Harcèlement, Viol et Agression Sexuelle! Quelle Différence ? Comment Se Manifestent-Ils?


Par Rosie Bourget

Qu’est-ce qui nous incite à publier ce billet

Suite aux actes de viol dans la zone métropolitaine de Port-au-Prince, dont sont victimes beaucoup étudiantes d’universités en revenant de l’école, le débat sur les violences sexuelles revient sur le tapis. Alors que des membres d’organisations féministes déplorent ces agressions sexuelles et demandent aux jeunes femmes de jouer la carte de la prudence et de la vigilance, certains internautes sont choqués par les propos tenus dans l’émission “Vision 2000 à l’Ecoute”. Cependant, dans un pays, disons mieux, dans une savane comme Haïti, où la dignité et la valeur humaines ne sont plus de mise, prodiguer des conseils avisés aux jeunes filles n’est pas faire l’apologie du viol. Au contraire, loin de faire l’avocat du diable, l’animateur de la rubrique, Valery Numa, devrait être félicité pour avoir fait le travail des ministères des Affaires Sociales et à la Condition Féminine.

C’est quoi le viol

Le Viol a une définition précise. « Tout acte de pénétration non consenti que ce soit au sein d’un couple ou dans un schéma différent, (Vaginale, sodomie, fellation forcée, y compris avec les doigts ou un objet), commis sur la personne d’autrui, par violence, contrainte, menace ou surprise ». L’Agression Sexuelle se défini comme un acte de violence et tous les autres faits dépourvus de pénétration de manière physique ou psychologique, et ce comprenant de simples attouchements sur les parties sexuelles du corps, contre la volonté de la personne agressée.

Contrairement au Viol qui est un crime, une Agression Sexuelle constitue un délit. Donc la grande différence entre le Viol et l’Agression Sexuelle réside dans le fait qu’il y ait ou non pénétration. En revanche, le Harcèlement sexuel se limite à des propos et des avances à caractère sexuel qui vont à l’encontre de la volonté d’une personne et qui sont de nature à porter atteinte à sa dignité, à son intégrité physique ou psychique ou encore à mettre en péril son emploi. Ou bien, harceler autrui dans le but d’obtenir des faveurs sexuelles. Il peut s’agir de manifestations physiques (des attouchements sur les parties non-intimes du corps, comme les mains, le dos, les cheveux ou le visage) ou verbales (propos tendancieux, remarques déplacées, plaisanteries sexistes, commentaires grossiers ou embarrassants, invitations gênantes,  menace de représailles ou de toutes autres pressions, chantage).

Il peut s’agir également de questions ou de confidences intimes, de gestes ayant une connotation sexuelle ou d’une présentation non-sollicitée d’images pornographiques. De plus, il peut entraîner des conséquences dramatiques sur la vie sociale et familiale (isolement, rupture, etc.). Par définition, le Harcèlement comme les violences se passent dans le huis clos. Pour prouver le Harcèlement, on doit par exemple montrer des courriels/courriers, des messages textes, des appels téléphoniques sans cesse.

Quand le Harcèlement s’exerce dans le cadre du travail, c’est plus compliqué car il y a un rapport hiérarchique, de domination. Le Harcèlement Sexuel consiste ainsi en des agissements (cela peut notamment être des ordres, des menaces, des pressions, etc.) dont le but est d’obtenir des faveurs de nature sexuelle. Il peut s’agir d’actes répétés ou d’un seul acte. Et il est important de bien noter que le Harcèlement n’implique évidemment pas que la personne visée ait cédé aux avances du harceleur. Entre dans cette catégorie toute formes de pressions exercées directement ou indirectement en vue de faire cette personne changer d’avis. En général, le Harcèlement Sexuel est constitué d’actes répétitifs, dans certaines circonstances cependant, un acte isolé peut aussi être considéré comme tel. On se fout pas mal du consentement de l’autre, on agit contre sa volonté en le considérant comme un objet…a suivre

 

 

8 mars, journée Internationale de la Femme


Par Rosie Bourget

Le mois de mars c’est le mois de la femme, mais il y a une journée spécialement destinée à toutes les femmes du monde, c’est le 8 mars. Est-ce que cette journée aide à reconnaitre l’importance et la contribution de la femme dans la société actuelle? Quelles avancées ont été faites ? Pourquoi on continue à traiter la femme comme des objets ? comment se fait-il qu’en plein 21eme siècle il y a tant de femmes illettrées dans le monde ? Quelles actions pour améliorer la situation de la femme ?

A quoi sert la journée internationale de la femme ?

Commençons par le commencement. L’origine du 8 mars remonte à une manifestation d’ouvrières américaines du textile en 1857, événement qui n’a en réalité jamais eu lieu. Il s’agit sûrement d’un clin d’œil de féministes américaines qui, dans les années 1950, veulent à la fois intégrer cette journée dans le contexte américain et rendre un hommage à Clara Zetkin, 1857 étant son année de naissance. L’origine de cette journée s’ancre bel et bien dans les luttes ouvrières et les nombreuses manifestations de femmes réclamant le droit de vote, de meilleures conditions de travail et l’égalité entre les hommes et les femmes, qui agitèrent l’Europe, au début du XXe siècle. La « Journée internationale de la femme » est maintenant reconnue officiellement par les Nations unies en 1977, et en France en 1982. 

La Journée de la femme est une excellente occasion de parler de la cause des femmes et de revendiquer l’équilibre.  Le moment de se faire entendre, d’appeler à des changements. Tout dépend du pays, tout dépend de l’angle sous lequel on se place et cette journée n’a rien à voir avec la couleur de peau, le niveau social et économique, etc. dans certains pays ce jour est considéré comme un jour férié. Bref, cette journée est une fenêtre de visibilité permettant de mettre en avant les inégalités et injustices faites aux femmes uniquement à cause de leur genre.

En1993, les Nations unies a publié une déclaration sur l’élimination de la violence à l’égard des femmes, autour de cinq points: sécurité, intégrité, liberté, dignité, égalité. Cinq mots fondamentaux et universels pour décliner tout ce qui fait encore défaut à tant de femmes. Est-ce cette déclaration a mis fin à la violence (sexuelle, physique, psychologique, verbale…) à l’égard des femmes ? En ma qualité de travailleuse sociale, cette déclaration est nulle et non avenue. Est-ce les hommes cessent de rabaisser les femmes, de minimiser leur estime de soi ? Lorsqu’un homme (particulièrement le noir qui n’accorde pas d’importance à l’éducation, à intellectualisme, au professionnalisme) empêche son épouse de poursuivre ses études, ce n’est pas de la violence ? Ce n’est pas sans raison qu’il y a tant de femmes intellectuelles qui vivent dans le célibat. De nos jours il est difficile de trouver un homme de taille. S’il n’est pas dépourvu de tout, il est homosexuel. Qui pis est, ceux-là qui n’ont rien à offrir sont toujours à la recherche des infirmières. C’est comme si elles se réveillent un bon matin et elles deviennent infirmières. Comme dit l’adage, « mieux vaut être seul que d’être mal accompagné. »

Femmes, des préjugés et stéréotypes toujours persistants

Femme = famille, dit-on ! Alors qu’elles vous donnent naissance, elles portent vos bébés, elles prennent soin de vous 24 heures par jours, malades ou pas, fatiguées ou tristes, elles ont pour devoir de satisfaire vos besoins sexuelles. Toujours est-il que vous les traitez comme des objets, comme des domestiques pour ne pas dire des animaux. Souvent on vous entend dire, « les femmes ne valent pas grand-chose, ce sont des bonnes à rien. Elles ne sont pas faites pour la politique, encore moins l’informatique de haut niveau. Une femme au volant c’est dangereux. Elles ne sont bonnes qu’à cuisiner et au lit, incompétentes dans la prise de décision,  et elles sont si faibles en plus, donc elles ont besoin d’aide. » Quel homme ne porte pas préjudice à la femme, en particulier ceux qui sont dépourvus de bon sens, qui ne sont pas sûrs d’eux-mêmes ? Malheureusement, il n’y en a pas. A moins que vous soyez l’exception qui confirme la règle.

Pourquoi attendre le 8 mars de chaque année pour vénérer la femme ?

La journée de la femme devrait s’appliquer tous les jours. Il ne s’agit pas de féminisme tant que d’humanisme. L’important est somme toute de reconnaître que les uns ne seraient pas grand-chose sans les autres et réciproquement. Cette journée de la femme, de toutes les femmes doit être l’occasion de réfléchir à la condition féminine aujourd’hui. Et j’ajouterais en tant que femme que ce 8 mars est une journée pour dire aux Femmes : « félicitations, vous êtes formidables. Vos efforts que ce soit en orient, en occident ou sur le reste de la planète paient chaque jour un peu plus. » Le jour où la condition des femmes dans le monde sera respectée cette journée et toute la polémique qui tourne autour n’aura plus lieu d’être.

DIVERGENCES D’OPINIONS


Par Rosie Bourget

Comment accepter nos différences ? Souvent on est persuadé d’avoir raison ou la science infuse, de détenir la vérité, ou d’être mieux placé pour savoir. Touchons la cible en plein centre. Nous ne sommes pas obligés d’être tout le temps d’accord avec les autres, que ce soient nos parents, notre conjoint, nos amis, nos voisins ou notre patron. Nous sommes libres d’avoir nos opinions et de les exprimer, tout en sachant évidemment respecter celles des autres. Je n’apprends jamais autant que lorsque je parle avec quelqu’un qui diffère de moi par son point de vue, ses idéaux ou sa manière de concevoir les choses. Lui permettre de s’exprimer dans sa différence est très important car il nous permet, en même temps, d’apprendre de cette différence et de pouvoir, ensuite, choisir en toute connaissance de cause de garder son propre point de vue ou, au contraire, d’adhérer au point de vue de l’autre. Nos différences ne nous empêchent pas de vivre ensemble. Au contraire, elles nous enrichissent, nous permettent de faire de chaque jour un apprentissage de la façon de penser, de la façon de vivre et des coutumes des autres. La différence est une qualité, elle ne devrait en aucun cas être un frein à l’amitié, ou même à l’échange, à la conversation.

Je ne trouverais pas normal qu’au 21eme siècle les haïtiens ne peuvent pas s’entendre, voire cultiver l’esprit de tolérance, l’amour du prochain l’un envers l’autre. Encore une preuve de sous-développement, de manque d’éducation, de manque de savoir-faire ou de fair-play, comme vous voulez l’appeler. À partir du moment où ces gens-là prennent conscience de leur mentalité restreint, le pays « Haiti » qui, fut un temps « La Perle Des Antilles » ne devrait plus être très mal vu comme la poubelle des Antilles. Les différences n’empêchent rien. Considérant que nous vivons dans un monde interdépendant, elles sont au contraire très importantes. Soyons réalistes, si nous étions tous pareils la vie serait trop monotone.

Dans notre communauté, est-il possible d’être d’accord pour ne pas être d’accord ? Est-ce qu’on est obligé de s’entredéchirer à longueur de journée même en temps de fête ? Où sont passés notre sentiment d’appartenance ? Notre empathie ? Notre esprit de fraternité ?  Divergence d’opinions, avouons que c’est une liberté qu’on s’offrirait bien.  Une divergence d’opinion n’est pas toujours une mauvaise chose. Oui, cela peut gruger l’énergie et la détermination des gestionnaires, des entrepreneurs et des employés, miner leur moral et leur efficacité. Mais une divergence d’opinion peut aussi relancer la discussion, créer une saine rivalité, identifier les problèmes à résoudre et stimuler l’énergie créatrice des parties prenantes pour arriver à des solutions novatrices. La clé est de gérer le conflit plutôt que d’essayer de l’éviter.

Voici ce qui se passe quand vous essayez d’éviter un conflit. Le malaise subsiste en cachette. Il génère un sourd ressentiment et des rivalités malsaines. Des gens qui n’ont rien à voir avec le problème ont l’impression de devoir prendre parti au risque d’être ignorés quand des décisions importantes seront prises. Il est préférable de garder un œil sur les divergences qui peuvent dégénérer en conflit, voire les mettre à jour si elles menacent de se transformer en bourbier.

Il est inutile d’essayer d’éviter les divergences d’opinion. Chaque fois que deux personnes ou plus se rencontrent dans le but de réaliser quelque chose d’important, il y a inévitablement des désaccords sur les objectifs, sur ce qui est important et sur la meilleure façon d’atteindre le but. Conséquemment, les divergences peuvent se manifester à propos des valeurs (le pourquoi), des objectifs (le quoi) et des moyens (le comment). Autrement dit, les objectifs sont tangibles et peuvent être atteints. Tandis qu’il est toujours voué à l’échec d’essayer de changer la personnalité d’autrui. Quand les positions de départ sont connues, nous pouvons commencer à travailler sur la solution du problème. Dans beaucoup de cas, pour ne pas dire la majorité, je trouve que le terrain d’entente est supérieur à ce que les parties sont prêtes à admettre au départ. Je constate souvent que les gens disent presque la même chose mais en des termes différents, ou encore qu’ils accordent plus de poids à certains facteurs ou critères.

La chose importante à ne pas oublier dans tout cela, c’est que les gens s’accrochent à leurs opinions pour des raisons valables à leurs yeux. Il ne sert à rien de dénigrer les valeurs, les buts ou les approches des autres parce qu’ils vous semblent un peu moins rationnels que les vôtres. La solution consiste à se baser sur la valeur extrinsèque des énoncés et à rechercher un terrain d’entente. Il arrive parfois que les éléments résiduels de la mésentente soient insurmontables et que la meilleure solution soit une séparation temporaire ou permanente. En pratique, toutefois, les désaccords résiduels peuvent habituellement être mis de côté pendant un moment, alors qu’on travaille à régler le conflit principal ou à mettre en place des mécanismes pour contrebalancer les problèmes restants ou les minimiser par rapport à l’ensemble du projet.

r_bourget@yahoo.com

MTS (Maitrise en travail social)

Poète/écrivaine

Quand la communication électronique prend le dessus sur la bienséance


Haïti-Observateur 19-26 décembre 2018

Par Rosie Bourget

A se demander si les  cartes de vœux papier, les fleurs naturelles et les appels téléphoniques sont encore de mise. A force d’être trop ancré dans la technologie moderne on oublie les règles de la bienséance. Quoi de si élégant que d’acheter des cartes de vœux traditionnelles, de sortir sa plume pour formuler des vœux de fin d’année ou d’anniversaire pour exprimer ses sentiments à l’endroit de ses proches, de ses amis, de l’âme sœur, ou offrir les souhaits les plus cordiaux a tous ceux à qui vous voulez montrer votre attachement ! Une carte de vœux n’est pas une lettre, il n’est donc pas nécessaire de détailler vos états d’âmes ni d’évoquer la pluie ou le beau temps. Quelques lignes suffisent.

N’envoyez jamais une carte sans y ajouter votre grain de sel.  Il faut toujours rajouter un petit mot gentil écrit à la main, lié aux sentiments, à l’amitié, afin de personnaliser les vœux. Plus le texte est simple et précis, mieux cela vaut, plus la marque d’affection est forte, car cela signifie qu’on y a consacré du temps pour écrire des vœux sincères. On souhaite des choses nobles, par exemple : « A l’ occasion de cette nouvelle année, je t’adresse tous mes vœux de santé, de bonheur et de réussites. », « Toute la famille se joint à moi pour te souhaiter un anniversaire très pétillant. » Envoyer des bouquets de fleurs électroniques par SMS ou par courriel pour la Saint Valentin est un manque de délicatesse. N’attendez pas de recevoir les vœux de vos parents, grands-parents, car c’est plutôt à vous de prendre l’initiative. Par politesse, c’est toujours la personne à qui l’on doit le respect qui reçoit en premier les vœux. Si vous recevez une carte de vœux, il est d’usage d’y répondre en envoyant vous aussi une carte de vœux et cela dans un laps de temps très court. C’est une façon élégante de les remercier de leur envoi.

Il s’avère important de vous rappeler qu’aucune machine ne peut vous procurer la chaleur humaine. L’être humain, à tout âge, est un être de relation. C’est à travers les relations avec les autres et le regard des autres qu’il grandit, se connaît, forge son identité et sait qu’il existe. Toute personne a besoin d’être reconnue, de savoir qu’elle existe pour quelqu’un. Cela ne peut pas se faire par l’intermédiaire de la technologie. Que ce soit dans le cadre familial et amical, ou dans un contexte professionnel, la carte de vœux apporte la preuve d’une pensée amicale et renforce les relations. La plupart des gens conservent les cartes de vœux qu’ils ont reçues car ils les perçoivent comme un témoignage d’affection et de respect unique. Le message d’une carte de vœux est généralement teinté d’optimisme et c’est en cela qu’il fait du bien à son destinataire. N’oublier pas d’offrir à vos enfants une précieuse attention en leur accordant du temps de qualité. Invitez-les à vivre pleinement des temps d’échanges et de profiter de la présence des gens qui leurs sont chers.

Vers l’honorariat d’un media en ligne : REZO NÒDWÈS


Haïti-Observateur 19-26 décembre 2018

Par Rosie Bourget

Pas besoin d’une journée mondiale pour reconnaitre le travail remarquable d’une presse en ligne. En moins de 5 ans, l’influence de Rezo Nòdwès a pris une place considérable. A force de représenter un pouvoir indéniable dans la société haïtienne d’aujourd’hui, l’Organisation de promotion et de défense des droits humains – Justice et solidarité, ne peut s’empêcher d’inviter l’un des responsables de ce réseau, Mme Nicole Theodore à une cérémonie d’honorariat, en vue de rendre hommage à ce media en ligne pour avoir fait, en si peu de temps, un travail qui se passe de présentation. Cette cérémonie aura lieu le vendredi 28 décembre 2018 à compter de 10 heures du matin, au Cool Corner, Bourdon Port-au-Prince Haïti.

Rezo Nòdwès, c’est quoi ?

Rezo Nòdwès un media quotidien en ligne. Avec Fritz Louima comme administrateur, et qui s’entoure d’une brillante équipe de collaborateurs bourrés d’expériences : Nicole Théodore,  Claudy Briend Auguste, Elco Saint-Amand, Daniel Chavannes, Arthur Lauture et Dr Arnousse Beaulière. L’equipe de Rezo Nòdwès donne naissance à une belle aventure qui marque la presse haïtienne. Actualités, sport, culture et société, Rezo Nòdwès est le trait d’union entre les haïtiens.

Rezo Nòdwès contribue largement à fixer les modes de pensée, à déterminer en grande partie les idées, les habitudes et les coutumes. Il est devenu en quelque sorte le  juge de la vérité, il décide et dicte la consommation, les modes de vie. Il établit ce qui est juste et ce qui est mal. Il s’accentue sur les événements importants et significatifs dans notre société. Même lorsqu’on traite les journalistes des sobriquets de toutes sortes, « Ennemi du people », « sources inexistantes » ou « bidons », un personnel « incompétent » qui « écrit sciemment des mensonges », « Fake News Media » (les médias des fausses informations) lorsqu’ils ne leur sont pas favorables. Par contre, sans leur contribution on serait coupé du reste du monde. Du coup, il ne peut y avoir de démocratie sans information de qualité. Le journaliste est celui dont le métier est d’écrire dans un journal et, par extension d’informer à travers un média : presse écrite, radio, télévision… Son travail consiste à collecter, vérifier, sélectionner, synthétiser et commenter des faits pour les présenter au public. Bref, la mission du journaliste consiste à rendre intéressant ce qui est important, pas important ce qui est intéressant, voire faire de la propagande pour un gouvernement. Fière chandelle à l’équipe de Rezo Nòdwès, réputé pour son sens du travail de qualité et sa discrétion légendaire. Continue de garder vivante la flamme de ce grand rêve de la presse écrite.

THANKSGIVING : le moment de partage


Par Rosie Bourget

Et si on demanderait à un/une ami/amie, « tu fais quoi pour la Thanksgiving » ? Quoi de plus beau que déguster la dinde farcie ou le délicieux dîner de «  Thanksgiving » dans une ambiance conviviale ! On n’est pas obligé de posséder une cantine pour partager sa nourriture avec les autres. Qui ne s’est jamais dit que c’était dommage de jeter ou de gâcher de la nourriture qui pourrait profiter à d’autres?

Le quatrième jeudi du mois de novembre est un jour spécial aux Etats-Unis. C’est le jour de Thanksgiving. Toute l’histoire de cette fête est autour du partage. Tous les ans, non seulement on se réunie en famille autour d’un diner copieux, mais aussi, ceux qui ont l’esprit du partage invitent des amis, et même des inconnus pour l’occasion. A table, chacun leur tour, ils disent merci aux amitiés sincères, aux réussites professionnelles, aux amours retrouvés et à tous les événements heureux qui ont rempli leur année. Cette tradition hautement symbolique a une place toute particulière dans le cœur des Américains. Ils sont d’ailleurs encore plus nombreux à faire le voyage pour se réunir en famille au moment de Thanksgiving que pour réveillonner à Noël.  C’est devenu un petit rituel pour célébrer ensemble l’action de grâce et profiter d’un moment d’échanges.

Un petit rappel

En 1789, George Washington proclama le premier Thanksgiving Day. Cette journée sera désormais “un jour public d’action de grâce et de prières”. C’est depuis Abraham Lincoln que ce jour national est célébré chaque dernier jeudi de novembre. Il ne sera déclaré « legal holiday » qu’en 1941. Aujourd’hui, Thanksgiving n’est plus liée à une fête religieuse. Tous les américains peuvent donc y participer, quel que soit leurs origines et leurs convictions religieuses. Cette fête s’invite donc dans la tradition des familles américaines. Chaque années, environ 45 millions de dindes passent dans le four, pour le plus grands bonheur des palais américains. Aux Etats-Unis, Thanksgiving est une fête aussi importante que Noël et peut-être même plus que le 4 juillet. C’est une journée remplie de festivités. Un match de football et de baseball, une parade à New York, dès 9h, des ballons géants viennent envahir les rues de Manhattan : Snoopy, Spiderman, Bart Simson, … C’est l’Annual « Macy’s Thanksgiving Day Parade ». La parade est clôturée par un immense père noël qui arrivera devant le grand magasin Macy’s.

Le repas de Thanksgiving est au cœur de la fête la plus populaire des Etats-Unis.  Fêtez-vous Thanksgiving cette année ? Si vous en avez l’intention, commencez votre dinde farcie dans un climat de franche camaraderie, et terminez-la avec une tarte au potiron ou une variante aux patates douces ou à la pomme, en invitant ceux qui n’ont pas de famille, ceux qui vivent dans la déprime après un divorce, après la perte d’un être cher ou d’un emploi à déguster votre fameux repas avec vous. Car le fait de partager avec eux ne veut pas dire qu’ils aiment manger dans les assiettes des autres.

Soutenir sa Famille au quotidien


Quand tout va bien on peut compter sur les autres, quand tout va mal on ne peut compter que sur sa famille. Ah, la famille, cette notion si chère à tous et pourtant si compliquée à la fois. La famille, ce lieu sacré, mais pourtant la plupart du temps source de nos plus gros soucis, nos plus grandes tristesses. Tout le monde, de n’importe quels horizons qu’il soit, at des avis bien tranchés sur la question. Entre ironie, humour, sarcasme, colère ou véritable amour, on se rend que la famille engendre toujours des sentiments assez spécifiques et particuliers aux yeux des gens. Mais quelle est la responsabilité des individus envers la famille ?  Chaque membre d’une famille a un rôle à jouer. Chacun doit contribuer à la survie et au bien-être de sa famille. Chacun doit assumer cette responsabilité en fonction de ses aptitudes. Apporter aide et soutien à sa famille valorise l’individu. Cela le rend confiant et le prépare à jouer un rôle dans la société.

Quand on fonde une famille, c’est pour pouvoir s’entraider, se soutenir. Car la famille est un lieu d’entraide et d’amour. Une bonne famille soutient chacun de ses membres. Elle doit les protéger et les aider à s’épanouir et à réussir dans leur vie. Fonder ou rejoindre une famille donne donc des responsabilités. Ces responsabilités sont de contribuer à la survie et au bien-être de la famille. Tout membre d’une famille doit assumer cette responsabilité en fonction de son âge et de ses capacités. Dans une bonne famille, chaque membre reconnaît sa responsabilité vis-à-vis des autres. La vie y est bien organisée. Chacun joue son rôle pour le bien de tous. Car on partage beaucoup dans une famille : les moyens de survie, les activités, les joies, les peines, etc.

La responsabilité dans la famille valorise l’individu. Apporter aide et soutien à sa famille donne de la signification à l’individu. Cela lui permet de jouer un rôle et de se sentir utile. L’individu se sent alors valorisé et plus confiant. Il est reconnu et apprécié par les autres membres de la famille. De plus, son action pour la famille le prépare à pouvoir mieux assumer d’autres responsabilités dans la société. En effet, ce sont les responsabilités qui font de nous des hommes. Elles nous permettent d’évoluer et de nous élever. Il faut donc absolument les assumer. Chacun doit poser des actes positifs dans sa famille. Il doit chercher à participer à la survie de la famille. Il doit contribuer au bien-être de la famille. Il doit participer activement à la réussite de chacun. Il doit être disponible à chaque fois que son semblable a besoin de lui pour l’aider. Il doit se comporter en sorte que l’harmonie règne.

Il est primordial de participer à la survie de votre famille. Vous devez chercher à subvenir aux besoins de la famille si vous êtes en âge et en capacité de travailler. Vous devez participer financièrement à la vie commune. Vous devez aussi participer aux tâches nécessaires (ménage, cuisine, réparations, gros entretien, etc.). Chacun doit participer selon ses aptitudes, homme ou femme, jeune ou plus âgé. Vous devez utiliser votre argent efficacement. L’argent doit servir à nourrir la famille, à l’abriter, l’habiller, la soigner et assurer son bien-être. Il ne faut pas gaspiller l’argent dans des achats luxueux ou dans le jeu si vous n’en avez pas les moyens. «  Dans la vie, on a deux familles : celle dont on hérite et qu’il faut accepter, et celle que l’on se choisit. » Azzedine Alaïa