Tumulte Des Fêtes de Fin d’Année.


Haiti-observateur 13-20 decembre 2017

Par Rosie Bourget

Comme un acteur avant un tournage ou une pièce de théâtre, tout le monde a des papillons à l’estomac avant et pendant un événement. Ne vous êtes-vous jamais arrêté pour réfléchir aux activités intenses, souvent fébriles, qui marquent les derniers mois de l’année, pour vous demander, y a-t-il une raison à ces choses ?  Pourquoi les fêtes de fin d’année sont sources de stress? Que faire pour profiter pleinement de cette période de réjouissance ? La Toussaint, la Noël, les réveillons en famille ou entre amis, le Nouvel An, vous êtes souvent confronté à des moments de stress où vous vous demandez si vous allez être en mesure d’offrir des jouets à vos enfants et des cadeaux à vos proches, collègues et amis. En réalité, tout est une question de gestion et de bon sens.

Le stress des Fêtes est souvent inévitable. Souvent rempli de moments de joie, ce temps fort de l’année charrie en effet tout un lot d’occasions toutes plus stressantes les unes que les autres. De quoi regretter la relative tranquillité de notre routine. Même si vous aimez la folie caractéristique de ce temps de réjouissances et de congés, vous pouvez vous attendre à ce que votre niveau de stress augmente. Tout ce que vous allez faire pour que tout le monde soit heureux pendant ce plus beau temps de l’année  peut faire monter la tension et éventuellement faire sauter les plombs.

Qu’on le veuille ou non, ce sont les femmes qui sont particulièrement vulnérables à ce stress du temps des fêtes, qui s’exprime dans ce qu’on pourrait appeler les bleus de l’après-fête. En effet, elles prennent encore régulièrement à leur compte la responsabilité de faire en sorte que cette période de festivités soit agréable pour toute la famille, immédiate ou agrandie.

Ne vous soumettez pas à la tentation

Il est important de signaler que les gâteries du temps des fêtes sont souvent délicieuses, mais peu nutritives. Durant les événements sociaux, essayez de ralentir le rythme de la dégustation des gourmandises un peu trop tentantes. Recherchez des aliments sains, comme des assiettes de fruits et de légumes frais. Donnez-vous la permission de prendre quelques mets particulièrement dangereux mais en modération. Optez pour une petite portion, prenez votre temps et savourez  chaque bouchée des gâteries les plus onctueuses et les plus sucrées.

Comment maitriser le stress des fêtes de fin d’année

Aussi bizarre que cela puisse paraître, trop de bon stress peut occasionner du mauvais stress. Comme on dit, trop c’est comme pas assez. Alors, si vous avez tellement d’invitations à des veillées, à des dîners, même si elles vous semblent toutes plus intéressantes les unes que les autres, prenez le temps de faire des priorités

Par exemple, si le 22 vous avez la soirée de bureau, le 24 la soirée chez votre frère Claude, après une journée à faire des courses urgentes, de déplacements hors de la ville, d’achats de dernière minute, suivie du réveillon chez votre mère après la messe de minuit, le déjeuner de Noël chez-vous avant d’aller dîner chez des amis. Puis, si le 27 vous ne pouvez-vous échapper de l’incontournable et traditionnel dîner chez la belle-sœur. Et si, pour terminer avec l’apothéose, vous avez en plus de tout cela la soupe de giraumont (soup joumou) traditionnel du Jour de l’An à préparer et le dîner du Jour des Aïeux (2 janvier) auquel vous invitez vos amis à déguster avec vous le premier grand repas de l’année.

Si cela ressemble à votre histoire, alors faites des priorités. Demandez-vous: si je n’avais qu’une seule soirée, qu’un seul dîner, en supposant donc que je n’ai qu’un seul choix, qu’est-ce que je prendrais? Puis, quel serait mon deuxième choix? Continuez ainsi et éliminez ceux qui se retrouvent en bas de liste. Pas facile à faire, me dites-vous, parce qu’on ne veut déplaire à personne. Essayez de mettre en œuvre ces petits conseils  pour rendre votre temps des fêtes aussi joyeux, sain et sans stress que possible.

Mes remerciements et souhaits à mes lecteurs

Alors que l’année touche bientôt à sa fin, observant les règles de la bienséance, je ne saurais terminer cet article sans formuler vivement mes vœux de remerciements à mes fidèles lecteurs d’avoir accordé leur précieux temps tout le long de cette année 2017 à ma rubrique de Développement Personnel. J’espère que j’étais à la hauteur de vos attentes.  Permettez que je vous souhaite de très bonnes fêtes de fin d’année avec les meilleurs vœux pour une année 2018 pleine de nouvelles surprises. Ce fut un plaisir d’être votre chroniqueuse durant les cinq dernières années. Je souhaite avoir le privilège d’être avec vous tous l’année prochaine.

r_bourget@yahoo.com

MTS (Maitrise en Travail Social)

SSW (School Social Worker)

Travailleuse sociale scolaire

Comment Pratiquer la Gratitude


Par Rosie Bourget

La vie peut être merveilleuse si on lui accorde l’importance qu’elle mérite. Et quand on voit les belles journées qui se dessinent devant nous, nous nous disons qu’on doit en profiter pleinement car cela ne dure pas éternellement. Nous passons tellement de temps à imaginer le pire, à anticiper l’avenir et à contacter nos manques, avec les émotions et le stress qui s’en suivent. Nous sommes tellement préoccupés à regarder en avant, vers nos objectifs, que nous pouvons oublier de jeter un œil derrière pour apprécier les acquis et le chemin parcouru. Se remettre régulièrement et même quotidiennement en contact avec les choses réelles de nos vies que nous apprécions et pour lesquelles nous éprouvons de la gratitude n’est qu’une façon de nous réapproprier le vrai de nos vies.

« La charité bien ordonnée commence par soi-même »

La saison des fêtes de fin d’année est la saison où nos pensées se tournent avec gratitude vers ceux et celles qui ont contribué à notre développement. C’est dans cet esprit que nous vous disons en prélude merci de votre engagement et de votre confiance.  Dans cet univers sans fin, c’est une vraie chance d’avoir l’existence, de pouvoir respirer et vivre, d’être une étincelle de vie et d’avoir encore une journée devant moi.

Je rends grâce pour la chance incroyable que j’ai de pouvoir profiter de connaissances inépuisables. Je rends grâce pour la chance incroyable que j’ai de faire un travail que j’aime et qui me passionne. Je remercie pour tous ces gens qui m’ont donné l’opportunité d’avancer personnellement et professionnellement. Je rends grâce aussi pour les habiletés que j’ai, pour la chance que j’ai de rencontrer autant de gens intéressants.

J’apprécie à quel point je suis privilégiée de pouvoir jouir de mes cinq sens, de pouvoir regarder les beautés de la nature, les œuvres des grands peintres, les sourires des gens. Je pense à la chance que j’ai de pouvoir sentir les odeurs des mets et les meilleurs parfums ; de pouvoir toucher et être touché par le soleil, le vent, une autre personne; de pouvoir goûter les aliments ; de pouvoir entendre les musiques que j’aime, les voix des gens que j’aime, le bruit de la rivière, du vent.

Ensuite, je remercie pour cette santé qui m’habite, pour l’énergie qui m’anime et qui me permet de faire ce que je fais, de prodiguer des conseils, d’entreprendre et de créer. Puis je pense aux personnes qui j’aime, qui m’aiment et dont la présence dans ma vie est une vraie bénédiction. Mes enfants, m petite fille, mes amis. Quand je pense à eux, j’imagine clairement leur visage ou j’essaie de ressentir ce que j’apprécie le plus en eux, ce pour quoi je me sens privilégié de les avoir dans ma vie.

Comment pratiquer la gratitude

Il n’y a pas de meilleure saison pour exprimer la gratitude, mais nombreux sont ceux qui ne savent pas comment la pratiquer. La gratitude c’est le lien de reconnaissance envers quelqu’un dont on est obligé à l’occasion d’un bienfait reçu ou d’un service rendu. La gratitude aide une personne à diriger son attention vers les choses heureuses de sa vie et à la détourner de ce qui lui manque. Elle incite à développer des émotions positives en nous concentrant sur nos chances. L’objectif ici étant de passer de l’âpreté du « Je veux ça » à la gratitude de « Je suis heureux de ce que j’ai ».

Pratiquer la gratitude détourne l’attention du Moi, la dirige davantage vers les autres et ce qu’ils nous procurent. Cela permet de se décentrer par une attitude qui non seulement nous soulage de la pression que nous nous mettons à force d’attention à nous-mêmes mais qui nous fait également entrer dans une relation chaleureuse au monde et aux autres. Remercier, c’est donner, c’est rendre grâce. C’est porter notre regard sur l’autre, ce qui vient valider son existence et confirmer sa valeur, satisfaire son besoin de reconnaissance.

La gratitude est un sentiment d’appréciation et de reconnaissance pour les bénédictions ou les avantages que nous avons reçus. En cultivant une attitude de reconnaissance, nous sommes plus susceptibles d’être heureux. Nous devons exprimer régulièrement notre gratitude envers la vie pour les bénédictions dont elle a fait preuve à notre égard, même celles qui nous paraissent tellement naturelles, normales, presque un « dû » et qui pourtant nous font affreusement défaut si par hasard, la vie venait à nous les enlever justement.

La gratitude est une attitude édifiante, exaltante. Les gens sont généralement plus heureux quand ils ont le cœur reconnaissant. Nous ne pouvons pas être amers, avoir du ressentiment ou de mauvaises intentions quand nous sommes reconnaissants. Nous devons donc exprimer notre reconnaissance à toutes les personnes qui nous aident d’une manière ou d’une autre et ce, pour leur bien-être mais aussi pour le nôtre et à la vie en général.

En résumé, la gratitude, c’est être heureux de ce que l’on a et non malheureux de ce que l’on n’a pas. Facile à dire et pas forcément à faire selon notre situation et nos circonstances. On ne s’arrête pas assez pour remercier notre entourage et à apprécier les choses positives de notre quotidien. On prend les choses pour acquises. On a tendance à se demander pourquoi cela va si mal. Choisir de porter un regard de gratitude, c’est des lunettes qu’on devrait porter plus souvent.

 

HOMMAGE A UN ETRE CHER : HILARO BEAUZIL (Papi Roro)


Par Rosie Bourget

Cela va sans dire, les funérailles marquent une séparation, mais au cœur de cette cérémonie l’hommage à une place de choix. C’est à la fois l’occasion de célébrer la vie de la personne décédée et de la laisser partir. Cependant, transcrire son émotion et ses égards en mots se traduit parfois par une page blanche.

Cela explique pourquoi certaines personnes hésitent à faire un hommage. Elles ressentent une grande responsabilité, tout en ayant à vivre leurs propres émotions, qui incluent autant la nervosité que la tristesse. Malgré cela, la valeur des hommages ne peut pas être sous-estimée. Elle offre à celui ou celle qui le prononce une occasion de présenter dans ses propres mots une personne qui fut importante, tout en ramenant son souvenir dans l’esprit des personnes présentes.

Un hommage réussi peut nous émouvoir aux larmes, mais il contribue aussi à nous apaiser. Il nous amène à comprendre que de faire face aux pertes ne signifie pas d’oublier la personne qui nous quitte, mais de vivre avec le souvenir de ce qu’elle nous a apporté.

Comment décrire Hilaro Beauzil  (Papi Roro)?

Qui était-il ? Quel est son origine familiale ? Comment était-il utile à l’humanité ? Quels sont les moments majeurs dans sa jeunesse, sa vie adulte ou sa vieillesse, au travail, dans les loisirs, à la maison, seul ou avec d’autres? Quels sont les points forts de l’histoire de sa vie? Quels étaient ses talents? Ses détails vont éclairer vos lanternes à propos de ses caractéristiques. En espérant que mes lecteurs pourront capter l’essence de sa personne et ce qui le rend spécial pour certains, moi-même y comprise.

Les points forts de l’histoire de sa vie

Décédé le 12 octobre 2017 à l’âge de 83 ans, Hilaro Beauzil est né à Santiago, Cuba le 27 juillet 1934. Il était le fils de Hiram Beauzil et de sa femme Fevriette Clergé. Il grandit aux Cayes, Haïti, où il acheva ses études primaires et secondaires chez les Frères Guerrier. Il était connu comme un étudiant brillant et prometteur.

Rentré à Port-au-Prince, il débuta ses études universitaires en Droit. Plus tard il étudia la Pédagogie, puis, travailla comme professeur de Mathématiques au Centre d’Etudes Secondaires. Il a été recruté pour enseigner les Mathématiques au Congo Belge, en Afrique Central, où il prouva sa compétence pendant plusieurs années. Rentré aux Etats-Unis d’Amérique, il travailla au Navy Yard Shipping Company à New York. En Floride, il s’est donné à l’éducation à North Side Elementary School, à Fort Lauderdale jusqu’à sa retraite en 2005.

Hilaro Brauzil fut le père de sept (7) enfants, dont : Paul, Pierre Michel, Marie Alberte, Yves Kristoff, Gessy, Nancy et Danielle. Il fut aussi grand père de nombreux petits enfants. Il leur a inculpé les sens de l’étude et de la dignité personnelle. Il fut apprécié par de nombreux amis et collègues qui se souviennent de sa fraternité, de sa générosité et de son soutien en cas de besoin. Bien qu’Hilaro ait été une personnalité aimée de tous, il a su garder une vie solitaire.

Qu’est-ce qui lui donnait le plus de plaisir? À quel moment était-il le plus heureux?

Papi Roro fut un amant des musiques classiques et religieuses. Il avait une passion pour le voyage. Son jeu favori était l’échec et il prenait plaisir à jouer avec les élèves de North Side Elementary School et un partenaire électronique. Il aimait lire les journaux, écouter les nouvelles d’Haïti et d’ailleurs, et savourait les débats politiques avec les amis.

Qu’ai-je vécu avec Papi Roro? Qui était-il pour moi?

Il m’est difficile en ce moment de tristesse d’inspirer de mots convenables pour illustrer le rôle qu’Hilaro Beauzil (Papi Roro pour les intimes) a joué dans ma vie et celle de ma famille. Il n’était pas seulement un collègue de travail, mais aussi un père adoptif, un conseiller (dans tous les sens) qui était toujours disponible pour écouter mes doléances. Un tuteur de mathématique pour mes enfants et moi-même. Il était toujours présent dans les bons comme dans les mauvais moments, 24 heures par jour, 7 jours sur 7 pendant plus de 18 ans. Dans les cérémonies de mes remises de diplôme, c’est lui qui m’accompagnait toujours, non seulement pour m’encourager, mais aussi pour applaudir mes efforts. J’ai découvert en Hilaro Beauzil, un homme de class, une personne charmante et polie au superlatif absolu. Un homme avec une gentillesse impeccable et une simplicité à nulle autre pareille. Il n’y pas de doute qu’avant de partir pour l’au-delà, Papi Roro a laissé ses empreintes dans la vie de tous ceux dont il a eu la chance de rencontrer sur son passage.

Les funérailles de Papi Roro ont été chantées le samedi 21 octobre, 2017 à Holy Family Catholic Church de North Miami, Fl. Je partage la peine de la famille du défunt en ces moments difficiles. Sachez qu’Hilaro Beauzil par l’exemplarité de sa carrière, nous laisse le souvenir d’un homme intègre, respectueux, droit avec un grand cœur. Il était un collègue apprécié, chaque personne avec qui il a travaillé gardera de lui un souvenir impérissable. Je vous prie d’accepter mes sincères condoléances.

La perte de Papi Roro m’a mis au chao

Lorsque l’on vit un deuil, les mots font souvent défaut pour décrire ce que l’on ressent. On peut se sentir isolé, submergé par ses émotions et surtout bien seul avec sa douleur. Mise à part mon feu père Morgane Bourget et mes deux sœurs cadettes Elourde et Chantale, de tous les départs que j’ai vécus dans ma vie, celui-là a été le plus difficile. Depuis le 12 octobre, je pense à Papi Roro à longueur de journée, et je remémore les meilleurs moments passés en sa compagnie durant ces 18 dernières années. Je ne saurais terminer cet article sans mentionner en toute honnêteté que s’il y a une personne sur cette planète qui a vraiment marqué mon existence, c’est Papi Roro. Je ne cesserai d’exprimer ma gratitude envers lui que lorsque je paierai à mon tour, tribu à la nature. À tous ceux et celles qui avez un ange gardien dans votre entourage, prenez en soin et profitez de chaque moment. La vie est un cadeau précieux. C’est quand on nous l’enlève qu’on s’en rend vraiment compte. Que l’âme d’Hilaro Beauzil (Papi Roro) repose en paix dans sa dernière demeure à Southern Memorial Park!

r_bourget@yahoo.com

MTS (Maitrise en Travail Social)

Est-il nécessaire de fêter les anniversaires ?


Haiti-Observateur 27 septembre- 4 octobre 2017

Par Rosie Bourget

On n’a pas besoin de profiter d’une date précise pour avouer aux êtres aimés les sentiments qu’on leur porte. Par contre, un anniversaire est la commémoration d’un évènement survenu dans le passé. Dans une famille il peut être heureux comme malheureux : naissance ou décès. Dans l’histoire, il peut être la célébration d’une bataille, d’une victoire ou d’une découverte, etc…

Autrefois, les chrétiens considéraient l’anniversaire comme un péché d’orgueil et préféraient fêter les saints parce que leur mort représentait la véritable naissance à la vie éternelle. Ce sont les protestants qui ont réhabilité le rite en faisant du jour de la venue au monde d’un individu le moment qu’avait choisi Dieu pour lui donner sa place dans l’univers.

Dans les temps anciens, il était d’usage d’offrir des cadeaux à ces évènements car les gens étaient censés être protégés ainsi du démon et étaient protégés pour l’année entière. Au IVème siècle le christianisme a refusé de fêter les anniversaires en les considérants comme des fêtes païennes.

Pour raccourcir une longue histoire, il est nécessaire de célébrer un anniversaire car c’est un moment de joie, de partage. À cette occasion, on glorifie la naissance et les parents d’un être ou d’une réalisation dont c’est l’anniversaire. Ces célébrations, comme les mariages, les fêtes de fin d’années ou encore les fêtes religieuses, sont l’occasion de rassembler ceux que l’on perd de vue pendant l’année. Pour parvenir à s’extirper du quotidien, il est pratique de fixer un jour dans l’année. Un anniversaire est donc un point de repère utile pour rassembler des amis ou des membres de sa famille. Pour les âmes généreuses, l’anniversaire est aussi une occasion d’exprimer son affection en offrant, en plus des petites attentions quotidiennes, des présents de valeur.

Enfin, un anniversaire marque également une nouvelle année de maturité. Chaque cycle supplémentaire de 365 jours nous apporte son lot d’expériences enrichissantes. À la différence du vin, chaque année écoulée devrait être considérée un bon cru pourvu que l’on sache identifier les bénéfices du temps qui passe.

 

IT’S YOUR BIRTHDAY

Dedicated to my daughter Sabine

By Rosie Bourget

You came into my life one day

and since that day

you make me smile everyday

for that reason, you deserve a magical day.

 

Today is your birthday

celebrate the day

as if it was your last day.

 

Whether it’s a rainy or a shiny day

just make it a great day

with rolls of candles to light up your day.

 

With many years to celebrate

you deserve a break

to put icing on your cake.

 

May you have the perfect day

may everything go your way

Happy birthday!

 

9/26/17

 

L’expression « tout-puissant », convient-elle à l’homme?


IRMA, l’ouragan dévastateur

Haiti-Observateur 13-20 septembre 2017

Par Rosie Bourget

Alors que le cyclone Irma a frappé de plein fouet ce dimanche 10 septembre l’état ensoleillé (the Sunshine State), les notables essayent tant bien que mal de remettre la Floride sur les rails, le plus rapidement possible. Classé dans le top 5 des ouragans les plus puissants, avec une force de vent de 295 km/h en moyenne et une pointe observée à 360 km/h sur l’île de Barbuda, il surpasse assez largement les précédents ouragans. Jusqu’à date, Andrew, en 1992, était celui qui avait produit les vents les plus violents avec des rafales de 284 km/h, juste devant Katrina, en 2005, avec des vents avoisinants en rafales de 281 km/h.  En tant que tempête la plus longue jamais enregistrée dans le monde, Irma bat ainsi le record du super typhon Haiyan, qui en 2013 aux Philippines avait généré les mêmes vents (295 km/h) mais pendant seulement 24 heures.

Quelle est la force la plus puissante ?

Apres avoir entendu Rick Scott, le gouverneur de la Floride demander à tous les citoyens du monde de prier pour les Floridiens « I am asking everybody in the world to pray for us. », on peut dire en toute liberté que nul n’est censé ignorer l’existence évidente et la puissance de Dieu.  Le théologien Hans Urs von Balthasar dit que Dieu est « comme une source sans réservoir ». Le premier aspect de la puissance de Dieu, c’est la générosité avec laquelle il donne la vie. Au lieu d’implorer Dieu, pourquoi le gouverneur n’a pas sollicité les politiciens qui s’autoproclament être les plus puissants de la planète ? Où étaient-ils passés ? Pourquoi ils n’ont pas arrêté l’ouragan Irma ? C’est au pied du mur qu’on reconnait les vrais maçons. Celui qui recherche les réponses à ces questions est certainement sur la bonne voie. Il démontre ainsi qu’il n’est pas insensible à ce qui se passe autour de lui et qu’il n’ignore pas l’extraordinaire nature du monde.

Il n’y a pas de plus grande puissance que celle qui donne la vie. La puissance de Dieu ne consiste pas à imposer sa volonté au réel, à exploiter les pays pauvres, à déporter tous ceux qui cherchent une vie meilleure en Amérique du nord, c’est une puissance généreuse qui donne, se réjouit de ce qui est, et veut que ce qui est soit davantage. Un autre aspect de la puissance de Dieu, plus radical encore, est sa préférence pour les petits, pour les pauvres.

En raisonnant sérieusement, nous devrions aboutir à une conclusion unique : Dieu est le seul tout puissant, le créateur d’un univers parfait où coexiste une étonnante variété de plantes, d’animaux, d’êtres animés ou inanimés, et d’hommes. Les hommes sont tellement ethnocentristes et immergés dans leur quotidien qu’ils ne se rendent même pas compte des miracles qui leur permettent de vivre. En revanche, l’homme intelligent n’est pas insensible au fait qu’il vit sur une sphère effectuant une rotation sur son axe a une vitesse de 1670 km/h, ni au fait que cette terre dispose d’équilibres délicats rendant la vie possible. Ce système parfait est le produit évident de la création de Dieu Tout-Puissant. Alors ne prétendez pas ignorer ce fait que nous vous rappelons. Soyez reconnaissants envers notre créateur qui vous a dotés d’un corps et d’une âme.

Les catastrophes naturelles ne portent pas préjudice. Elles ne font pas de différence entre première puissance mondiale et tiers monde. En dehors des volcans, les hommes doivent faire face à de nombreuses autres menaces naturelles comme les tremblements de terre, les tempêtes, les cyclones, les inondations, les sécheresses, les raz-de-marée, les avalanches…Considérant la mesure de la menace qui planait sur l’état ensoleillé, la Floride pourrait être totalement dévastée par un phénomène d’une telle ampleur. Mais sa peine a été diminuée par une autre force qui est plus puissance qu’Irma elle-même. Dieu soit loué.

Gabriella Mocombe: a talented young poet and artist


Haiti-Observateur 6-13 septembre 2017

By Rosie Bourget

As mentioned in previous articles, our column does not only focus on personal development and politics, but also encourages, praises, and helps you discover our artists who are still in the shadows. Regardless of their area of expertise, as long as it’s not illegal, it’s always our pleasure to give them a round of applause to acknowledge their talents. We’ve noticed, however, that readers do not know much about young female artists in the Haitian diaspora. In this article, we are very excited to introduce to the general public a very talented and beautiful young lady by the name of Gabriella Mocombe also known as Gabi. She is a singer/guitarist/songwriter/lyricist, and a published author.

Meet the artist

Gabriella Mocombe is a 21-year-old Haitian Canadian. Born in Toronto, Ontario, she moved with her parents and younger sister to Miami, Florida at the age of 5. Although she returns to visit her family in Montreal yearly, she feels that she has become a true Miami native at heart. Being tri-lingual (French, English, Spanish) and a fluent “comprehender” of Creole, as she likes to put it, has allowed for heightened opportunities and a lot more conversations. Gabriella is in her third year at Florida International University and will be graduating this Fall semester with a Bachelor’s degree in Psychology and a minor in Education.  Gabriella’s next academic steps include becoming a certified Eco-therapist, as well as beginning Graduate School in August of 2018. It is almost apparent that it is Gabriella’s best foot forward attitude, and her God-given intellect that has allowed her to excel at such a stupendous pace.

Aside from her success in academia, Gabriella is also a published author, of the book, “Seasons: Identifiable Poems”. As she has been an artist her entire childhood, poetry, singing, dancing, performing, and songwriting are not foreign concepts to Gabriella. She was singing and writing poems since she learned to hold a pencil. Like the saying “The apple never falls far from the tree.” Gabriella finds encouragement at home. Her mother, Florence, is no stranger to the performing arts either. Though she has dedicated her life to teaching, she and her husband, Pierre, serve as Gabriella’s home plate for artistic guidance and support. Gabi’s 18 year-old sister, Alexandra, also sports the artistic gene but is much less forward in displaying it.

If you haven’t already had the opportunity to hear this talented young lady sing, you are missing out.  According to her vision, she intends to take music to a higher level.  Gabi has yet to release any CD’s; nevertheless, she has been playing in various great events. Amongst her many other past and upcoming accomplishments, Gabriella is in the process of putting together an EP of tracks written since her early adolescence up to now.  She makes her debut into the poetry world with a series of beautiful poems written in English. Her first collection, titled “SEASONS” which is being sold at a very fast pace, was released in August, 2016.

Gabriella, or Gabi to her loved ones, finds joy in aiming everything she does as worship to God, who’s displayed such love and grace to her throughout her most blissful and also her toughest years. Gabriella enjoys hearing others’ stories and encouraging them to discover what God has set aside specifically for them. As she continues to grow, she reminds herself to give praise for every step, every new day and she is nothing but hopeful for what God will continue to do through, for, and around her.

Gabi is a brave young lady with a strong mind. Her parents Florence Clerval and Pierre Mocombe are very supportive of her. They believe in her passion, her talent, her dreams and goals, her future, and her incredible value and worth. Gabi learned from an early age to be loud and get noticed. She has a vivacious personality and loves being around open-minded people. Gabi hopes to inspire girls to remember who they used to be yesterday, celebrate who they are today, and prepare for the awesomeness that is to come tomorrow. Her combined talents and work ethic in the field of psychology will motivate and inspire other young women to pursue their own dreams with the same dedication and belief that Gabriella Mocombe possesses.

Below is a poem from her poetry book (Seasons), titled  “IF I AM LIKE A CLOUD”.

If I am like a cloud,

I am transparently solid.

From below, I cannot be permeated.

From above, I am fully covered.

But only from within,

Can you see how spaced out I am.

I long for a steady wind to push me along,

And only come down when what is inside

Can no longer be held up.

I am white.

That is my most pleasing beauty.

And even as I darken,

I am a blessing.

Gabi’s book can be found at http://www.blurb.com/b/8112748-seasons

 

r_bourget@yahoo.com

 

Gabriella Mocombe

Gabriella Mocombe

Prendre du Recul Pour Mieux Sauter


Haiti-Observateur 28 juin-5 juillet 2017

Par Rosie Bourget

C’est les vacances, que vous soyez millionnaire, salarié ou retraité.  Que vous travaillez à temps complet ou à temps partiel, vous avez droit au minimum à 2 semaines de congé par an. Il en est de même pour votre chroniqueuse, elle a besoin de se recréer. Être responsable d’une rubrique n’est pas une fin de soi. Tout stress, toute émotion, toute préoccupation a des répercussions sur le plan physique où il s’inscrit sous forme de tensions. Ces phénomènes vécus de façon durable ou répétée ont pour conséquence d’installer un état chronique de tension physique, qui outre la fatigue qui l’accompagne peut affecter de façon plus spécifique tel ou tel organe ou fonction. Et c’est la porte ouverte à des dysfonctionnements de toutes sortes, pouvant aller du simple « mal dans sa peau » à des troubles beaucoup plus importants (douleurs, migraines, hypertension, cholestérol, colites…).

Sur ce, je tiens à vous annoncer qu’il est donc primordial pour moi de prendre du recul afin de mieux sauter. Vous allez passer quelques semaines sans me lire, mais ce n’est pas grave car vous êtes dans de bonnes mains. Je ne partage l’idée de réduire l’humanité en esclavage. Nous ne sommes pas des robots, notre corps a besoin de repos après des efforts physiques ou tout simplement, pour récupérer du rythme infernal que nous lui faisons subir. Ce que par contre certains ignorent, c’est qu’il en va de même pour notre esprit. A force de cogiter à longueur de journée et d’être sollicité de toutes parts, il se fatigue. Conséquence : nous perdons en lucidité et nos facultés créatrices s’amenuisent.

Bonnes vacances d’été à tous et à toutes. Profitez de la période estivale pour vous détendre. Riez chaque fois que l’occasion se présente. Le rire est en effet un des dé-stressants les plus puissants qui existent. Fil de nouvelles et notifications Facebook, Twitter, et autres Instagram, mon œil, tous ces perturbateurs peuvent attendre. Si vous avez besoin de vous détendre, soyez plus intelligents que vos appareils électroniques et débarrassez-vous-en momentanément. @plus.

r_bourget@yahoo.com

SEXUALITE : L’enfant qui ne pose pas de questions


Par Rosie Bourget

Comment les parents peuvent-ils présenter les principaux aspects de la sexualité ? Comment abordent-ils le sujet avec leurs enfants sans se sentir mal à l’aise ? Il y a plusieurs raisons pour lesquelles un enfant ne pose pas de questions sur la sexualité à ses parents. Il se peut que son intérêt n’ait pas été éveillé par la vie de famille. Il peut s’agir d’un enfant unique, ou bien d’un enfant qui n’est pas alerté par une naissance au foyer. Un enfant peut s’efforcer d’être sage, mais d’une manière ou d’une autre, il aura acquis l’impression que certaines questions sont de mauvais goût. Un autre enfant ayant obtenu certains renseignements hors du cercle de la famille s’est peut-être senti troublé ou bien ridiculisé ; il se sent gêné de poser des questions.

Mais qu’elle qu’en soit la raison, un enfant qui ne pose pas de questions a besoin d’autant d’aide que celui qui en pose. Il existe de nombreuses manières positives d’inculquer l’éducation sexuelle en se basant sur les événements quotidiens de la vie, sans qu’il soit nécessaire de s’asseoir avec un livre et de faire un cours. Une méthode efficace est l’observation de la nature. L’enfant qui voit des animaux s’accoupler donne à ses parents une excellente occasion de lui expliquer que les enfants ont un père et une mère, tout comme les bêtes. Les parents peuvent aussi souligner le fait que lorsque les parents s’accouplent, c’est différent des animaux, parce que le père et la mère s’aiment tendrement ; c’est pourquoi ils se marient et vivent ensemble, afin d’avoir un enfant qu’ils chérissent.

Les parents pensent souvent avoir fait leur devoir lorsqu’ils ont simplement déclaré à leur enfant : « Si tu as une question sur la sexualité, tu peux librement la poser à ton papa ou à moi.» l’idée n’est pas mauvaise, mais cela ne veut pas dire qu’il va se sentir à l’aise d’interroger ses parents sur un sujet aussi embarrassant. Il ne suffit pas de lui dire qu’il peut poser toutes les questions qu’il veut, il faut prendre des initiatives pour l’inviter à la danse. Un bon instituteur ne considère pas que sa tâche consiste à s’asseoir et à attendre que ses élèves lui posent des questions. Il s’efforce de stimuler la curiosité afin que les élèves aient envie de prendre part à des débats, d’aborder des sujets tabous. Il désire faire mieux que d’inculquer des connaissances. Son devoir est d’aider chaque élève à se développer et à explorer avec intérêt le monde à l’envers dans lequel il vit.

On n’est plus au temps primitif. Les parents qui ne suscitent pas les discussions sur la sexualité avec leurs enfants ne marchent pas avec le temps. On dirait qu’ils vivent en marge de la société. La plupart des parents chrétiens parlent à leurs enfants des importants concepts de la bible, de la foi et du salut. Alors pourquoi enfermer la sexualité dans un compartiment à part étiqueté ? Il est important d’aborder calmement avec votre enfant le thème de la sexualité, de répondre à ses questions en toute honnêteté et de lui donner les explications nécessaires.

L’enfant qui reçoit une bonne éducation sexuelle et qui se sent libre d’aborder le sujet avec ses parents se tournera moins probablement vers le matériel pornographique. Lorsque sa curiosité n’est pas satisfaite d’une manière intelligente, il peut avoir recours à la pornographie pour obtenir des connaissances afin d’envisager des impulsions sexuelles dans une perspective de se mettre à jour. Malheureusement, ce genre de matériel offre des renseignements erronés et une conception ambiguë de la sexualité. Si par hasard vous découvrez un livre au contenu indécent, une revue pornographique, un recueil de plaisanteries déplacées cachés dans la chambre de votre enfant, n’agissez pas sous le coup de l’émotion. Ses intérêts ne vont pas contre nature. Il est fasciné par ce matériel parce qu’il entend ses camarades en parler. Faire une scène, détruire le matériel, l’accuser d’avoir des désirs sexuels ne diminuera pas forcement son intérêt. Vous réussissez peut-être à lui faire chercher de meilleures cachettes et à lui inculper l’idée qu’il est en quelque sorte perverti.

L’éducation sexuelle des enfants est capitale. Elle doit être fondée sur des principes et non sur des arguments qui laissent les enfants sans rien à quoi s’accrocher. Les parents doivent comprendre que les enfants qui, deviendront des adultes responsables, attendent d’eux une attitude saine envers la sexualité.

 

Praising Your Child for His Efforts and Achievements


Haiti-Observateur 14-21 juin 2017

By Rosie Bourget

All humans like to be praised, appreciated and recognized on some level.  Praise is one of our deepest cravings, for we can never get enough. Compliments have the power to change behavior because they make the recipient feel needed and valued. Human beings have a psychological need for attention. We want praise so we can feel admired, and we want recognition to satisfy our need for personal worth.

Just as all supervisors should praise their staff and give them big bonuses for a job well done, proactive parents and caregivers who are responsible for the well-being of their children should commend them for their accomplishments. Children who are praised for their efforts and achievements persist with tasks longer. Praise can have a powerful effect on your child. Acknowledging his efforts and achievements can boost his self-confidence and help motivate him to keep trying hard and looking for effective strategies to overcome his challenges.

Not all praise is created equal

It may be that not all forms of praise are harmful. Research has shown that different types of praise have different effects on children. Distinctions have been made between person praise and process praise.

While Person praise on one hand evaluates a child’s traits, like his intelligence. Person praise evaluates a child globally, telling her that she is good or smart or outstanding. Examples of this kind of praise include, « You’re a good girl », « You’re so good at this », or « I’m very proud of you ». Studies have shown that person praise reduces motivation, focuses students on their performance and encourages them to compare their performance with that of others.

On the other hand process praise is related to the child’s effort, and focuses on his or her behavior and actual « work » or output. Examples of process praise include « you tried really hard » or « I see how carefully you are building that tower. » Process praise has been shown to encourage children to develop a flexible mindset, confront their weaknesses, and take on challenges

Praise the effort, rather than the intelligence

Effort-based praise emphasizes what your child can control, such as how much time he/she spends on a project or which strategies he/she uses. That’s why effort-based praise like “I am so impressed at how hard you worked on your science project” is more empowering than “Wow, you’re good at science.”

Reasons to use effort-based praise

Kids with learning and attention issues need to be reminded that the process of working toward a goal is just as important as reaching the goal. Your child may need to try several different strategies before he successfully completes a task. That’s yet another reason why it’s a good idea to use effort-based praise. Look for opportunities to compliment the way your child is approaching a task rather than placing all your emphasis on the end result, which may not turn out how he had hoped. Effort-based praise lets you tell your child you value not only him, but also his willingness to take risks and his determination to work toward his goals. For example, let’s say your child’s goal is to get to school on time. There are smaller steps along the way: waking up, brushing his teeth, getting dressed and having his backpack ready. By recognizing the steps your child does well, you can help him see that he is capable of reaching the overall goal. You can also show him he can achieve it through effort and planning.

When children are praised for their efforts or achievements, taught the value of working hard when dealing with academic challenges, this encourages them to sustain their motivation, performance and self-esteem. To summarize this article, and practice what I am preaching, on her High School graduation, shouldn’t I acknowledge my daughter Sarah for her efforts as she enters the new battlefields of life, and wishing her to find her own star and reach for it?

You Made It

 

By Rosie Bourget

 

Dedicated to my daughter Sarah

 

I’m not surprised of your achievement

I’m just impressed you made it with contentment

Unsure of the path you’d go,

I thought you were going to let go.

 

You have proven that it was not a lack of interest

It was a matter of what’s in your best interest

I’ve been there for you every step of the way

I’ve seen the will that you carried all the way.

 

Bullying, name calling, still you didn’t give in

You’ve been down, and you’ve been in

But I never had a doubt despite all

You wouldn’t make it through it all.

 

Yes, you made it through it all

And I salute your effort even if it’s small.

Best wishes for your next adventure

Blessings and prayers for your future.

Le mois de mai : Le mois du Patrimoine Culturel Haïtien


Haiti-Observateur 24-31 mai 2017

Par Rosie Bourget

Durant l’automne, s’il y a des mois qui sont plus chargés que d’autres, le mois de mai est en tête de liste. A l’affiche on trouve : fête internationale du travail  (sauf aux États-Unis où cette fête a lieu en septembre), fête des mères à l’haïtienne et à l’américaine, jour de l’Ascension, saison de remise des diplômes, le mois du patrimoine culturel haïtien, le mois de Marie, le mois des esprits malins, pour ne citer qu’eux. En dépit de tous ces événements qui se déroulent à la même époque, ce billet de circonstance se concentre uniquement sur l’importance du patrimoine culturel haïtien.

C’est quoi la culture.

Cicéron est le premier à appliquer le mot « culture » aux choses de l’esprit ou à l’âme (animus) : « Un champ si fertile soit-il,  ne peut être productif sans culture, et c’est la même chose pour l’âme sans enseignement » (Tusculanes, II, 13). Cette « culture de l’âme » est synonyme de ce que Cicéron appelle par ailleurs les « humanitas », cela même que les grecs appelaient paiedeia, terme qui désigne « le traitement à appliquer aux enfants pour qu’ils deviennent des hommes ».

Par définition

La culture, c’est ce qui s’ajoute à la nature. Elle recouvre tout ce par quoi l’existence humaine apparaît comme s’élevant au-dessus de la pure animalité, et plus généralement tout ce qui élève l’homme au-dessus de la simple nature. La culture qui caractérise l’humanité peut être considérée soit comme un état des facultés, soit comme un système de fonctions ou de pratiques, soit comme processus qui peut être étudié ou bien à l’échelle de l’individu ou bien à celle de l’humanité. Généralement on oppose la nature et la culture pour distinguer ce qui est inné de ce qui est acquis. Tandis que la nature d’un être se transmet par hérédité, la culture se transmet par héritage. La culture désigne les attitudes, les croyances, les mœurs, les valeurs acquises et transmises par l’éducation.

Chaque personne apporte sa pierre à l’édifice pour mieux cerner cette notion interdisciplinaire. Nous nous interrogeons ainsi sur la place à accorder à la culture haïtienne à l’étranger et dans le milieu scolaire. Certains haïtiens vivant à l’autre bout du monde, font quant à eux de la culture un ingrédient dans la recette de la créativité, avec le travail et la méthode. Dans un tout autre domaine, on se rend compte dans les communautés haïtienne et hispanique de « Little Haïti et Little Havana » de Miami, la culture devient une nécessité à leur survie. Mettant entre parenthèses leur souffrance, elle leur permet de recréer une communauté humaine par le partage et de restaurer un sentiment d’appartenance.

La culture ne se limite pas à une compilation de connaissances figées d’une culture souvent élitiste. Au contraire, la culture est généreuse et bienveillante, elle accueille aussi bien ce qui est nouveau et nous touche au quotidien. C’est une dynamique des savoirs qui permet de dégager un sens existant ou possible dans chaque connaissance. Plutôt qu’une lecture anxieuse de manuels, la culture est le programme de toute une vie.

Qu’en est-il de la culture haïtienne ?

La culture haïtienne n’est pas un fait divers. Elle est tellement ancrée dans l’âme des Haïtiens qu’on dit que l’on peut sortir un haïtien d’Haïti, mais on ne peut sortir Haïti d’un haïtien.  Si certains nous considèrent d’un côté comme des « barbares ou des sauvages » et de l’autre « des illettrés », une chose est sûre, nous ne sommes pas dépourvus de culture. La culture haïtienne s’incarne dans des institutions et des œuvres, des paroles et des actes,  ce qui est le reflet de la beauté intérieure de notre société.

L’appréciation de la culture haïtienne à l’étranger

Chaque année, la Fête du Drapeau fait vibrer dans le cœur des haïtiens de la diaspora une fierté sans pareille. Fierté d’être le premier peuple noir non pas à avoir réclamé son indépendance, mais à l’avoir acquise de façon stratégique.

La culture haïtienne connaît une évolution particulière sur le territoire américain. Dans diverses écoles publiques situées dans les quartiers où la majorité de la population est formée d’élèves venant des parents immigrés haïtiens, le bicolore haïtien est célébré à grande échelle.  Le Mois de la Culture Haïtienne (Haitian Cultural Héritage) constitue un thème à part entière. Depuis notre sculpture et notre peinture en passant par notre artisanat, nos danses, notre musique qui nous propulsent de plus en plus au-devant de la scène internationale. Plusieurs activités culturelles ont eu lieu en Floride ces deux derniers weekends.

À l’école primaire de North Side (North Side Elementary School) situé à Fort Lauderdale, FL, les membres de cette communauté étaient invités le mercredi 17 mai à venir en famille, avec leurs amis et leurs voisins limitrophes, pour profiter d’une journée remplie de plaisir et d’activités éducatives et culturelles avec notamment de la poésie, divers performances musicales et de danse. L’objectif de la célébration de la Fête du Drapeau Haïtien dans des écoles publiques est de relever la fierté et le patriotisme haïtien en mettant en valeur la richesse de la culture haïtienne au sein de notre communauté du sud de la Floride durant la célébration du 214ème anniversaire du bicolore de la première République Noire du monde.

North Side Flag Day

Sur la pelouse de l’ecole North Side

La fête du bicolore a revêtu différents aspects : soirées dansantes, veillées patriotiques, recueillement religieux, foire artisanale et artistique. De son côté, la communauté de Miami Dade a répondu également en grande pompe. Le commissaire Jean Monestime (district 2) et le comté de Miami Dade ont organisés le samedi 13 mai la 5eme édition de « Taste of Haïti Food & Cultural Festival) à Miami Dade College North Campus (lot-2), mettant en vedette de nouveaux poètes et diseurs. Il était à peu près 3 heures dans l’après-midi quand la cérémonie avait commencé en présence de plusieurs notables de la communauté haïtienne et de certains fonctionnaires de la ville de Miami Dade.

Des centaines de spectateurs haïtiens comme étrangers ont pris part à cette manifestation culturelle pendant plus de 7 heures de temps. En ce qui a trait à notre cuisine exceptionnelle, il y en avait pour tous les goûts. Nombreux étaient des restaurants ambulants qui servaient « griyot, banann peze, diri blan ak lalo ak krab, taso kabrit ak kodenn, kremas, mayi boukannen etc. » aux gens qui y étaient présents. Cette festivité à caractère purement culturelle était aussi l’occasion pour les participants d’apprécier l’artisanat haïtien à travers d’autres expositions ayant eu lieu tout l’après-midi.

Taste-of-Haiti

Taste of Haiti 2017

Le commissaire Monestime et le Comté de Miami Dade ont offert une festivité culturelle bien élaborée qui a permis de faire ressortir  la fierté Haïtienne au sein de notre communauté de Dade et de Broward, mettant ainsi en relief notre langue, notre culture et notre histoire. Félicitations aux organisateurs du Comté de Miami Dade qui ont consenti à injecter beaucoup d’énergie pour offrir au public cette magnifique manifestation culturelle placée sous le signe de la gaieté et la bonne humeur sur le pavé couvert d’une verdure abondante, de Miami Dade College à l’occasion de la Fête du Drapeau.

Parallèlement, jeudi 18 mai, l’hôtel de ville de Miramar, un environnement naturel de toute beauté, a présenté au Centre Culturel de Miramar (Miramar Cultural Center), un concert gratuit aux habitants de la ville, intitulé « Haitian Flag Day Celebration », au cours duquel un public nombreux a pu ainsi entendre et applaudir la charmante voix de la grande dame de la chanson haïtienne, Emeline Michel. Dans l’assistance, la présence des grands notables de la Mairie ne manquait pas de se faire remarquer. Parmi lesquels se trouvaient : le Magistrat Wayne M. Messam et la Conseillère Municipale Darline B. Biggs qui ont délivré le message de bienvenue aux participants, le Conseiller Municipal Maxwell B. Chambers et la Mairesse du Comté de Broward Barbara Sharief.

Emeline Michel 18 mai au Centre Culturel de Miramar

Emeline Michel 18 mai 2017

Sur un large podium, la diva haïtienne a interprété plusieurs chansons de son répertoire. Pendant une heure et demi de prestation, Emeline a fait une démonstration de sa parfaite maitrise de la scène pour charmer le public, comme elle en a l’habitude. Avec sa chanson « Lanmou se Flanm Ki Klere Devanm », Emeline a mis de la flamme dans les jambes de toutes les femmes. Notons aussi que la 18e édition de Compasfest prévue pour le weekend écoulé pendant 2 jours consécutifs (20-21 mai) à Bayfront Park, Downtown Miami, a aussi marqué comme à l’ordinaire la journée du bicolore haïtien.

Alors que la cérémonie officielle, tenue à l’Arcahaie, des défilées de Corps d’Honneur », dans la diaspora haïtienne, la commémoration du bicolore haïtien revêt un autre charme. En cette occasion, on fait un peu de tout ou de tout un peu, à la manière des haïtiens. Des festivités s’organisent partout dans les villes. Si la date tombe en weekend, on a l’embarras du choix pour décider d’où continuer la fête. Les groupes musicaux donnent des prestations à chaque coin de rue où résident nos compatriotes haïtiens.

Nous pouvons conclure le marché, en notant qu’on caractérise « une culture » par tout un ensemble d’habitudes et de représentations mentales, constituant les unes par rapport aux autres, un système original et se communiquant de manière invariable à tous les membres d’une certaine population. La culture d’une société donnée inclura la totalité des coutumes, des lois, des croyances, des formes d’art, de langage et de pensée d’une collectivité.