Pourquoi écouter activement est important


Portez-vous une attention particulière à votre interlocuteur? Également appelée écoute bienveillante, l’écoute active est une technique d’écoute développée par le psychologue américain Carl Rogers pour servir la relation d’aide. Que ce soit au foyer ou dans notre milieu de travail, écouter activement s’avère difficile à mettre en pratique. Cela va non seulement à l’encontre de nos habitudes, de notre culture et implique une réelle disponibilité à la parole de l’autre, mais aussi nécessite un travail titanesque.

En générale communiquer efficacement exige une bonne concordance entre le message verbal, le message non verbal et l’écoute active. Nombreux sont des parents qui disent à leurs enfants  «  je suis ta mère/ton père, c’est moi qui ai le doit à la parole ».  Et nombreux agissent comme des chefs d’esclaves et des sergents de régiment qui hurlent les ordres à leurs soldats. Il n’est donc pas étonnant que bien des parents ne puissent pas communiquer avec leurs enfants de manière efficace afin de faciliter les échanges. L’une des découvertes les plus importantes a trait à l’attitude qu’il faut adopter avant de pouvoir communiquer, il s’agit d’accepter que pour qu’il y ait compréhension de part et d’autre, la communication ne peut pas se faire à sens unique, notre interlocuteur a aussi des idées ou opinions à émettre.

Dans bien des familles, la communication verbale consiste uniquement en critiques. L’approbation, les compliments, l’appréciation, la sympathie et le bonheur sont rarement exprimés. Par contre, écouter activement est un élément indispensable pour que la communication soit efficace. Pour pratiquer l’écoute active, il faut beaucoup d’efforts, il ne suffit pas de se concentrer sur des faits, des chiffres ou des idées. Il faut analyser le message communiqué et transmettre les données du message en une information utiles.

Les invitations à communiquer ouvrent la porte à la compréhension mutuelle, mais en tant que parent vous devez savoir comment maintenir cette porte ouverte. Il est excellent d’écouter activement dans ce but. En appliquant cette méthode, non seulement on recueille des renseignements, mais ce qui importe davantage, il est possible de détecter les véritables sentiments de l’autre d’après ce qu’il dit. La méthode est la plus utile lorsqu’un parent se rend compte que son enfant passe par une difficulté ou est tourmenté par une émotion.

Vous devriez chercher à percevoir ce qui se cache derrière le problème ou les sentiments, puis répéter à haute voix ce qu’ils ont compris afin qu’aucun malentendu se puisse surgir. Lorsque vous croyez comprendre ce qui se passe, exprimez-le dans vos propres termes afin que votre enfant soit sûr qu’il est entendu et que les émotions exprimées soient bien comprises. Si vous n’avez pas bien identifié ses besoins, il dira probablement : «  Non, ce n’est pas ce que je voulais dire », et il rectifiera. Vous devrez parfois encourager l’enfant gentiment pour découvrir ce qui se cache derrière ses paroles. Votre attitude ouverte et certaines questions posées avec tact auront un effet positif.

Au fur et à mesure que la difficulté dans laquelle votre enfant se débat s’intensifie, vous devez résister à l’envie de résoudre le problème pour lui ou de lui dire ce qu’il doit faire. Un être affecté par un problème émotionnel ne peut pas réfléchir clairement, de sorte qu’en aidant votre enfant à s’exprimer verbalement la difficulté, vous l’aidez à apprendre comment confronter les sentiments négatifs d’une manière positive. Votre enfant apprendra aussi qu’il peut s’exprimer sans que vous éleviez d’objections, et vos liens mutuels en sont renforcés.

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PREDATEUR SEXUEL


 

Le terme prédateur sexuel est utilisé pour désigner à la fois aux délinquants sexuels potentiels et ceux qui ont des antécédents de crimes sexuels, de sorte que le terme est parfois déroutant pour ceux en dehors de la portée de la loi. Au sens large, les prédateurs sexuels sont des personnes qui commettent des infractions sexuelles. Le terme « prédateur », cependant, indique généralement un récidiviste qui aime la sensation de «chasse» leur proie. Beaucoup de prédateurs sexuels attaquent seulement un type particulier de victimes, et les enfants d’un certain âge, le sexe ou la race. Les prédateurs sexuels sont généralement des gens sympathiques et pleins d’assurance qui transforment leurs victimes avec soin, plutôt que de les choisir au hasard.

Dans certains Etats, comme l’Illinois, le terme «prédateur sexuel» est utilisé pour désigner les personnes qui ont des rapports sexuels avec des mineurs, indépendamment du fait que le sexe est consensuel ou violent. Mettre en danger le bien-être d’un enfant par des actes ou des comportements sexuels ou conduire, ou enlever un enfant avec l’intention de viol ou prostituée est considérée comme faisant partie des modèles de comportement d’un prédateur sexuel.

Les prédateurs sexuels sont souvent liés à leurs victimes. L’approche se traduit souvent par la cyber intimidation ou dans la vie réelle lorsque le prédateur est constamment en contact avec la victime de demander des faveurs sexuelles, et menacer de tuer sa victime ou de nuire à son ou sa famille si elle ne répond pas à ses souhaits. Si la réponse n’est pas acceptable, le criminel commence à communiquer avec les amis de la victime, publier ses photos en ligne et donner son numéro à n’importe qui, faire des appels téléphoniques et des menaces directes.

Les gens qui se livrent à des conversations régulières en ligne ont des contacts sexuels avec des mineurs sont considérés comme des prédateurs sexuels. En plus d’essayer d’attirer les enfants à leur rencontre dans la vie réelle, les prédateurs demandent également des photos ou des conversations de nature sexuelle. Utiliser également les enfants à obtenir de l’information qui peut ensuite être utilisé dans d’autres attaques, comme le meilleur moyen d’atteindre le dortoir de l’école, ou un groupe d’enfants jouent souvent à l’extérieur sans surveillance d’un adulte.

Le terme «prédateur sexuel» ne signifie pas toujours qu’une personne a commis un crime, parce que la définition juridique du terme varie en fonction de chaque état. En règle générale, la loi utilise le terme «prédateur sexuel» quand on parle de quelqu’un qui cherche une victime, peu importe si la personne s’attaque effectivement quelqu’un ou commet une infraction.

Qu’il soit Facebook, Instagram…Les  prédateurs sexuels sont légions sur les réseaux sociaux. Ceux qui arpentent la Toile à la recherche de jeunes proies et les invitent chez eux pour en abuser, récidivant parfois avec la même victime. Lorsque d’eux a été arrêté, la police a retrouvé les adresses électroniques de 280 enfants sur son ordinateur.

Cette forme de criminalité a dépassé les frontières des squares et des écoles pour s’étendre au plus grand parc d’attractions au monde : Internet, un espace virtuel où circulent en permanence quelque 14,6 millions d’internautes âgés de moins de 17 ans. Pendant qu’enfants et adolescents surfent sur les nouvelles technologies, les parents, les forces de l’ordre et d’autres entités concernées peinent à se montrer à la hauteur de l’enjeu.

Il n’existe pas de solution unique, aucune loi ne peut à elle seule venir à bout de ce fléau. Le problème doit être abordé sous différents angles. A commencer par celui de la prévention. La première étape: cerner le profil psychologique des agresseurs. Manipulateurs et fins psychologues, ils changent de visage au gré de leurs rencontres, jouant tour à tour le rôle du meilleur ami, du confident, ou encore du parent de substitution, une fois percée à jour la personnalité de leurs victimes.

En quête d’attention et d’affection, les gamines qui ont vécu une enfance difficile sont plus vulnérables d’être abusées sexuellement. Les prédateurs tentent d’apprivoiser leurs victimes pour mieux parvenir à leurs fins. Ils s’inscrivent sous deux cents à trois cents identités différentes sur les sites des réseaux sociaux afin de multiplier leurs chances d’appâter des âmes innocentes. Éconduits par la plupart de leurs cibles, ils attirent surtout dans leurs filets des jeunes filles d’une dizaine d’années, souvent évoluant dans un contexte familial difficile. Il est important de prendre le problème à bras-le-corps et de se montrer plus responsables vis-à-vis des risques auxquels ils exposent ces enfants. Certains parents ne se rendent pas compte à quel point leurs enfants sont entourés de prédateurs sexuels.

Les prédateurs sont intelligents, ce sont des pervers narcissiques. Ils savent comment passer à travers les mailles du filet. Ce qui doit amener les sociétés concernées à s’astreindre, elles aussi, à renforcer l’efficacité de leurs logiciels de filtrage. Au fond, n’est-il pas dans l’intérêt de tous de faire d’Internet un espace aussi sécurisé que possible ? Si nous devions donner un conseil aux parents, nous leur dirions d’arrêter de penser que cela n’arrive qu’aux autres. Car, ils sont partout, des individus qui, jusqu’à la dernière extrémité,  font des mineurs leur gibier sexuel.

Quels que soient les efforts déployés par les instances concernées et les entreprises des sites web, il incombe en premier lieu aux parents et à leurs enfants de faire montre d’un comportement plus responsable. En tant que parents, nous sommes les premiers garde-fous. Nous devons prendre le temps d’aborder tous ces problèmes avec nos enfants ; leur expliquer que le danger est aussi sur Internet, où les pervers sévissent de façon plus insidieuse mais bien réelle. Nous devons leur apprendre à dire non, à ne pas donner des informations aux étrangers.  Rappelons que les abus d’enfants sont des traumatismes indélébiles et que la plupart de ces actes sont commis dans un cadre transfrontalier. Combattre les prédateurs sexuels, les pédophiles qui gangrènent la vie de nos enfants, est un des premiers enjeux de cette pierre d’achoppement.

 

Tumulte Des Fêtes de Fin d’Année.


Haiti-observateur 13-20 decembre 2017

Par Rosie Bourget

Comme un acteur avant un tournage ou une pièce de théâtre, tout le monde a des papillons à l’estomac avant et pendant un événement. Ne vous êtes-vous jamais arrêté pour réfléchir aux activités intenses, souvent fébriles, qui marquent les derniers mois de l’année, pour vous demander, y a-t-il une raison à ces choses ?  Pourquoi les fêtes de fin d’année sont sources de stress? Que faire pour profiter pleinement de cette période de réjouissance ? La Toussaint, la Noël, les réveillons en famille ou entre amis, le Nouvel An, vous êtes souvent confronté à des moments de stress où vous vous demandez si vous allez être en mesure d’offrir des jouets à vos enfants et des cadeaux à vos proches, collègues et amis. En réalité, tout est une question de gestion et de bon sens.

Le stress des Fêtes est souvent inévitable. Souvent rempli de moments de joie, ce temps fort de l’année charrie en effet tout un lot d’occasions toutes plus stressantes les unes que les autres. De quoi regretter la relative tranquillité de notre routine. Même si vous aimez la folie caractéristique de ce temps de réjouissances et de congés, vous pouvez vous attendre à ce que votre niveau de stress augmente. Tout ce que vous allez faire pour que tout le monde soit heureux pendant ce plus beau temps de l’année  peut faire monter la tension et éventuellement faire sauter les plombs.

Qu’on le veuille ou non, ce sont les femmes qui sont particulièrement vulnérables à ce stress du temps des fêtes, qui s’exprime dans ce qu’on pourrait appeler les bleus de l’après-fête. En effet, elles prennent encore régulièrement à leur compte la responsabilité de faire en sorte que cette période de festivités soit agréable pour toute la famille, immédiate ou agrandie.

Ne vous soumettez pas à la tentation

Il est important de signaler que les gâteries du temps des fêtes sont souvent délicieuses, mais peu nutritives. Durant les événements sociaux, essayez de ralentir le rythme de la dégustation des gourmandises un peu trop tentantes. Recherchez des aliments sains, comme des assiettes de fruits et de légumes frais. Donnez-vous la permission de prendre quelques mets particulièrement dangereux mais en modération. Optez pour une petite portion, prenez votre temps et savourez  chaque bouchée des gâteries les plus onctueuses et les plus sucrées.

Comment maitriser le stress des fêtes de fin d’année

Aussi bizarre que cela puisse paraître, trop de bon stress peut occasionner du mauvais stress. Comme on dit, trop c’est comme pas assez. Alors, si vous avez tellement d’invitations à des veillées, à des dîners, même si elles vous semblent toutes plus intéressantes les unes que les autres, prenez le temps de faire des priorités

Par exemple, si le 22 vous avez la soirée de bureau, le 24 la soirée chez votre frère Claude, après une journée à faire des courses urgentes, de déplacements hors de la ville, d’achats de dernière minute, suivie du réveillon chez votre mère après la messe de minuit, le déjeuner de Noël chez-vous avant d’aller dîner chez des amis. Puis, si le 27 vous ne pouvez-vous échapper de l’incontournable et traditionnel dîner chez la belle-sœur. Et si, pour terminer avec l’apothéose, vous avez en plus de tout cela la soupe de giraumont (soup joumou) traditionnel du Jour de l’An à préparer et le dîner du Jour des Aïeux (2 janvier) auquel vous invitez vos amis à déguster avec vous le premier grand repas de l’année.

Si cela ressemble à votre histoire, alors faites des priorités. Demandez-vous: si je n’avais qu’une seule soirée, qu’un seul dîner, en supposant donc que je n’ai qu’un seul choix, qu’est-ce que je prendrais? Puis, quel serait mon deuxième choix? Continuez ainsi et éliminez ceux qui se retrouvent en bas de liste. Pas facile à faire, me dites-vous, parce qu’on ne veut déplaire à personne. Essayez de mettre en œuvre ces petits conseils  pour rendre votre temps des fêtes aussi joyeux, sain et sans stress que possible.

Mes remerciements et souhaits à mes lecteurs

Alors que l’année touche bientôt à sa fin, observant les règles de la bienséance, je ne saurais terminer cet article sans formuler vivement mes vœux de remerciements à mes fidèles lecteurs d’avoir accordé leur précieux temps tout le long de cette année 2017 à ma rubrique de Développement Personnel. J’espère que j’étais à la hauteur de vos attentes.  Permettez que je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année avec les meilleurs vœux pour une année 2018 pleine de nouvelles surprises. Ce fut un plaisir d’être votre chroniqueuse durant les cinq dernières années. Je souhaite avoir le privilège d’être avec vous tous l’année prochaine.

r_bourget@yahoo.com

MTS (Maitrise en Travail Social)

SSW (School Social Worker)

Travailleuse sociale scolaire

Comment Pratiquer la Gratitude


Par Rosie Bourget

La vie peut être merveilleuse si on lui accorde l’importance qu’elle mérite. Et quand on voit les belles journées qui se dessinent devant nous, nous nous disons qu’on doit en profiter pleinement car cela ne dure pas éternellement. Nous passons tellement de temps à imaginer le pire, à anticiper l’avenir et à contacter nos manques, avec les émotions et le stress qui s’en suivent. Nous sommes tellement préoccupés à regarder en avant, vers nos objectifs, que nous pouvons oublier de jeter un œil derrière pour apprécier les acquis et le chemin parcouru. Se remettre régulièrement et même quotidiennement en contact avec les choses réelles de nos vies que nous apprécions et pour lesquelles nous éprouvons de la gratitude n’est qu’une façon de nous réapproprier le vrai de nos vies.

« La charité bien ordonnée commence par soi-même »

La saison des fêtes de fin d’année est la saison où nos pensées se tournent avec gratitude vers ceux et celles qui ont contribué à notre développement. C’est dans cet esprit que nous vous disons en prélude merci de votre engagement et de votre confiance.  Dans cet univers sans fin, c’est une vraie chance d’avoir l’existence, de pouvoir respirer et vivre, d’être une étincelle de vie et d’avoir encore une journée devant moi.

Je rends grâce pour la chance incroyable que j’ai de pouvoir profiter de connaissances inépuisables. Je rends grâce pour la chance incroyable que j’ai de faire un travail que j’aime et qui me passionne. Je remercie pour tous ces gens qui m’ont donné l’opportunité d’avancer personnellement et professionnellement. Je rends grâce aussi pour les habiletés que j’ai, pour la chance que j’ai de rencontrer autant de gens intéressants.

J’apprécie à quel point je suis privilégiée de pouvoir jouir de mes cinq sens, de pouvoir regarder les beautés de la nature, les œuvres des grands peintres, les sourires des gens. Je pense à la chance que j’ai de pouvoir sentir les odeurs des mets et les meilleurs parfums ; de pouvoir toucher et être touché par le soleil, le vent, une autre personne; de pouvoir goûter les aliments ; de pouvoir entendre les musiques que j’aime, les voix des gens que j’aime, le bruit de la rivière, du vent.

Ensuite, je remercie pour cette santé qui m’habite, pour l’énergie qui m’anime et qui me permet de faire ce que je fais, de prodiguer des conseils, d’entreprendre et de créer. Puis je pense aux personnes qui j’aime, qui m’aiment et dont la présence dans ma vie est une vraie bénédiction. Mes enfants, m petite fille, mes amis. Quand je pense à eux, j’imagine clairement leur visage ou j’essaie de ressentir ce que j’apprécie le plus en eux, ce pour quoi je me sens privilégié de les avoir dans ma vie.

Comment pratiquer la gratitude

Il n’y a pas de meilleure saison pour exprimer la gratitude, mais nombreux sont ceux qui ne savent pas comment la pratiquer. La gratitude c’est le lien de reconnaissance envers quelqu’un dont on est obligé à l’occasion d’un bienfait reçu ou d’un service rendu. La gratitude aide une personne à diriger son attention vers les choses heureuses de sa vie et à la détourner de ce qui lui manque. Elle incite à développer des émotions positives en nous concentrant sur nos chances. L’objectif ici étant de passer de l’âpreté du « Je veux ça » à la gratitude de « Je suis heureux de ce que j’ai ».

Pratiquer la gratitude détourne l’attention du Moi, la dirige davantage vers les autres et ce qu’ils nous procurent. Cela permet de se décentrer par une attitude qui non seulement nous soulage de la pression que nous nous mettons à force d’attention à nous-mêmes mais qui nous fait également entrer dans une relation chaleureuse au monde et aux autres. Remercier, c’est donner, c’est rendre grâce. C’est porter notre regard sur l’autre, ce qui vient valider son existence et confirmer sa valeur, satisfaire son besoin de reconnaissance.

La gratitude est un sentiment d’appréciation et de reconnaissance pour les bénédictions ou les avantages que nous avons reçus. En cultivant une attitude de reconnaissance, nous sommes plus susceptibles d’être heureux. Nous devons exprimer régulièrement notre gratitude envers la vie pour les bénédictions dont elle a fait preuve à notre égard, même celles qui nous paraissent tellement naturelles, normales, presque un « dû » et qui pourtant nous font affreusement défaut si par hasard, la vie venait à nous les enlever justement.

La gratitude est une attitude édifiante, exaltante. Les gens sont généralement plus heureux quand ils ont le cœur reconnaissant. Nous ne pouvons pas être amers, avoir du ressentiment ou de mauvaises intentions quand nous sommes reconnaissants. Nous devons donc exprimer notre reconnaissance à toutes les personnes qui nous aident d’une manière ou d’une autre et ce, pour leur bien-être mais aussi pour le nôtre et à la vie en général.

En résumé, la gratitude, c’est être heureux de ce que l’on a et non malheureux de ce que l’on n’a pas. Facile à dire et pas forcément à faire selon notre situation et nos circonstances. On ne s’arrête pas assez pour remercier notre entourage et à apprécier les choses positives de notre quotidien. On prend les choses pour acquises. On a tendance à se demander pourquoi cela va si mal. Choisir de porter un regard de gratitude, c’est des lunettes qu’on devrait porter plus souvent.

 

HOMMAGE A UN ETRE CHER : HILARO BEAUZIL (Papi Roro)


Par Rosie Bourget

Cela va sans dire, les funérailles marquent une séparation, mais au cœur de cette cérémonie l’hommage à une place de choix. C’est à la fois l’occasion de célébrer la vie de la personne décédée et de la laisser partir. Cependant, transcrire son émotion et ses égards en mots se traduit parfois par une page blanche.

Cela explique pourquoi certaines personnes hésitent à faire un hommage. Elles ressentent une grande responsabilité, tout en ayant à vivre leurs propres émotions, qui incluent autant la nervosité que la tristesse. Malgré cela, la valeur des hommages ne peut pas être sous-estimée. Elle offre à celui ou celle qui le prononce une occasion de présenter dans ses propres mots une personne qui fut importante, tout en ramenant son souvenir dans l’esprit des personnes présentes.

Un hommage réussi peut nous émouvoir aux larmes, mais il contribue aussi à nous apaiser. Il nous amène à comprendre que de faire face aux pertes ne signifie pas d’oublier la personne qui nous quitte, mais de vivre avec le souvenir de ce qu’elle nous a apporté.

Comment décrire Hilaro Beauzil  (Papi Roro)?

Qui était-il ? Quel est son origine familiale ? Comment était-il utile à l’humanité ? Quels sont les moments majeurs dans sa jeunesse, sa vie adulte ou sa vieillesse, au travail, dans les loisirs, à la maison, seul ou avec d’autres? Quels sont les points forts de l’histoire de sa vie? Quels étaient ses talents? Ses détails vont éclairer vos lanternes à propos de ses caractéristiques. En espérant que mes lecteurs pourront capter l’essence de sa personne et ce qui le rend spécial pour certains, moi-même y comprise.

Les points forts de l’histoire de sa vie

Décédé le 12 octobre 2017 à l’âge de 83 ans, Hilaro Beauzil est né à Santiago, Cuba le 27 juillet 1934. Il était le fils de Hiram Beauzil et de sa femme Fevriette Clergé. Il grandit aux Cayes, Haïti, où il acheva ses études primaires et secondaires chez les Frères Guerrier. Il était connu comme un étudiant brillant et prometteur.

Rentré à Port-au-Prince, il débuta ses études universitaires en Droit. Plus tard il étudia la Pédagogie, puis, travailla comme professeur de Mathématiques au Centre d’Etudes Secondaires. Il a été recruté pour enseigner les Mathématiques au Congo Belge, en Afrique Central, où il prouva sa compétence pendant plusieurs années. Rentré aux Etats-Unis d’Amérique, il travailla au Navy Yard Shipping Company à New York. En Floride, il s’est donné à l’éducation à North Side Elementary School, à Fort Lauderdale jusqu’à sa retraite en 2005.

Hilaro Brauzil fut le père de sept (7) enfants, dont : Paul, Pierre Michel, Marie Alberte, Yves Kristoff, Gessy, Nancy et Danielle. Il fut aussi grand père de nombreux petits enfants. Il leur a inculpé les sens de l’étude et de la dignité personnelle. Il fut apprécié par de nombreux amis et collègues qui se souviennent de sa fraternité, de sa générosité et de son soutien en cas de besoin. Bien qu’Hilaro ait été une personnalité aimée de tous, il a su garder une vie solitaire.

Qu’est-ce qui lui donnait le plus de plaisir? À quel moment était-il le plus heureux?

Papi Roro fut un amant des musiques classiques et religieuses. Il avait une passion pour le voyage. Son jeu favori était l’échec et il prenait plaisir à jouer avec les élèves de North Side Elementary School et un partenaire électronique. Il aimait lire les journaux, écouter les nouvelles d’Haïti et d’ailleurs, et savourait les débats politiques avec les amis.

Qu’ai-je vécu avec Papi Roro? Qui était-il pour moi?

Il m’est difficile en ce moment de tristesse d’inspirer de mots convenables pour illustrer le rôle qu’Hilaro Beauzil (Papi Roro pour les intimes) a joué dans ma vie et celle de ma famille. Il n’était pas seulement un collègue de travail, mais aussi un père adoptif, un conseiller (dans tous les sens) qui était toujours disponible pour écouter mes doléances. Un tuteur de mathématique pour mes enfants et moi-même. Il était toujours présent dans les bons comme dans les mauvais moments, 24 heures par jour, 7 jours sur 7 pendant plus de 18 ans. Dans les cérémonies de mes remises de diplôme, c’est lui qui m’accompagnait toujours, non seulement pour m’encourager, mais aussi pour applaudir mes efforts. J’ai découvert en Hilaro Beauzil, un homme de class, une personne charmante et polie au superlatif absolu. Un homme avec une gentillesse impeccable et une simplicité à nulle autre pareille. Il n’y pas de doute qu’avant de partir pour l’au-delà, Papi Roro a laissé ses empreintes dans la vie de tous ceux dont il a eu la chance de rencontrer sur son passage.

Les funérailles de Papi Roro ont été chantées le samedi 21 octobre, 2017 à Holy Family Catholic Church de North Miami, Fl. Je partage la peine de la famille du défunt en ces moments difficiles. Sachez qu’Hilaro Beauzil par l’exemplarité de sa carrière, nous laisse le souvenir d’un homme intègre, respectueux, droit avec un grand cœur. Il était un collègue apprécié, chaque personne avec qui il a travaillé gardera de lui un souvenir impérissable. Je vous prie d’accepter mes sincères condoléances.

La perte de Papi Roro m’a mis au chao

Lorsque l’on vit un deuil, les mots font souvent défaut pour décrire ce que l’on ressent. On peut se sentir isolé, submergé par ses émotions et surtout bien seul avec sa douleur. Mise à part mon feu père Morgane Bourget et mes deux sœurs cadettes Elourde et Chantale, de tous les départs que j’ai vécus dans ma vie, celui-là a été le plus difficile. Depuis le 12 octobre, je pense à Papi Roro à longueur de journée, et je remémore les meilleurs moments passés en sa compagnie durant ces 18 dernières années. Je ne saurais terminer cet article sans mentionner en toute honnêteté que s’il y a une personne sur cette planète qui a vraiment marqué mon existence, c’est Papi Roro. Je ne cesserai d’exprimer ma gratitude envers lui que lorsque je paierai à mon tour, tribu à la nature. À tous ceux et celles qui avez un ange gardien dans votre entourage, prenez en soin et profitez de chaque moment. La vie est un cadeau précieux. C’est quand on nous l’enlève qu’on s’en rend vraiment compte. Que l’âme d’Hilaro Beauzil (Papi Roro) repose en paix dans sa dernière demeure à Southern Memorial Park!

r_bourget@yahoo.com

MTS (Maitrise en Travail Social)

Est-il nécessaire de fêter les anniversaires ?


Haiti-Observateur 27 septembre- 4 octobre 2017

Par Rosie Bourget

On n’a pas besoin de profiter d’une date précise pour avouer aux êtres aimés les sentiments qu’on leur porte. Par contre, un anniversaire est la commémoration d’un évènement survenu dans le passé. Dans une famille il peut être heureux comme malheureux : naissance ou décès. Dans l’histoire, il peut être la célébration d’une bataille, d’une victoire ou d’une découverte, etc…

Autrefois, les chrétiens considéraient l’anniversaire comme un péché d’orgueil et préféraient fêter les saints parce que leur mort représentait la véritable naissance à la vie éternelle. Ce sont les protestants qui ont réhabilité le rite en faisant du jour de la venue au monde d’un individu le moment qu’avait choisi Dieu pour lui donner sa place dans l’univers.

Dans les temps anciens, il était d’usage d’offrir des cadeaux à ces évènements car les gens étaient censés être protégés ainsi du démon et étaient protégés pour l’année entière. Au IVème siècle le christianisme a refusé de fêter les anniversaires en les considérants comme des fêtes païennes.

Pour raccourcir une longue histoire, il est nécessaire de célébrer un anniversaire car c’est un moment de joie, de partage. À cette occasion, on glorifie la naissance et les parents d’un être ou d’une réalisation dont c’est l’anniversaire. Ces célébrations, comme les mariages, les fêtes de fin d’années ou encore les fêtes religieuses, sont l’occasion de rassembler ceux que l’on perd de vue pendant l’année. Pour parvenir à s’extirper du quotidien, il est pratique de fixer un jour dans l’année. Un anniversaire est donc un point de repère utile pour rassembler des amis ou des membres de sa famille. Pour les âmes généreuses, l’anniversaire est aussi une occasion d’exprimer son affection en offrant, en plus des petites attentions quotidiennes, des présents de valeur.

Enfin, un anniversaire marque également une nouvelle année de maturité. Chaque cycle supplémentaire de 365 jours nous apporte son lot d’expériences enrichissantes. À la différence du vin, chaque année écoulée devrait être considérée un bon cru pourvu que l’on sache identifier les bénéfices du temps qui passe.

 

IT’S YOUR BIRTHDAY

Dedicated to my daughter Sabine

By Rosie Bourget

You came into my life one day

and since that day

you make me smile everyday

for that reason, you deserve a magical day.

 

Today is your birthday

celebrate the day

as if it was your last day.

 

Whether it’s a rainy or a shiny day

just make it a great day

with rolls of candles to light up your day.

 

With many years to celebrate

you deserve a break

to put icing on your cake.

 

May you have the perfect day

may everything go your way

Happy birthday!

 

9/26/17

 

L’expression « tout-puissant », convient-elle à l’homme?


IRMA, l’ouragan dévastateur

Haiti-Observateur 13-20 septembre 2017

Par Rosie Bourget

Alors que le cyclone Irma a frappé de plein fouet ce dimanche 10 septembre l’état ensoleillé (the Sunshine State), les notables essayent tant bien que mal de remettre la Floride sur les rails, le plus rapidement possible. Classé dans le top 5 des ouragans les plus puissants, avec une force de vent de 295 km/h en moyenne et une pointe observée à 360 km/h sur l’île de Barbuda, il surpasse assez largement les précédents ouragans. Jusqu’à date, Andrew, en 1992, était celui qui avait produit les vents les plus violents avec des rafales de 284 km/h, juste devant Katrina, en 2005, avec des vents avoisinants en rafales de 281 km/h.  En tant que tempête la plus longue jamais enregistrée dans le monde, Irma bat ainsi le record du super typhon Haiyan, qui en 2013 aux Philippines avait généré les mêmes vents (295 km/h) mais pendant seulement 24 heures.

Quelle est la force la plus puissante ?

Apres avoir entendu Rick Scott, le gouverneur de la Floride demander à tous les citoyens du monde de prier pour les Floridiens « I am asking everybody in the world to pray for us. », on peut dire en toute liberté que nul n’est censé ignorer l’existence évidente et la puissance de Dieu.  Le théologien Hans Urs von Balthasar dit que Dieu est « comme une source sans réservoir ». Le premier aspect de la puissance de Dieu, c’est la générosité avec laquelle il donne la vie. Au lieu d’implorer Dieu, pourquoi le gouverneur n’a pas sollicité les politiciens qui s’autoproclament être les plus puissants de la planète ? Où étaient-ils passés ? Pourquoi ils n’ont pas arrêté l’ouragan Irma ? C’est au pied du mur qu’on reconnait les vrais maçons. Celui qui recherche les réponses à ces questions est certainement sur la bonne voie. Il démontre ainsi qu’il n’est pas insensible à ce qui se passe autour de lui et qu’il n’ignore pas l’extraordinaire nature du monde.

Il n’y a pas de plus grande puissance que celle qui donne la vie. La puissance de Dieu ne consiste pas à imposer sa volonté au réel, à exploiter les pays pauvres, à déporter tous ceux qui cherchent une vie meilleure en Amérique du nord, c’est une puissance généreuse qui donne, se réjouit de ce qui est, et veut que ce qui est soit davantage. Un autre aspect de la puissance de Dieu, plus radical encore, est sa préférence pour les petits, pour les pauvres.

En raisonnant sérieusement, nous devrions aboutir à une conclusion unique : Dieu est le seul tout puissant, le créateur d’un univers parfait où coexiste une étonnante variété de plantes, d’animaux, d’êtres animés ou inanimés, et d’hommes. Les hommes sont tellement ethnocentristes et immergés dans leur quotidien qu’ils ne se rendent même pas compte des miracles qui leur permettent de vivre. En revanche, l’homme intelligent n’est pas insensible au fait qu’il vit sur une sphère effectuant une rotation sur son axe a une vitesse de 1670 km/h, ni au fait que cette terre dispose d’équilibres délicats rendant la vie possible. Ce système parfait est le produit évident de la création de Dieu Tout-Puissant. Alors ne prétendez pas ignorer ce fait que nous vous rappelons. Soyez reconnaissants envers notre créateur qui vous a dotés d’un corps et d’une âme.

Les catastrophes naturelles ne portent pas préjudice. Elles ne font pas de différence entre première puissance mondiale et tiers monde. En dehors des volcans, les hommes doivent faire face à de nombreuses autres menaces naturelles comme les tremblements de terre, les tempêtes, les cyclones, les inondations, les sécheresses, les raz-de-marée, les avalanches…Considérant la mesure de la menace qui planait sur l’état ensoleillé, la Floride pourrait être totalement dévastée par un phénomène d’une telle ampleur. Mais sa peine a été diminuée par une autre force qui est plus puissance qu’Irma elle-même. Dieu soit loué.