptables en ligne », a déclaré dans un communiqué Lynn Hargrove, de Norton Canada, responsable de l’étude.

L’intimidation est aussi une pratique courante à l’école. Généralement, les enfants sont pour nous des modèles de gentillesse et d’inclusion. Railleries, moqueries, rumeurs, parfois même agression, voire taxage, les persécutions entre élèves n’ont pas toujours de graves conséquences. Mais dans certains cas, la victime développe des symptômes d’exclusion, voire même de dépression, menant parfois au suicide en raison des traitements infligés par un ou des agresseurs. Soixante-dix pour cent des enfants de 9 ans disent avoir été victimes de violence et d’intimidation à l’école. L’intimidation de jeunes par des jeunes est une façon de s’imposer par la terreur et la violence. Elle se vit sous plusieurs formes: dépréciation, humiliation, rejet, surnom infériorisant, comparaison dégradante, bousculade, coup, recel, vol, etc.

La cyber intimidation est un phénomène qui prend de plus en plus d’ampleur ces dernières années. Contrairement à l’intimidation traditionnelle, la cyber intimidation suit sa victime en tout temps, de l’école au centre commercial et jusqu’à la maison, où la victime serait à l’abri de l’intimidation traditionnelle. Avec le temps, les jeunes qui sont victimes d’intimidation ou qui intimident les autres trouvent leur propre façon de faire face à la situation. Certains deviendront déprimés et s’isoleront alors que d’autres réagiront de façon agressive et auront recours à la violence. Si vous savez ou croyez qu’un enfant est victime d’intimidation, signalez l’intimidation à la direction de l’école et à la police, y compris toute infraction criminelle (menaces, voies de fait, harcèlement et exploitation sexuelle).

Le rôle essentiel des femmes rurales dans le développement (suite et fin)


Demandant une information et une formation

Il est important que les responsables, les décideurs et les cadres de conception et d’exécution soient informés et formés sur l’existence de concepts, de méthodes et d’outils opérationnels et efficients pour prendre en compte chaque acteur du changement. L’information-formation facilite le renforcement de l’adhésion à la réalité que certaines catégories de population sont spoliées dans l’obtention des bénéfices du développement. Elle favorise également une démarche de réflexion qui n’isole plus les problèmes de femmes.

Percevoir, comprendre et être convaincu de l’approche qui appréhende la globalité du monde rural, les différentes catégories de population, les interrelations et les influences, est le premier pas vers une politique en faveur des femmes. L’information-formation est alors un acte de développement de la capacité nationale et une des premières étapes de la formulation d’une politique rationnelle en faveur des femmes rurales. Ces femmes font partie de celles qui vivent toute l’année dans les champs agricoles. Elles travaillent la terre et elles gagnent honnêtement leur vie.

Inégalités structurelles entre les hommes et les femmes

Garantir l’égalité des chances entre les femmes et les hommes constitue une priorité importante pour tous, mais aussi, tout simplement, une condition sine qua non de la viabilité et de la durabilité du développement rural. Une participation pleine et entière des femmes est en effet essentielle pour maximiser les ressources humaines tout en préservant le tissu social des communautés rurales et en revitalisant les économies locales. L’égalité des chances doit donc être systématiquement intégrée à la conception et à la mise en œuvre des programmes et projets de développement rural, afin qu’hommes et femmes puissent y prendre part et en bénéficier sur un pied d’égalité. Un meilleur équilibre doit être réalisé entre les femmes et les hommes lorsqu’il s’agit de prendre des décisions affectant la vie et l’économie du monde rural; c’est en encourageant activement les associations et réseaux de femmes, en assurant leur participation et en promouvant les femmes à des postes de conception et d’encadrement qu’un tel résultat pourra être obtenu.

De nombreuses femmes rurales continuent de rencontrer des obstacles qui minent leurs chances de succès, comme le manque d’infrastructures publiques et sociales, l’accès inégal au crédit, aux équipements techniques et autres ressources importantes. On accorde trop peu d’attention aux facteurs qui renforcent les inégalités entre les femmes et les hommes en milieu rural, et les mesures prises n’ont pas permis d’éliminer la discrimination et surmonter les désavantages structurels que doivent surmonter les femmes. Les femmes rurales sont la clé de la sécurité alimentaire: elles constituent une part importante des producteurs agricoles et jouent un rôle crucial dans l’alimentation de leurs familles et de leurs nations.

Étant donné que, dans de nombreux pays en développement, les femmes effectuent une série de tâches essentielles de ménage et de soins, leur journée de travail a tendance à être plus importante que celle des hommes. Dans des pays comme le Bénin et la Tanzanie, par exemple, les femmes rurales travaillent 14 heures de plus par semaine que leurs homologues masculins.

Une contribution indispensable pour le développement

Les femmes rurales représentent le pilier sur lequel repose la main d’œuvre agricole dans beaucoup de pays en développement. Actuellement, dans certains pays affirmant leur volonté d’une meilleure intégration des femmes au développement, la multiplicité des institutions concernées, intéressées, impliquées est grande, institutions gouvernementales, non-gouvernementales, nationales, internationales, civiles, associatives, de financement et, de façon timide encore les organisations professionnelles.

Comment se fait-il alors que l’évolution en faveur des femmes soit si lente alors que tant et tant (hommes girouettes, politiciens véreux) affirment leur volonté, leur intérêt et leur préoccupation pour cette moitié de la population? Le manque de coordination, les conflits d’intérêts, l’absence de politique claire et explicite, la faiblesse des niveaux de compétence, sont les éléments visibles d’explication. Un problème plus profond existe: la difficulté à cerner que l’intégration des femmes au développement est une garantie et une réponse à un développement durable. En effet, elle apporte des résultats économiques nationaux et individuels et aussi des changements sociaux et personnels. Les femmes rurales sont des agricultrices qui assument des fonctions, des responsabilités, des tâches génératrices de résultats productifs et financiers. L’absence de ces connaissances est une véritable pierre d’achoppement, une indispensable nécessité à un développement durable.

Nous faisons appel au ministère de la Femme, à toutes les organisations féminines et à la société civile, œuvrant à la cause féminine d’aller vers la ruralité pour encadrer ces femmes et en faire un rempart contre toute atteinte à leurs acquis. Les femmes rurales s’occupent non seulement des tâches agricoles mais également de celles propres à leur foyer et à leur communauté. Leur autonomisation est entravée par les obstacles de nature sociale, économique et politique comme conséquence du déséquilibre entre les sexes. Pourtant, donner aux femmes les moyens d’agir et de développer leur activité revient à soutenir toute la communauté qu’elles entretiennent.

La femme dans le processus du développement

« Haïti est un pays essentiellement agricole » souligne la géographie d’Haïti. Il fut un temps, l’ensemble du pays dépendait, en grande partie, sur le plan économique et social, du secteur agricole et rural qui contribue de façon considérable au produit national (sisal, café, cacao, canne à sucre, pitre… ) et qui tente de garantir la sécurité alimentaire.

Il n’y aura pas de développement d’Haïti sans la participation pleine et entière de la femme et surtout la femme rurale, d’où la nécessité de promouvoir cette participation. La promotion de la femme dans le processus du développement n’est pas seulement un problème d’équité mais surtout une nécessité. La participation de la femme au développement ne sera possible que lorsque celle-ci a le sentiment que son travail est reconnu et valorisé, et son statut réel pris en compte. L’un des défis du 3e millénaire est d’améliorer la condition juridique, économique et sociale de la femme, pour qu’elle prenne elle-même en main son destin. Il s’agit d’une lutte quotidienne de tous, gouvernements, collectivités locales, ONG, syndicats, associations des femmes, partis politiques, mouvements associatifs. Sans prétendre être l’avocat du diable,  nous pouvons dire que toutes ces femmes rurales sont avides de savoir et de connaître leurs droits et leurs devoirs dans la société. Femmes rurales ou femmes de l’arrière-pays, « fanm andeyò ou fanm mònn », mon œil ! Ne sont-elles pas aussi importantes que les femmes urbaines ?

Le rôle essentiel des femmes rurales dans le développement (2eme partie)


Dans toute société, chaque personne joue des rôles et remplit des fonctions diverses. Ces rôles sont liés à des comportements que chacun adopte et aux attentes que les autres ont de chacun. Ces attentes sont fonction du contexte socio-culturel et de l’environnement particulier de chaque acteur social. Chaque individu, femme ou homme, remplit trois rôles dans la société:

Le rôle productif

Le rôle productif comprend le travail exécuté contre paiement en nature ou en espèce. Il comprend la production de marchandises ayant une valeur d’échange ou la production de subsistance ou domestique qui a une valeur d’usage mais aussi une valeur d’échange potentielle. Pour les femmes impliquées dans la production agricole, ceci comprend leur travail comme fermières indépendantes, comme femmes de paysans et comme travailleuses auxquelles on paie un salaire.

Le rôle reproductif

Le rôle reproductif comprend la responsabilité de mettre au monde et d’élever les enfants ainsi que les tâches domestiques entreprises par les femmes qui sont nécessaires pour que soient garantis l’entretien et la reproduction biologique mais aussi le soin et l’entretien de la force de travail (le mari et les enfants en âge actif) et de la future force de travail (bébés et enfants en âge scolaire). Le rôle reproductif rempli par les hommes (éducation des garçons par exemple) est généralement moindre et/ou considéré comme non prioritaire.

Le rôle communautaire (rôle dans la société)

Le rôle communautaire comprend des activités d’administration de la communauté qui assurent à celle-ci services et cohésion. Ce rôle est assumé par les pouvoirs publics, par des groupements ou des personnes. C’est ce rôle que l’on endosse lorsqu’on s’exprime en tant que citoyen(ne). Les groupements permettent souvent de poser des questions d’ordre politique, de justice ou de droits de la personne humaine. La répartition de ces 3 rôles entre hommes et femmes (et jeunes/vieux,…) est différente d’une époque à l’autre, d’un endroit à l’autre, d’une culture à l’autre, d’un milieu socio-économique à l’autre.

Si l’importance des femmes dans le développement socio-économique commence à être partout reconnue (Banque Mondiale, par exemple), les statistiques et données quantitatives sont encore insuffisantes (exemple: en matière de santé, le rôle des femmes dans l’éducation, la prévention et les premiers soins n’est pas mesuré, alors qu’il est implicitement connu puisque les campagnes de vaccination des enfants s’adressent aux femmes).  67% des heures de travail prestées dans le monde le sont par les femmes (NU). En matière de nutrition et de sécurité alimentaire, le rôle des femmes est essentiel, tout particulièrement en matière de production vivrière (exemples: -Rwanda 1990: 79 % des heures de travail consacrées à la production vivrière sont assurées par les femmes; Togo: 57% des exploitants agricoles sont des femmes et « 40% des labours, 80% des semis, 70% des sarclages et des récoltes et presque toute la production maraîchère en milieu paysan sont assurés par des femmes ».)

En même temps, la situation des femmes se dégrade souvent davantage que celle des hommes, en valeur relative comme souvent en valeur absolue. Depuis une vingtaine d’années, on constate une augmentation de la pauvreté, qui touche principalement les femmes. Le nombre de familles monoparentales, où les femmes chefs de ménage sont sur-représentées, a fortement augmenté; ce phénomène s’accompagne de la déresponsabilisation tant de l’Etat que des hommes. Il n’est pas étonnant de constater qu’il existe une différenciation sexospecifique dans la pauvreté et la prospérité économique, et que les femmes en général sont plus mal loties que les hommes. Que ce soit sur le plan historique et socioculturel, la place subalterne de la femme haïtienne dans son foyer et dans la société limite sa capacité à sortir de la pauvreté ou à explorer d’autres options pour améliorer sa situation économique.

Bien qu’elles aient été traditionnellement marginalisées, ces femmes jouent un rôle central dans l’économie d’Haïti. Ces femmes qui n’ont pas accès ni aux soins de santé ni aux soins esthétiques. Ce sont elles généralement qui assurent de facto la subsistance de la famille; ce sont des opératrices clés de la production alimentaire et du commerce. La situation de la femme rurale  est aggravée par la pauvreté, l’ignorance et l’analphabétisme. Un fort taux  de femmes en Haïti est analphabète. Tous ces facteurs constituent des handicaps à la contribution de la femme au développement. Ils contribuent à maintenir la femme dans une situation de dépendance. La mauvaise interprétation qui est fait aussi de ce passage de la bible « l’homme est le chef du foyer » relègue généralement la femme au second plan.

L’analyse de la situation de la femme rurale et urbaine, révèle le caractère dynamique et multiforme de la participation de la femme à la vie économique et sociale du pays. Malheureusement, la contribution de la grande majorité des femmes au développement n’est pas prise en compte dans les statistiques nationales. Leur contribution au développement reste sous-évaluée ou invisible étant donné qu’elles excellent dans les domaines ou l’enregistrement statistique et fiscale est difficile (tâches ménagères et secteur informel).

L’évolution de la société, la mondialisation, la crise économique, le lobbying international amènent progressivement les femmes à se libérer, à s’organiser pour défendre leur indépendance économique et leur émancipation avec l’appui de certaines ONG, des associations à but non lucratif et de la communauté internationale…a suivre…

 

Le rôle essentiel des femmes rurales dans le développement


À sa naissance l’homme a déjà une femme dans sa vie, (sa mère). Il prend sa mère pour modèle, afin de choisir la femme avec qui il va partager sa vie. La femme est tellement importante que l’on lui consacre toute une journée, (le 8 mars). Les gens qui considèrent la femme comme une esclave, comme une servante, ceux qui croient qu’ils n’ont pas d’ordre à recevoir d’une femme, et bien la femme est l’élément clé de votre vie.

Le présent billet met en relief un certain nombre de facteurs déterminants qui concernent les femmes en milieu rural et affectent leur participation au développement de leur pays. Il donne un aperçu des nouvelles orientations et propose quelques exemples de bonne pratique. Il s’agit d’encourager et d’inspirer les responsables des projets de développement rural pour qu’ils prennent compte des besoins et des intérêts des femmes en milieu rural.

Quel refrain s’applique mieux aux relations qui lient la femme et le développement ? Vous aimez la femme, certes, mais ne cessez de vous en méfier, de chercher à la rabaisser, à la domestiquer, à la traiter comme un objet et parfois à la détruire au point de compromettre votre avenir commun.

Jeunes et moins jeunes ont peu de connaissances sur ce qu’est une femme et son importance dans la société. Sur le code du statut personnel, elles ne savent presque rien, sauf que l’homme, est, le soi-disant ou prétendu « chef du foyer » et qu’il a droit à plus d’une douzaine de maitresses. Ces femmes ont besoin d’être éclairées et initiées sur leurs droits, d’autant qu’elles sont les premières défenses contre la déferlante obscurantiste. Cette rubrique mise et investi dans le savoir pour donner à ces femmes les moyens de voir autrement le monde et d’avoir cet esprit critique qui permet de mieux cerner le fond des choses, dont leur existence et leur contribution au bien être de l’humanité. Aujourd’hui, avec une certaine réalité que nous vivons, nous nous rendons amèrement compte qu’un très long chemin reste à parcourir au niveau d’une société qui a peu évolué et qui demeure dans une large proportion ignorante même de certains de ses droits, sans parler de leur essence.

Femmes rurales

Les zones rurales de la République d’Haïti présentent une diversité remarquable du point de vue socio-économique, géographique et culturel. Les femmes vivant en milieu rural ne constituent pas un groupe homogène. Les rôles et les métiers qu’elles exercent sont variés sur l’exploitation, dans l’entreprise familiale, dans le monde du travail ou dans la collectivité. Leurs besoins et leurs intérêts sont tout aussi variés, en particulier d’une classe d’âge à une autre, ou encore en fonction de la taille et de la composition de leur famille, ou de l’âge de leurs enfants. L’évolution économique et sociale que connaît le monde rural n’affecte pas toutes les femmes de la même façon. Alors qu’elle offre des chances à certaines, elle en confronte d’autres à des défis difficiles à relever.

En plus des tâches domestiques qu’elles effectuent (puisage de l’eau, ramassage du bois, préparation des repas, rôle de mère) les femmes rurales prennent part à toutes les activités socio-économiques (agriculture, élevage, artisanat, petit commerce, etc.); elles y consacrent 16 à 18 heures par jour sur les 24 heures que comptent la journée. Les Femmes rurales sont des acteurs-clés et de plus en plus importantes mais souvent méconnues du développement. Les statuts sociaux défavorables et certaines pratiques culturelles maintiennent la femme dans un état de soumission. L’analphabétisme fait que la majorité des femmes, surtout les femmes rurales, méconnaissent leurs droits et devoirs…a suivre

 

Martine Moïse : la Première Dame d’Haïti, au banc des accusés


Par Rosie Bourget

(Publication extraite de www.Haiti-Observateur.ca, édition 02/15/2017-03/01/2017)

Pembroke Pines (Floride), mercredi 15 février 2017 ((rezonodwes.com).

La tenue de la première dame d’Haïti Martine Marie Étienne Joseph Moïse a fait la une en Haïti et sur les réseaux sociaux. Lors de la cérémonie d’investiture du 58e président de la République d’Haïti, Jovenel Moïse, ce n’est pas son discours qui était au centre des débats, ni son programme de gouvernement, mais plutôt la tenue portée par son épouse.

Certes, elle peut ne pas être une icône de la mode de la trempe de Michelle Obama, ou un mannequin  du calibre de Carla Bruni, la femme de l’ancien président français Nicolas Sarkozy. Mais, à notre humble avis, même lorsqu’elle est noire, elle n’a rien à envier à Hillary Clinton, Laura ou Barbara Bush, ou l’une des femmes qui l’ont précédée aux États-Unis dans le rôle de première dame. Donc,   en gardant tout cela à l’esprit, on se demande,  à quoi donc pensaient les bons à rien,  quand ils passaient mardi dernier le plus clair de leur temps sur les réseaux sociaux à déshabiller la première dame de la République d’Haïti ?

Dans cette litanie de photos et d’articles aussi insipides que sexistes, on jase, on met à plate couture, on se moque, on ironise, on descend en flammes cette pauvre femme qui, selon nos compatriotes, a commis une grave faute de goût. Comme a dit Paul Bourget « Ce n’est pas la charge qui tue la bête, c’est plutôt l’excès de la charge. ».

Considérant l’excès de la charge, c’est pour cette raison que Martine Moïse reçoit un soutien tout à fait inattendu de l’auteure de la rubrique de « Développement Personnel » qui publie sur Haïti-Observateur son sentiment face à toutes ces critiques que la première dame a dû avaler ; comme nous l’avions fait pour la conjointe de Roberto Martino, lorsque Djakout Mizik la traitait comme un objet dans sa meringue carnavalesque « Yo Manyen Madan Bèto». Cette focalisation répugnante sur la tenue de l’épouse du président Jovenel Moïse n’est pas correcte. Et un événement aussi respectable (l’investiture d’un président) ne peut être éludé au profit d’une telle activité (la critique ou l’indécence).

Les commentaires étaient plutôt acerbes. Certains arrivent à se dire : « Il est clair qu’elle n’a pas de fille, aucune fille au monde n‘aurait laissé sa mère porter cette tenue. A-t-elle seulement des amis » ? « Robe tarlatane et totalement inappropriée en la circonstance », « Ce choix était une erreur et elle aurait eu besoin de conseils en matière de style », ont-ils ajouté.

Certaine presse écrite et parlée, les webzines et autres blogs, bref tous les médias sociaux (WhatsApp, Facebook, Instagram, Twitter… etc) ne parlaient que de cela.  Mais il faut bien le dire, dès le premier jour de son entrée triomphale dans la vie politique, Martine Moïse a réussi magistralement à retenir l’attention de tous. C’est quand même un record. Donc, à quelque chose malheur est bon, puisqu’en un rien de temps elle est devenue fameuse grâce à ce soi-disant malheureux hasard.

À notre sens, cette robe rouge à ceinture bleue roi, disons mieux, aux couleurs du bicolore Haïtien, portait un message patriotique qui a été très mal reçu et compris. Femme modeste et simple, victime de stéréotype (fanm an deyò), Martine Marie Étienne Joseph Moïse est la première dame de tous les Haïtiens. Tout comme Michelle Obama le fut aux américains, elle a ses propres qualités, ses préférences, son choix et son style de vie.

Mon œil, soyons réalistes. Si Martine a besoin de cours d’étiquette/protocole, elle ne fait que rallonger la liste, car il y d’autres épouses des Chefs d’États haïtiens qui ont besoin de l’aide sur la même lancée. Bien que la nouvelle année vient à peine de pointer son nez, il paraît que la première dame est la femme la plus critiquée au tout début de l’an 2017. En tant qu’ambassadrice de la justice sociale, nous ne saurions terminer ce billet sans remonter l’estime de soi de cette pauvre femme qui n’a rien fait pour mériter cette peine capitale.

Martine Moïse, vous venez de prendre votre baptême de feu, sachez que la critique ne tue pas celui qui doit vivre, ni fait vivre celui qui doit mourir. Méfiez-vous des faits divers, des impayables remarques sur votre garde-robe, gardez la tête haute, c’est votre valeur intrinsèque qui compte. À bon vin point d’enseigne. Non seulement vous êtes une belle femme, vous avez aussi d’autres chats à fouetter durant les cinq prochaines années.

Bonne chance dans votre nouvelle fonction de première dame de la République d’Haïti.

r_bourget@yahoo.com

MTS (maîtrise en Travail social)

Quelle Différence Entre Le Cas De Guy Philippe Et Celui De El Chapo?


Par Rosie Bourget

Un baron de la drogue extradé de l’autre côté de la frontière américano-mexicaine

(extrait de Haiti-Observateur.ca)

Accusé d’avoir introduit de la drogue aux États-Unis et alimenté une guerre fratricide entre cartels, au Mexique ; poursuivi au Texas et en Californie, notamment pour trafic de drogue, homicide et blanchiment d’argent, le chef du cartel de Sinaloa, Joaquin Guzman, surnommé El Chapo, a été extradé jeudi 19 janvier du Mexique vers les États-Unis.

Si Guy Philippe, le sénateur élu du département de la Grand’Anse a été « cueilli » à la manière d’une tourterelle et remis à la DEA  comme un chien sans maître pour être déféré à la justice américaine pour blanchiment d’argent et trafic de drogue, quant à El Chapo, le puissant narcotrafiquant mexicain du siècle, la procédure d’extradition judiciaire a été effectuée selon les normes.

Silence de cimetière en Haïti, transparence au Mexique

Alors qu’aucune explication relative à l’arrestation et la livraison à domicile « sans frais » de Guy Philip pe n’a été donnée par les autorités haïtiennes, non seulement le ministère mexicain des Affaires étrangères a la décence de l’annoncer dans un communiqué, le ministre de l’Intérieur me xi cain, Miguel Angel Osorio Chong, publie sur son compte Twitter le jour même de l’extradition, « Guzman a été extradé cet après-midi et devra affronter plusieurs poursuites pénales en cours », (« Como se ha dado a conocer , el criminal Joaquín Guz mán Loera, fue extraditado esta tarde para hacer frente a sus procesos penales pendientes»).

Après avoir autorisé en mai 2016 l’extradition du plus puissant narcotrafiquant de la planète, le ministère mexicain des Affaires étrangères avait aussi assuré qu’il avait obtenu des autorités américaines la garantie que « la peine de mort ne serait pas appliquée». Dans le cas de l’ex-commissaire de police Guy Philippe, est-ce que les autorités haïtiennes chargées des affaires juridiques et internationales se foutent à ce que sa cause soit entendue équitablement par un tribunal indépendant et impartial ?

Contrairement à certains de nos compatriotes, qui se réjouissent du malheur du sénateur élu Guy Philippe, il est important de signaler que même lorsque l’évasion spectaculaire a plusieurs reprises de « El Chapo » infligeant un sérieux camouflet aux autorités a convaincu le président Enrique Peña Nieto d’accepter l’extradition du narcotrafiquant vers les États-Unis, jusqu’alors Enrique Peña Nieto s’était toujours opposé à cette extradition, souhaitant voir « El Chapo» jugé par la justice mexicaine.

Est-ce un heureux hasard ?

L’extradition de Joaquin Guzman, à quelques heures de la fin du mandat de Barack Obama,  la veille de l’investiture de Donald Trump, est-il un heureux hasard ? Il y a des histoires qui font que le linge sale ne doit se laver qu’en famille. Peut-être que les autorités américaines et mexicaines ne souhaitent pas que le monde dans son ensemble ait connaissance approfondie de certaines affaires internes. Dans tous les cas de figure, le moment choisi pour extrader le baron de la drogue mexicain ne serait pas une simple coïncidence.

R.B.

Master of Social Work/
Maîtrise en Travail Social

https://rezonodwes.com/quelle-difference-entre-le-cas-de-guy-philippe-et-celui-de-el-chapo/