Prendre du Recul Pour Mieux Sauter


Haiti-Observateur 28 juin-5 juillet 2017

Par Rosie Bourget

C’est les vacances, que vous soyez millionnaire, salarié ou retraité.  Que vous travaillez à temps complet ou à temps partiel, vous avez droit au minimum à 2 semaines de congé par an. Il en est de même pour votre chroniqueuse, elle a besoin de se recréer. Être responsable d’une rubrique n’est pas une fin de soi. Tout stress, toute émotion, toute préoccupation a des répercussions sur le plan physique où il s’inscrit sous forme de tensions. Ces phénomènes vécus de façon durable ou répétée ont pour conséquence d’installer un état chronique de tension physique, qui outre la fatigue qui l’accompagne peut affecter de façon plus spécifique tel ou tel organe ou fonction. Et c’est la porte ouverte à des dysfonctionnements de toutes sortes, pouvant aller du simple « mal dans sa peau » à des troubles beaucoup plus importants (douleurs, migraines, hypertension, cholestérol, colites…).

Sur ce, je tiens à vous annoncer qu’il est donc primordial pour moi de prendre du recul afin de mieux sauter. Vous allez passer quelques semaines sans me lire, mais ce n’est pas grave car vous êtes dans de bonnes mains. Je ne partage l’idée de réduire l’humanité en esclavage. Nous ne sommes pas des robots, notre corps a besoin de repos après des efforts physiques ou tout simplement, pour récupérer du rythme infernal que nous lui faisons subir. Ce que par contre certains ignorent, c’est qu’il en va de même pour notre esprit. A force de cogiter à longueur de journée et d’être sollicité de toutes parts, il se fatigue. Conséquence : nous perdons en lucidité et nos facultés créatrices s’amenuisent.

Bonnes vacances d’été à tous et à toutes. Profitez de la période estivale pour vous détendre. Riez chaque fois que l’occasion se présente. Le rire est en effet un des dé-stressants les plus puissants qui existent. Fil de nouvelles et notifications Facebook, Twitter, et autres Instagram, mon œil, tous ces perturbateurs peuvent attendre. Si vous avez besoin de vous détendre, soyez plus intelligents que vos appareils électroniques et débarrassez-vous-en momentanément. @plus.

r_bourget@yahoo.com

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SEXUALITE : L’enfant qui ne pose pas de questions


Par Rosie Bourget

Comment les parents peuvent-ils présenter les principaux aspects de la sexualité ? Comment abordent-ils le sujet avec leurs enfants sans se sentir mal à l’aise ? Il y a plusieurs raisons pour lesquelles un enfant ne pose pas de questions sur la sexualité à ses parents. Il se peut que son intérêt n’ait pas été éveillé par la vie de famille. Il peut s’agir d’un enfant unique, ou bien d’un enfant qui n’est pas alerté par une naissance au foyer. Un enfant peut s’efforcer d’être sage, mais d’une manière ou d’une autre, il aura acquis l’impression que certaines questions sont de mauvais goût. Un autre enfant ayant obtenu certains renseignements hors du cercle de la famille s’est peut-être senti troublé ou bien ridiculisé ; il se sent gêné de poser des questions.

Mais qu’elle qu’en soit la raison, un enfant qui ne pose pas de questions a besoin d’autant d’aide que celui qui en pose. Il existe de nombreuses manières positives d’inculquer l’éducation sexuelle en se basant sur les événements quotidiens de la vie, sans qu’il soit nécessaire de s’asseoir avec un livre et de faire un cours. Une méthode efficace est l’observation de la nature. L’enfant qui voit des animaux s’accoupler donne à ses parents une excellente occasion de lui expliquer que les enfants ont un père et une mère, tout comme les bêtes. Les parents peuvent aussi souligner le fait que lorsque les parents s’accouplent, c’est différent des animaux, parce que le père et la mère s’aiment tendrement ; c’est pourquoi ils se marient et vivent ensemble, afin d’avoir un enfant qu’ils chérissent.

Les parents pensent souvent avoir fait leur devoir lorsqu’ils ont simplement déclaré à leur enfant : « Si tu as une question sur la sexualité, tu peux librement la poser à ton papa ou à moi.» l’idée n’est pas mauvaise, mais cela ne veut pas dire qu’il va se sentir à l’aise d’interroger ses parents sur un sujet aussi embarrassant. Il ne suffit pas de lui dire qu’il peut poser toutes les questions qu’il veut, il faut prendre des initiatives pour l’inviter à la danse. Un bon instituteur ne considère pas que sa tâche consiste à s’asseoir et à attendre que ses élèves lui posent des questions. Il s’efforce de stimuler la curiosité afin que les élèves aient envie de prendre part à des débats, d’aborder des sujets tabous. Il désire faire mieux que d’inculquer des connaissances. Son devoir est d’aider chaque élève à se développer et à explorer avec intérêt le monde à l’envers dans lequel il vit.

On n’est plus au temps primitif. Les parents qui ne suscitent pas les discussions sur la sexualité avec leurs enfants ne marchent pas avec le temps. On dirait qu’ils vivent en marge de la société. La plupart des parents chrétiens parlent à leurs enfants des importants concepts de la bible, de la foi et du salut. Alors pourquoi enfermer la sexualité dans un compartiment à part étiqueté ? Il est important d’aborder calmement avec votre enfant le thème de la sexualité, de répondre à ses questions en toute honnêteté et de lui donner les explications nécessaires.

L’enfant qui reçoit une bonne éducation sexuelle et qui se sent libre d’aborder le sujet avec ses parents se tournera moins probablement vers le matériel pornographique. Lorsque sa curiosité n’est pas satisfaite d’une manière intelligente, il peut avoir recours à la pornographie pour obtenir des connaissances afin d’envisager des impulsions sexuelles dans une perspective de se mettre à jour. Malheureusement, ce genre de matériel offre des renseignements erronés et une conception ambiguë de la sexualité. Si par hasard vous découvrez un livre au contenu indécent, une revue pornographique, un recueil de plaisanteries déplacées cachés dans la chambre de votre enfant, n’agissez pas sous le coup de l’émotion. Ses intérêts ne vont pas contre nature. Il est fasciné par ce matériel parce qu’il entend ses camarades en parler. Faire une scène, détruire le matériel, l’accuser d’avoir des désirs sexuels ne diminuera pas forcement son intérêt. Vous réussissez peut-être à lui faire chercher de meilleures cachettes et à lui inculper l’idée qu’il est en quelque sorte perverti.

L’éducation sexuelle des enfants est capitale. Elle doit être fondée sur des principes et non sur des arguments qui laissent les enfants sans rien à quoi s’accrocher. Les parents doivent comprendre que les enfants qui, deviendront des adultes responsables, attendent d’eux une attitude saine envers la sexualité.