Page Description: This page contains a collection of poems by Rosie Bourget

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Marie Laveau : Une femme créole louisianaise, une prêtresse du vaudou de Nouvelle-Orléans.


Haiti-Observateur 22-29 juillet 2015

MARIE LAVEAU HOUSE OF VOODOO
Par Rosie Bourget
Certains disent qu’elle est née le 10 septembre 1794/1799/1801dans le vieux quartier Français à la Nouvelle Orléans, d’une esclave noir affranchie originaire d’Haïti, Marguerite Darcantel et d’un planteur blanc Charles Laveau. Femme d’une beauté sans pareille, le 4 août 1819, Marie Laveau, épousa Jacques Paris, un homme noir affranchi comme elle, qui avait émigré d’Haïti. Leur certificat de mariage est conservé dans la cathédrale Saint-Louis de La Nouvelle-Orléans où ils se sont mariés sous la bénédiction du père capucin Antoine. Jacques Paris mourut en 1820 dans des circonstances inexpliquées. Marie Laveau a été un temps surnommée la veuve Paris. Jacques Paris faisait partie de l’importante communauté d’immigrants haïtiens de La Nouvelle-Orléans, qui avaient fui la révolution haïtienne de 1804. Les nouveaux immigrants se composaient de planteurs blancs et de milliers d’esclaves ainsi que de gens de couleur libres. Ceux qui sont d’origine africaine ont contribué à raviver le culte vaudou accompagné des rituels africains et des pratiques culturelles ancestrales dans la communauté noire de La Nouvelle-Orléans.

Après la mort de Jacques Paris, Marie Laveau devint coiffeuse à domicile chez les riches familles blanches. Cette fonction de coiffeuse lui permit d’apprendre très vite les secrets des personnages les plus influents de la Nouvelle Orléans. Ses liens privilégiés avec les personnes importantes de la nouvelle Orléans lui permis d’accroître son emprise sur eux. Elle prit un amant, Christophe Louis Dumesnil de Glapion, avec qui elle vécut jusqu’à sa mort en 1835. Ils auraient eu 15 enfants dont certains furent dénommés Paris du nom de son défunt mari et d’autres qui reçurent le nom de Glapion, notamment Marie Glapion, prêtresse vaudou également, et qui se fit appeler Marie Laveau comme sa mère après la mort de celle-ci et désignée par la suite sous le nom de Marie Laveau.

La situation du vaudoo a lépoque

À l’époque de Marie Laveau, la Louisiane était encore propriété de la France. Les créoles Français possédaient alors beaucoup d’esclaves mais ils interdisaient à ses derniers de se réunir en dehors du cadre religieux du catholicisme. Cependant dans les îles Martinique et Guadeloupe, se déroulait des cérémonies dans lesquelles se mélangeais rites païens empreint de vieille tradition Mayas, de catholicisme et de rite Africain vaudoum. L’on appelle ces pratiques le petro, dans les années 1720 ses rites ont été transporté des villes vers les campagnes, les pratiquants à qui on fessait boire du tafia mélanger avec de la poudre à fusil ce qui provoquai des transes violente. Il en subsiste encore dans les campagnes des traces plus présentes en Martinique qu’en Guadeloupe.

Des fréquents échanges entre les îles le Vaudou se développa dans les caraïbes et aussi en Louisiane. Après le rachat de la Louisiane par les américains il y eu en Haïti (santon domingo) une révolte des esclaves. Entraînant une arrivée massive d’esclaves affranchie ou en fuite, venant d’Haïti. Avec cette arriver l’implantation du Vaudoo s’accentua et s’organisa. Les premiers lieux de rassemblement furent le Bayou St John et les abords du Lac Pontchartrain (New Orleans). Dès 1817, le Vaudou commença à donner des craintes aux propriétaires d’esclaves. Une ordonnance interdis alors tout rassemblement en dehors des zones fixer et à des horaires bien déterminés. C’était donc les Dimanches après-midi au square Congo, où les esclaves et les affranchis se rassemblaient pour faire leurs danses Vaudou. Bien sûr, ils se retrouvaient aussi en secret pour pratiquer le véritable Vaudou. Essentiellement baser à l’époque autour du culte du serpent.

L’engagement de Marie Laveau dans le vaudou
Vers 1815, le vaudou se développait avec à la tête de différents groupes des rois et reine du vaudou. Alors émergea Sanité Dédé, qui réussit à unifier tous les mouvements de la Nouvelle Orléans. En 1820 Marie Laveau prend la place de Sanité Dédé qui était devenu la reine. Pour de nombreuse personne, Marie Laveau personnifie la création de la branche de pratique rada du vaudoo. Branche très empreinte du catholicisme, même si elle reste associer pour la pratique à de nombreux signe païen dont le serpent présent dans les cérémonies de Louisiane.

Marie Laveau photo
Marie Laveau est dotée de pouvoirs magiques pour guérir, pour faire peur et pour hypnotiser. Elle distribue des gris-gris ou talismans qui agissent comme remède miracle permettant de faire face à toutes sortes de situations. L’aspect le moins connu de Marie Laveau concerne son engagement notamment durant la période de fièvre jaune où elle soignait les malades. Elle fût également missionnaire dans le quartier des condamnés à mort de la prison de la Nouvelle Orléans. Grande voyante et pieuse catholique, Marie Laveau fut aussi une redoutable femme d’affaires. Parmi ses relations d’affaires, elle fréquenta des personnalités louisianaises telles que Rosette Rochon, Jean Lafitte, le spéculateur immobilier Laurent Ursain Guesnon et le leader de la communauté noire Jean-Louis Dolliole. Elle était également propriétaire de « La maison Blanche », une maison close dans laquelle étaient organisées des cérémonies secrète.

Les légendes de Marie Laveau
L’une des histoires les plus connues concerne la façon dont elle acquit sa maison. Un riche Créole était venu la voir pour qu’elle lui accorde son aide. En effet son fils avait été arrêté pour meurtre et était sur le point d’être jugé, pour tout le monde il ne faisait aucun doute qu’il serait jugé coupable. Il promit à Marie Laveau, si elle réussissait à faire basculer le verdict en faveur de son fils une maison comme rétribution. La nuit qui précéda le procès, Marie pria à la Cathédrale de St Louis, avec trois piments dans la bouche. Le lendemain elle déposa les piments sous la chaire du juge qui, à la stupeur de tous, disculpa le présumé coupable.

Une autre légende veut que Marie Laveau ayant pour habitude de rendre visite aux condamnés à mort afin de leur apporter du réconfort, fut un jour, ému par l’histoire de deux condamnés. Elle leurs assura qu’ils ne mouraient pas. Lors de leurs exécutions par pendaisons les cordes cassèrent. Ainsi commença la légende de Marie Laveau et même les bourreaux commencèrent à craindre Marie Laveau et ses pouvoirs ils obtinrent de faire les exécutions à huit clos.
Elle serait morte le 16 juin 1881. Elle fut enterrée au cimetière de Saint Louis No. 1 de La Nouvelle-Orléans. Mais peu après sa mort nombre de personnes furent persuadées d’avoir vu son fantôme rôder. Très vite le bruit couru que Marie Laveau n’était pas décédé. Il semblerait en fait que ce soit sa fille, Marie Glapion, qui prit la relève et se fit passer pour sa mère après sa mort.

Marie Laveau tombe
Beaucoup on crut et croit encore, à l’existence d’une seule femme, cette jeunesse éternelle accentuait le mystère. Encore aujourd’hui nombre de pratiquants viennent se recueillir sur sa tombe ou la prier d’exaucer un vœu. Selon la tradition, à chaque vœu, on laisse une offrande, on frappe à trois reprises et on grave trois croix sur sa tombe. Cela dit la tombe en question porte le nom de la fille, Marie Glapion. A l’heure actuelle il existe une polémique sur le faite que soit ou non enterré au même endroit la véritable Marie Laveau.

Peu après sa mort, nombre de personnes furent persuadées d’avoir vu son fantôme rôder. Très vite le bruit courut que Marie Laveau n’était pas décédée. Mais la thèse la plus communément admise est que ce fut sa propre fille, Marie Glapion alias Marie Laveau II (1827 – 1895), qui prit la relève et se fit passer pour sa mère après sa mort en se faisant dénommer comme elle. Beaucoup ont cru à l’existence d’une seule femme, personnage mystique éternel accentuant le mystère vaudou. Elle demeure auprès de ses fidèles, la reine du vaudou (voodoo queen).

Marie laveau at the museum

Aujourd’hui encore, elle est reconnue et adulée. Un portrait d’elle est exposé au « The New Orleans Historic Voodoo Museum ». De plus, sa tombe à St Louis est très souvent fréquentée, beaucoup de gens y gravent des choses (image ci-contre). Récemment, elle a même été peinte en rose. Sa maison à la Nouvelle-Orléans est aujourd’hui un magasin qui vend des objets Vaudou. C’est la Marie Laveau’s House of Voodoo au 739 Bourbon St, New Orleans, LA 70116.

r_bourget@yahoo.com
MTS (Maitrise en Travail Social)
Sources : Jewell Parker Rhodes: Rêves vaudoo:roman de marie laveau