Citation


I measure my success not through what I have accomplished in life but by the obstacles which I have overcome.” ~Rosie Bourget~

Quand le mot « Œuvre » est féminin et masculin


Œuvre, nom féminin
Le nom œuvre est plus souvent féminin que masculin. Il est féminin quand il désigne :
• « le travail, l’action qu’une personne accomplit afin d’obtenir un résultat » et « le résultat de ce travail »

o Simon a accompli une œuvre colossale en rédigeant ce rapport.
o Ce plan de travail détaillé est une œuvre de Brigitte.
• « l’action humaine dans le cadre d’une organisation charitable »

o Son oncle riche est généreux auprès de cette œuvre de bienfaisance.
o Sans les bonnes œuvres, ce village ne se serait pas reconstruit.
• « la production artistique, le résultat d’une activité de création »

o Le jeune homme qui donne la conférence est l’auteur de cette œuvre.
o L’œuvre de Victor Hugo est impressionnante.
• « le résultat d’un phénomène naturel, social ou psychologique, ou d’une faculté humaine »

o J’ai cru voir un yéti derrière cet arbre, mais c’était sûrement l’œuvre de mon imagination.
o Julie était très nerveuse quand elle a commencé ce nouvel emploi, mais le temps a fait son œuvre et elle est maintenant très sereine.

Œuvre, nom masculin
Le nom œuvre est masculin quand il touche l’architecture. Le gros œuvre est « la structure d’un bâtiment, soit de la fondation, des murs et de la toiture ». Le second œuvre fait référence aux travaux de finition.
• Le plâtrier terminera le second œuvre à temps pour l’inauguration.
Dans le domaine de l’alchimie, œuvre est également masculin dans l’expression grand œuvre, désignant la réalisation de la pierre philosophale qui pouvait, selon les alchimistes, transmuer les métaux en or. Au figuré, grand œuvre a le sens d’« entreprise d’une importance capitale, création d’une valeur exceptionnelle ».
Finalement, le nom œuvre est masculin dans des domaines spécialisés. On dit un œuvre lorsque le mot désigne « l’ensemble des créations d’un artiste », qu’il soit musicien, peintre, graveur ou écrivain.
• Jeanne a lu tout l’œuvre de Dumas.
• L’œuvre de Rodin sera exposé au Musée l’année prochaine.
Locutions verbales contenant œuvre
Être à l’œuvre : travailler
Être à pied d’œuvre : être près du lieu des travaux, être prêt à agir (sens figuré)
Être l’œuvre de : être fait par, naître de l’action de
Se mettre à l’œuvre : commencer son travail
Mettre en œuvre : utiliser les moyens disponibles pour réaliser un projet
Faire son œuvre : agir, opérer
Faire œuvre de : agir à titre de
Mots composés avec œuvre
Sans trait d’union
Maître d’œuvre, œuvre d’art, bois d’œuvre, bonnes œuvres
Avec un trait d’union
Chef-d’œuvre, hors-d’œuvre, main-d’œuvre
Un peu d’histoire

Le mot œuvre vient du latin opera, le pluriel du mot opus. Il n’était à l’époque ni féminin ni masculin, s’inscrivant dans ce troisième genre du latin : le neutre. Vers 1250, son orthographe s’est fixée à celle que nous connaissons, œuvre, et le mot était seulement féminin. Deux siècles plus tard, œuvre a commencé à apparaître au masculin. Il a fallu deux autres siècles pour que les grammairiens établissent pour de bon les cas où le mot est masculin et ceux où il est féminin.

MES LIVRES


Judith et mes livresANIA ET FLORAISON page de couverture

 

Je m’appelle Rosie Bourget

 

A Rose In Full Bloom PictureA Rose In Full Bloom book cover

 

 

Je suis auteure/écrivaine, nouvellement arrivée dans le domaine de la littérature. J’ai décidé de me lancer dans la publication des livres pour faire sortir mes œuvres qui étaient cachées depuis des années dans un tiroir. Et, j’espère faire longue vie dans cette aventure de publication. Nous avons d’autres bouquins en préparation autant sur le développement personnel qu’en politique.

 

 

Mes livres sont disponibles en trois langues, « français, anglais, et créole », et ils sont aussi accessibles à tout âge dont les titres sont : Floraison, A Rose in Full Bloom & Istwa Kreyòl.

Rosie et claudy vente signatureFLORAISON BOOK COVER (2)

Mon partenaire de plume, Claudy Briend Auguste (l’auteur du roman Ania La Prince) et moi lors de notre première séance de dédicaces le 25 mai 2014  à  Davie, Florida.

 

 

Étant amatrice dans l’écriture, il me faut beaucoup de temps pour franchir la distance qui me sépare de la ligne d’arrivée. Cependant, avec l’assistance d’un phare constituant d’un puissant système d’éclairage pour me guider, je suis certaine que j’arriverai à bon port.

 

 
Au plaisir de vous compter parmi les lecteurs.

 

 

Pour toutes informations et commandes contactez l’auteure: 954-445-0344, ou par courriel,  rbourget18@gmail.com

ISTWA KREYOL SKETCH BY CLAUDY

Istwa Kreyòl, se yon liv ki gen anpil blag ak ti istwa komic ka p fè w ri jiskaske ou pipi.

RODRIGUE MILIEN: Un « talent » à l’état pur, l “Icône” qui a laissé ses empreintes


Par Rosie Bourget

Rodrigue Millien
Un artiste est comme l’arbre, ses racines abritent d’autres arbres. Etant fanatique de Rodrigue et amante de la bonne musique, je me permets, avant de payer tribu à la nature, de rendre un vibrant hommage à Rodrigue MILLIEM pendant qu’il est encore vivant, et d’apporter à mes lecteurs quelques informations relatives à sa carrière artistique.
Né le 27 octobre 1946 à la Cathédrale de Port-au-Prince, le jour même du mariage de ses parents. Sa mère l’ayant mis au monde devant l’autel au moment où le prête célébrait la bénédiction nuptiale. Le Curé a du arrêter la cérémonie pour transporter d’urgence sa mère à l’Hôpital Général afin de se faire couper le cordon ombilical.
Quel genre d’homme est-il ? Reconnu sur la scène musicale haïtienne et étrangère, Rodrigue a été bercé par la musique, depuis sa tendre enfance. Ce guitariste hors pair enchante nos soirées dansantes et participe à diverses formations musicales. Il a de l’or dans ses mains et un est grand animateur, ce qui fait de lui un homme exceptionnel.
Au début des années 70, Rodrigue MILIEN faisait partie de la troupe Alcibiade. Un groupe théâtral qui, jusqu’à aujourd’hui fait déborder ses fans d’incontinence d’urine chaque dimanche à l’antenne de la station locale Caraïbes FM. Bien outillé pour embrasser une carrière musicale, il commença à faire de la musique en 1973, à la suite du départ de son père pour les États-Unis. En classe de rhétorique, à quelques jours des examens du baccalauréat, il abandonna l’école pour se concentrer sur sa carrière d’artiste. Muni d’une guitare bricolée avec un morceau de bois et des fils électriques, il commença à se produire avec Jules Similien, alias Toto Nécessité, qu’il accompagnait. Les deux ont commencé à s’exercer dans le minuscule atelier de tailleur de Toto à la rue Montalais.
Passionné de musique ayant une culture qui se passe de présentation, de retour de voyage des États-Unis, Rodrigue MILIEN a formé son groupe Combite Créole en 1974 avec trois autres musiciens. Egalement chanteur du style troubadour traditionnel qui était déjà en lui, il compose et écrit ses propres morceaux. Etant donné que le groupe n’avait pas les moyens pour acheter ses propres instruments, le batteur, musicien de la chorale de saint-Joseph, devrait emprunter une batterie de l’église. Il comptait 23 albums à son actif. A part le dernier, sorti directement en CD, tous sont sous forme de disques 33 tours. La plupart de ces albums (LP’s) ont été reproduits en CD, sans l’autorisation du chanteur.
On peut aimer ou ne pas aimer Rodrigue MILIEN, mais tout le monde sait que sa contribution dans la musique haïtienne est par excellence un travail de titan, de .. et de solitude. Son unique but était d’exprimer ses sentiments pour le métier qu’il représente, de transmettre à sa manière, à travers ses textes sa ferveur artistique, qui est source de vie spirituelle, et de thérapie. A l’époque, il n’en était pas question de gagner beaucoup dans ce circuit, c’était de l’art pour l’art. Être à même de détendre un publique demandait tout un monde.
Sorti en 1978 sous la production de Claude Mancuso, Rodrigue MILIEN reçut la somme $7. 500 gourdes pour son rôle dans le film “Ala Mizè Pou Rodrigue”. avec l’assistance du réalisateur, il composa la bande originale et retravailla entièrement l’histoire de ce long métrage qui allait devenir la première comédie musicale haïtienne d’alors. On se rappelle que l’acteur acheta sa première voiture d’occasion pour une somme de $300.00. N’étant pas encore expert en la matière, il se débrouilla pour la conduire tout seul. Cette bagnole, enveloppée d’un nuage de fumée noire, ne connaissant rien en mécanique, il se rappelle avoir ajouté trop d’huile dans le moteur.
Enfant têtu et désobéissant mais dévoué et déterminée, Rodrigue se rendait à l’insu de ses parents à des festivals qui se déroulaient le dimanche ou les jours fériés aux cinés Capitol, Rex et Paramount. Ne pouvant s’offrir un billet d’entrée, il attendait la fin du spectacle pour accéder à la salle, lorsque la barrière d’entrée était dégagée. Un jour, il participa même à un concours de blagues dans un festival du Jazz Des Jeunes au Théâtre De Verdure, animé par Colson Augustin de Radio Caraïbes. Sorti deuxième, il empocha une prime de 10 gourdes.
Le lendemain, alors que l’on donnait le nom des gagnants du concours, son nom fut cité sur les ondes. Il reçut de ses parents, qui écoutaient la station ce jour-là, une sévère raclée pour avoir traversé à pied et sans autorisation un dimanche soir, tout seul, du Bel Air jusqu’au Bicentenaire ou se trouvait le Théâtre de Verdure. Malgré cette bastonnade, sa décision de devenir artiste était irrévocable et ferme.
En dépit de ses talents, de son caractère humoristique, de sa passion pour la musique car on ne devient pas musicien sans aimer la musique, le Musicien Compositeur n’a pas pu vivre de son art. L’atmosphère de travail, l’inconstance des revenus, le manque de loyauté/solidarité entre musiciens et l’exploitation des promoteurs ont constitué un facteur aggravant pour le « Kombit Kreyol ».

De plus, le métier de musicien c’est un métier particulièrement prenant en fin de semaine et le week-end ce qui pourrait léser la vie de famille. Par ailleurs, malgré ses faibles moyens, il avait l’opportunité de se déplacer pour les tournées et concerts dans divers pays, notamment Paris. Le meilleur souvenir de la carrière de Rodrigue MILIEN remonte à 1983, pendant la tournée qu’il effectua ave Toto en France. Il reçut un accueil chaleureux dès son arrivée à l’aéroport Roissy-Charles de Gaulle, où une meute de journaliste le cueillit à sa descente d’avion. Confortablement installé dans une limousine, il fit le tour de la ville Lumière. A la fin de chacune de ses prestations aux petites heures du jour, les fans se bousculaient pour avoir une signature ou une dédicace sur des bouts de papier, des pochettes de cigarettes, des billets de banque.
Il a connu ses deux derniers grands moments de gloire aux cotés de l’un des artistes haïtiens de renom, Wyclef Jean qui a repris son titre “24èd tan”. C’était sa façon de sortir de l’oubli cet artiste de grand talent. 3n mai 2013, le Président de la République d’Haïti Michel Joseph Martelly a rendu hommage à ce polyvalent.
Enfin, il me semble important de parler du DEM (diplôme d’études musicales). En général, il y a différentes formations à suivre pour devenir musiciens. L’orientation vers une carrière musicale se fait dès le lycée, par la préparation d’un baccalauréat L (Lettres et Arts) ou Technique de Musique (mentionnant la spécialité musicale et l’instrument choisi) pour pouvoir ensuite se présenter aux concours d’entrée dans un conservatoire. Chanteur, Compositeur, Acteur, Guitariste prolifique, Rodrigue MILLIEN, le polyvalent, dépasse le cadre d’un simple musicien. N’étant pas musicien salarié des grands orchestres, par exemple, Les Difficiles et Gypsies De Pétion-Ville, l’Orchestre Tropicana d’Haïti, il a laissé des empreintes, des traces ineffaçables qu’aucun jeune artiste haïtien d’aujourd’hui ne peut égaler.
Pour quelqu’un qui n’a pas eu la chance de suivre des cours spécialisés en musique à l’université, Rodrigue est un musicien surdoué. Pour avoir bien maitrisé la guitare, Rodrigue MILIEN peut être classé parmi les plus grands guitaristes du monde entier, y compris George Benson. Prenons pour exemple une musique bien connue de sa discothèque, « kout ba rezidans » dans laquelle, c’est la guitare et son sens de l’humour qui sont l’essence du morceau. Partant du principe « Rendre à César ce qui est à César », si on devrait déceler un prix d’Oscar aux artistes haïtiens en Haïti, Rodrigue MILLIEN serait le premier à l’emporter.

Même s’il n’a jamais connu un grand succès commercial à l’échelle internationale, Rodrigue MILLIEN, excellent compositeur, grand guitariste de talent rare et original, …… Sa musique demeure toujours au musée imaginaire des grands musiciens haitiens. Cette double reconnaissance (d’Haïti Observateur et de l’auteure) permet de saluer son talent et son travail au service de la musique haïtienne et du théâtre local.

Rodrigue Millien et sa Guitare

Rodrigue MILIEN savait faire des heureux. A votre tour de lui rendre la réciprocité. Il a fait danser toute une génération, maintenant il se trouve dans une situation critique, il a un besoin urgent de notre soutien. Ceux qui ont plus de trente-cinq ans se souviennent encore de ses chansons telles « Koutba Residans », « Byen Jwenn, Byen Kontre», « Nécessité », « Dassoman », « Fanm Blofè », « Noces gaté », « Mizè Ti Nèg », « Régété », », Lougawou» et bien d’autres titres qui ont traduit bien des réalités auxquelles nous faisons face tous les jours. Cela fait un bon moment que nous sommes à la recherche d’un autre Rodrigue MILIEN. Impossible de le trouver. Alors ne lui laissez pas éteindre par manque de support. Ne laissez pas passer sa carrière comme une lettre à la poste. Faites quelque chose.

GO CHARLIE


charlie posterI ask the priest
To pray for Charlie Crist
Who will get rid of all rapists
So we the residents in Fort Pearce
Can get justice
And be at peace.

I ask my cat
That I bought at pets mart
Who is very smart
To forgive Rick Scott
For making him fat
By refusing to feed him low fat
By asking him to eat the floor mat.

Rick Scott
Was so hot
He used a baseball bat
To beat my cat
Because the cat
Chew his hat
He bought at KMart
That is shaped like plates mat.

If you are democrat
Vote Charlie Crist
To get rid of Rick Scott
The aristocrat
Who thinks he is as smart
As my fat cat.

Rosie Bourget

11/2/2014

Voter Charlie Crist


Je prie le Christ
Pour que Charlie Crist
Remporte les élections
A condition
Que Rick Scott
Le mangeur de chatte
Aille se faire battre
Pour ressusciter Arafat
Qui détestait Sadat.

Charlie Crist
Est le fils du Christ
Il n’est pas raciste
Ni égoïste
Il opte pour la justice
Sans porter préjudice
Pour combattre l’injustice
Il faut voter Charlie Crist.

Charlie Crist

Rosie Bourget

2 novembre 2014

ÉTIQUETTE, PROTOCOLE ET SAVOIR-VIVRE


Par Rosie Bourget *

parlementaire
Après avoir observé à plusieurs reprises le comportement de certains parlementaires qui, par manque de bienséance et de savoir-vivre, transforment le parlement en une véritable gaguère, une vaste cour de recréation, je juge nécessaire de présenter une rubrique où sont dispensés des enseignements concernant le code de bonne conduite ou comment se comporter en société.
En effet, on a pu relever des attitudes franchement grossières telles que « gratter ou soulever ses testicules, décortiquer son nez, interrompre sans cesse une conversation avec des collègues pour répondre à des appels téléphoniques, parler de sa vie privée, de sa copine, briser les bureaux du parlement, défoncer les portes du bureau d’une ministre » qu’un parlementaire ne peut pas se permettre de faire en pleine séance.

Récemment, on a pu observer des membres de la chambre basse se lançant dans un véritable pugilat, ou proférant des insultes à l’endroit de l’un et l’autre, et provoquant des scènes de violence. Récemment, au cours d’un pareil épisode, le député Fritz Gerald Bourjolly s’est fait marteler des coups de poing par un collègue. On ne sera pas suffisamment éclairé sur les vrais raisons et intérêts de leur intervention, mais qu’ils ne nous parlent plus de morale, (le cas de Mme Pierre-Louis) et autres bons sentiments. Quand à moi, je préfère ne pas écrire ce que je pense des parlementaires lorsqu’ils évoquent de tels sujets.

Dans cette perspective, rien, absolument rien, ne semble pouvoir empêcher aux parlementaires agresseurs de poursuivre leur objectif consistant à la destruction totale des structures sociales établies. En tout cas, on peut se faire une idée de ce que constitue notre Parlement d’aujourd’hui quand on sait qu’il compte dans ses rangs, ou qu’il avaient accueilli dans ses rangs, des repris de justice et des criminels, voleurs de véhicule et de moteur de véhicule, ou encore de pneus. Faut-il alors imputer aux mandants la faute d’avoir fait de mauvais choix pour les représenter ?
PROTOCOLE PARLEMENTAIRE
Les règles de politesse et de civilité constituent un art de vivre en harmonie avec les autres, que la nouvelle génération doit posséder pour s’intégrer à un monde meilleur et progresser dans leur carrière. Il est impossible de mentionner toutes les règles qui gouvernent toutes les situations. Par contre, il faut toujours faire preuve de courtoisie. Des formes usuelles de politesse aux mondanités, en passant par les négociations et le règlement des conflits, cette rubrique vous aidera à communiquer avec élégance. Il est nécessaire de distinguer les notions d’étiquette (formalisme des relations entre particuliers), de politesse ou de courtoisie (égards ou attitudes de respect), de bons usages ou de bonnes manières. Toutes ces notions concernent le comportement entre individus : certaines sont normatives. Le savoir-vivre peut être considéré comme une synthèse des comportements adéquats, il comprend des éléments d’étiquette et de bon usage. Les règles de savoir vivre diffèrent selon les pays et les époques, d’où l’utilité de s’informer sur les usages sociaux. Mais il existe aussi des règles universellement admises.
Le protocole permet d’accorder à chacun le rang et les égards qui lui reviennent en raison de sa fonction et non au regard de ses qualités personnelles ou de ses affinités (personnelles ou politiques). C’est une technique qui permet à chacun de « trouver sa place ». Le protocole, c’est d’abord le bon sens, donc beaucoup de préparation et d’anticipation, et peu de place à l’improvisation. Le protocole n’est qu’une commodité : il n’est pas stationnaire, il évolue avec le temps même s’il reste fondé sur les précédents ; il s’enrichit au fil de l’expérience ; il n’est qu’un recours. Son respect n’est pas un absolu en soi, il permet de trancher les difficultés en cas d’absence d’accord sur une autre solution.

PRÉSENCE DE DIGNITAIRES AUX RÉUNIONS

Lorsque des officiers d’Etat, des maîtres d’arrondissement, des députés de district, des prêtres ou des invités spéciaux sont présents à une réunion, il faut leur prodiguer le respect dû à leur rang. Ils doivent toujours être assis à la place d’honneur. Si un officier d’état, un maître d’arrondissement, un député de district, un prêtre ou un invité spécial arrive après le début de la réunion, l’officier qui préside frappera trois coups de maillet pour indiquer aux membres de se lever, et il demandera au maitre de cérémonie de l’escorter. L’invité prendra ensuite sa place d’honneur. Toutefois, il n’est pas nécessaire de reconnaître d’une manière spéciale un officier d’Etat, un vice-maître suprême, un maître d’arrondissement ou un député de district qui assiste à une réunion de son propre conseil ou de sa propre assemblée à moins qu’il ait été invité d’y assister à titre officiel ou qu’il le demande lui-même. Ceci permet à l’officier en question de prendre part aux délibérations d’affaires de son conseil ou de son assemblée sans compromettre le poste qu’il occupe.

CODE VESTIMENTAIRE POUR LES RÉUNIONS

Celui qui préside devrait, par respect de la dignité de son poste, être proprement et convenablement vêtu. Il doit demander à ses officiers de faire autant. Ainsi, ils indiqueraient aux membres le code vestimentaire à observer.

VISITE DU DÉPUTÉ OU D’UN OFFICIER SUPÉRIEUR

Lorsque le député, le maître de l’arrondissement ou autres officiels de rangs supérieurs doit assister à une activité dans un conseil ou dans une assemblée, il faut assurer qu’il soit informé de la date, de l’heure, du lieu et du but ou encore du genre d’activité, aussi bien que la fonction et autres renseignements pertinents à fournir à d’autres participants au programme. Si les femmes assistent à de telles activités, il faut inviter l’épouse du député d’état. Il faut l’informer du code vestimentaire et prendre les mesures nécessaires pour qu’un comité des épouses la prenne en charge et l’accueille. Il importe toujours d’informer le député et les invités de la table d’honneur du code vestimentaire pour l’occasion.

r_bourget@yahoo.com
MSW (Masters of Social Work)
CSW (Clinical Social Worker)

LA CIGARETTE ÉLECTRONIQUE : EST-ELLE DANGEREUSE POUR LES JEUNES?


Par Rosie Bourget

cigarette electronique
Le principe de l’E-cigarette est né d’une idée d’Herbert A. Gilbert, qui en 1965 a breveté un dispositif qui partage les principales caractéristiques de la cigarette électronique. L’histoire de l’E-cigarette a donc redémarré au début du XXIème siècle. L’invention de l’E-cigarette est attribuée à Hon Lik, pharmacien chinois. Le premier prototype de cigarette électronique utilise une batterie au lithium pour produire l’énergie permettant de vaporiser le glycérol et une solution de nicotine à travers un dispositif piézo-électrique. Le début de chaque bouffée est contrôlé par une soupape s’ouvrant à la demande. La production d’aérosol ultrasonique a depuis été remplacée par un élément chauffant pour les e-cigarettes commercialisées. Le dispositif a d’abord été introduit sur le marché intérieur chinois en mai 2004 en tant qu’aide pour le sevrage tabagique. Ensuite, l’exportation a commencé en 2005-2006, avant un brevet international en 2007. L’efficacité de l’E-cigarette pour le sevrage du tabac n’a pas été montrée.
De nombreuses autorités sanitaires refusent de dire que ce produit est bénéfique pour le sevrage tabagique, en l’absence d’études. Plus récemment, ce produit a été vendu pour être utilisé là où fumer est interdit, mais de nombreux responsables de lieux privés ou publics, tels que les compagnies aériennes, ont pris l’initiative d’y interdire l’utilisation de la cigarette électronique. Aujourd’hui, ce produit est le plus souvent vendu comme une nouvelle alternative aux fumeurs. La cigarette électronique n’est pas chère parce qu’elle n’est pas imposée comme les produits du tabac et parce que récemment de nouvelles cigarettes électroniques jetables ont été commercialisées. Ce produit constitue potentiellement une porte d’entrée à l’utilisation du tabac chez les adolescents en raison d’une baisse des prix de 60 à 100 € à moins de 6 à 10 €. Une présente étude a été conduite pour voir si l’assertion que les e-cigarettes sont devenues un nouveau produit d’initiation au tabac est justifiée ou non.
Quatre fois moins chère que la cigarette traditionnelle, l’E-cigarette provoque, selon les consommateurs, des sensations comparables à l’autre. Coco, pêche ou mangue, on peut choisir son arôme pour accompagner la nicotine. Cette dernière peut être dosée en fonction de ses objectifs : réduire sa consommation de tabac ou viser l’arrêt total. Avec un million d’usagers en France et 7 millions en Europe, l’e-cigarette prend de l’ampleur. Selon une étude des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), sa consommation aurait même doublé en un an chez les collégiens et lycéens américains, 1,78 million de jeunes l’ayant utilisé en 2012.
La CDC a basé son étude sur un questionnaire délivré à 20 000 élèves. L’expérimentation de l’E-cigarette est ainsi passée de 4,7% en 2011 à 10% en 2012. Son utilisation courante a elle (quasiment) doublé, passant de 1,5% à 2,8%. Plus étonnant, la proportion de ceux qui ont vapoté et fumé au cours des 30 jours précédant l’enquête s’élève à 76,3%. Un chiffre qui inquiète les autorités américaines. « La montée de l’utilisation de la cigarette électronique est inquiétante, indique Tom Frieden, directeur des CDC. Car la nicotine que contient la cigarette électronique est une drogue qui entraîne une forte dépendance et de nombreux jeunes qui commencent avec elles, peuvent être condamnés à être dépendants toute leur vie ». Le ministère américain de la Santé estime même qu’il est « urgent de mettre en œuvre des stratégies pour empêcher la publicité, la vente et l’utilisation de la cigarette électronique par les jeunes ». Un grand nombre d’États américains ont, à l’instar de la France, interdit leur vente aux mineurs.
Selon la société française de tabacologie, la cigarette électronique reste moins nocive qu’une cigarette traditionnelle. Son secrétaire général, le Dr Gérard Mathern rappelle que cette dernière contient par exemple du goudron, une substance extrêmement toxique. La cigarette conventionnelle, du fait de sa combustion, crée, de plus, du monoxyde de carbone, un gaz notamment responsable des maladies cardiovasculaires chez les fumeurs. Alors que 90% des nouveaux fumeurs sont des adolescents, rappelle Tim McAfee, directeur du département Tabac aux CDC, «il est urgent de mettre en œuvre des stratégies pour empêcher la publicité, la vente et l’utilisation de la cigarette électronique par les jeunes». Le gouvernement américain devrait annoncer en octobre ses projets de règlementation de la cigarette électronique, les lois étant pour le moment différentes selon les États. Nombre d’entre eux en ont interdit la vente aux mineurs.
En Europe, plusieurs pays dont la France et l’Italie ont fait de même. L’étude des CDC a été réalisée à partir d’un questionnaire délivré à quelque 20.000 élèves, pour un rapport annuel sur les jeunes et le tabac. D’après ce que disent les fumeurs, ce n’est pas un produit inoffensif. Il y a toujours un doute sur sa nocivité à long terme. Si la communauté médicale y était au départ hostile, il semble que le succès rencontré par ce gadget électronique a permis de nuancer les points de vue.
L’essai de la cigarette électronique est en forte expansion chez les adolescents. La majorité de l’initiation chez les 12 et 14 ans se produit chez des non-fumeurs. L’utilisation de l’E-cigarette chez les fumeurs qui envisagent d’arrêter de fumer rapidement était moindre que chez ceux qui n’ont pas l’intention d’arrêter de fumer. L’E-cigarette est utilisée comme un nouveau produit du tabac. Pour éviter cette initiation et cette utilisation en tant que produit d’initiation, il serait beaucoup mieux de réglementer les cigarettes électroniques comme cela est fait pour les autres produits du tabac (ou les médicaments), d’interdire toute promotion et la vente dans les magasins ou sur Internet pour les adolescents de moins de 18 ans. De nouveaux projets de directive des entités concernées sur les produits du tabac ouvreront la voie à d’autres études de la réglementation des produits autres que le tabac qui diffusent de la nicotine. La prévention de l’usage de l’E-cigarette chez les adolescents est nécessaire dans un nouveau règlement.
r_bourget@yahoo.com
MSW (Maitrise en Science Sociale)
CSW/thérapeute (Travailleuse Sociale Clinique)

La Pauvreté : Quel Impact Peut-Elle Avoir sur l’Apprentissage ?


Par Rosie Bourget

Personne ne sort savant du ventre de sa mère. L’éducation est fondamentale pour le bien-être des enfants dans les pays du tiers-monde. C’est un bon moyen pour les aider et améliorer leurs conditions. Le but premier de cette rubrique est d’estimer les déterminants de la scolarisation et surtout de faire le lien avec la pauvreté. En d’autres termes, le niveau de vie, les différences observées entre la scolarisation et le travail des enfants dans les champs et la pauvreté.

la peauvrete et l'apprentissage

La pauvreté ambiante des ménages se conjugue souvent avec certains aspects du sous-développement des pays pauvres pour amplifier les tendances vers une sous-scolarisation des enfants. Dans ces pays pauvres, le marché financier est à l’état embryonnaire, sinon inexistant; l’agriculture est demeurée toujours intensive en main-d’œuvre. Pour plusieurs analystes de l’éducation, l’école est en déclin dans plusieurs pays en développement et plus particulièrement dans les pays de la Caraïbe, d’Afrique au sud du Sahara à cause d’un sous-investissement dans le secteur, d’une inadéquation entre les enseignements dispensés et les débouchés réels de l’économie, des nombreux échecs ; bref d’une absence totale de politiques éducatives dans ces pays.

On distingue trois principaux facteurs qui expliquent les problèmes de l’école, dont les contraintes budgétaires, l’aide internationale et les ressources humaines. En face d’une situation de crise où les pays en développement doivent faire face à d’énormes problèmes de solvabilité dus notamment à la chute des coûts des matières premières (qui raréfient les recettes de ces pays) et à de forts taux d’endettement. Ces politiques en limitant fortement les investissements, au moment où la pression pour la scolarisation s’accroît au sein de la population, ont contribué à une forte augmentation des effectifs (classes surchargées), à une inadéquation des moyens pédagogiques, à un manque de motivation des enseignants souvent mal payés et sous qualifiés.

En ce qui concerne l’aide externe, elle n’a pas été à la hauteur des attentes des gouvernements. Elle reste très modeste au vu des besoins. De plus, les conditions souvent draconiennes d’octroi des financements par les agences ne permettent pas de disposer des ressources au moment des besoins. Enfin, seul un faible pourcentage du corps enseignant serait susceptible de faire face aux responsabilités nouvelles en matière d’encadrement et gestion des cours, d’une promotion d’une pédagogie centrée sur l’élève, de gérance des nouveaux outils pédagogiques offerts par les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Ces différents problèmes ont pour finalité d’amener les parents à extraire leurs enfants du système éducatifs pour les faire travailler dans les champs ou comme vendeurs/ses dans les marchés publics. Ce choix se trouve plus poussé chez les ménages pauvres où les frais de scolarisations constituent en outre des contraintes insurmontables.

Selon les recherches approfondies de l’auteure, en Haïti, la pauvreté influence négativement la scolarisation. Toutes choses étant égales, par ailleurs, les enfants vivant dans les milieux ruraux ont moins de chance que ceux des milieux urbains d’être solarisés. Ainsi, les enfants qui vivent en milieu rural ont 19,7 % de chances de moins que les enfants vivant en milieu urbain d’être scolarisés. Cela s’explique par l’absence d’écoles dans certaines localités ou par la longue distance qu’il faut mettre avant d’atteindre les écoles. D’où l’impact négatif de l’éloignement de l’école sur la probabilité de scolariser les enfants. Le fait que l’école soit éloignée réduit la probabilité de scolarisation des enfants de 86 %, alors qu’elle augmente leurs probabilités de travailler dans les champs de 14,8 %. La présence des enfants de 0-5 ans dans le ménage joue négativement sur la fréquentation scolaire des enfants de 6-14 ans. Ces derniers sont sollicités pour s’occuper des touts petits et dans la société haïtienne, c’est une tâche qui est davantage confiée aux jeunes filles.

Aussi, voit-on que le fait d’être fille se conjugue avec une faible fréquentation scolaire. L’une des principales causes de la mobilité des enfants est leurs participations aux activités socio-économiques des ménages. Ainsi, selon le lien de parenté avec le ménage, les propres enfants de la femme sont plus susceptibles de fréquenter que les enfants confiés ou que les enfants du conjoint.

De manière théorique, on s’entend à ce que le niveau d’éducation des parents et leurs occupations influencent la scolarisation de leurs enfants. Le fait que les parents soient instruits accroît leurs opinions sur l’école, accroît leurs chances d’insertion dans la vie active et donc offre un environnement excitatif aux enfants.

En conclusion, comme on peut s’y attendre, la scolarisation est une fonction croissante du niveau de vie du ménage et une fonction décroissante du travail. Les enfants issus des ménages pauvres ont moins de chances d’être scolarisés que ceux issus des ménages riches. Cependant, mon observation ne permet pas de conclure que le fait d’être pauvre est associé avec une forte propension des parents à envoyer leurs progénitures sur le marché du travail, même s’ils révèlent que les parents aisés rechignent à faire travailler leurs enfants.

D’autres facteurs comme le milieu dans lequel se trouve le ménage ou l’éloignement des écoles sont associés à la sous-scolarisation. Concernant les caractéristiques propres à l’enfant, la scolarisation est affectée par le sexe. Ainsi, les jeunes filles sont moins susceptibles de fréquenter l’école que les garçons. Le coefficient de cette variable sort significatif. De même, le lien de parenté de l’enfant avec le ménage influence sa scolarisation. Les enfants confiés ont moins de chance d’être scolarisés que leurs propres enfants.

r_bourget@yahoo.com
MTS (Maitrise en Travail Social)
Ecrivaine/therapeute

« Haiti, Cent Ans d’Histoire (1915-2015) Et De Gouvernance » (suite et fin)


Un billet de Rosie Bourget et de Claudy B. Auguste

neg mawon

Avec un médecin pour presque 1000 habitants, le président-médecin « élu » en 1957, n’avait-il pas raté sa vocation. Lui qu’on voyait souvent porter une arme à feu pour sa propre protection ou « pou kraponnen » les irréductibles. La présence des matrones était beaucoup plus mises en valeur que des médecins, dans les hôpitaux et dispensaires de la République. Ainsi, même aujourd’hui malgré cette carence constatée, et en dépit du nombre élevé de diplômés des universités étrangères (Cuba, Mexique, RD…), est-il pénible d’assister à la mise à l’écart de beaucoup d’entre eux. L’intégration se fait aux compte-gouttes.

L’haïtien, en lui-même, est de nature paisible. Il danse quand il devrait pleurer. Il chante quand il devrait parler. Il est comme un ruisseau suivant tout droit sa course vers l’embouchure. Si des directives de déviation lui sont données, il épouse la forme de la courbe. A l’arrivée d’un prêtre au pouvoir, l’homme haïtien avait toutes les possibilités, selon le cri d’alarme lancé, de vivre en parfaite harmonie avec ses frères et de renforcer notre devise. Mais tout le contraire. Le prêtre fit déposer l’écharpe présidentielle dans un « layé » comme pour dire qu’un démon se trouve désormais au contrôle. Et des preuves n’en manquent pas…Tout par lui, et avec lui.

Réforme agraire, là où le bas blesse. Dessalines a payé de sa peau de plusieurs balles, pour avoir osé. L’agronome au Palais, en fin du XIXème pouvait-il faire mieux. Pourtant, ils (son équipe) répètent à satiété qu’Haïti est un pays essentiellement agricole. N’était-il pas à sa place pour passer de mots à la réalité. L’art de diriger n’est pas donné à tout le monde. Préval avait passé 10 ans au pouvoir, il avait essayé un programme de réforme agraire qui n’a rien apporté de positif comme résultat. Il y a ce qu’on appelle le “MAFETOU”, “Je peux le faire aussi” Gouverner en Haïti c’est juste donner l’impression qu’on fait quelque chose. En d’autres mots, (make believe).

Quand on regarde la gamme des différents secteurs, production et distribution des vivres, hygiène, santé et habitat, disponibilité en eau potable, conditions de travail, surtout pour les femmes, durée de la vie, et autres indices sociaux et économiques, le tableau d’ensemble qui se dégage est décevant, soit qu’on le considère en lui-même, soit qu’on le compare aux données correspondantes des pays plus développés.

Et ce n’est peut-être pas le mot le plus approprié pour décrire l’exacte réalité, en ce sens qu’il peut donner l’impression d’un phénomène stationnaire. Il n’en est pas ainsi. Dans la marche des pays développés et en voie de développement, on a assisté, ces dernières années, à une vitesse d’accélération différente qui contribue à augmenter les écarts, de sorte que les pays en voie de développement, spécialement les plus pauvres, en arrivent à se trouver dans une situation de retard très grave.

Enfin, dans le tumulte des ambitieux voulant gravir les perrons inexistants depuis le 12 janvier 2010, du Palais National, surgit un musicien-chanteur. Il a tous les mérites, quitte à l’admettre. Aucun de ses prédécesseurs n’a appliqué mieux que lui un savoir-faire. En trois ans au pouvoir, six (6) carnavals, dans un pays frappé d’un deuil meurtri en 2010 avec un taux de croissance alarmant, et un taux de chômage grandissant, sont organisés.

L’autre symptôme, commun à la plupart des pays, est le phénomène du chômage et du sous-emploi. Qui ne se rend compte de l’actualité et de la gravité croissante d’un tel phénomène dans un pays comme le nôtre ? S’il paraît alarmant dans les pays en voie de développement, avec leur taux élevé de croissance démographique et le grand nombre de jeunes au sein de leur population, dans les pays de fort développement économique les sources de travail vont, semble-t-il, en se restreignant, et ainsi les possibilités d’emploi diminuent au lieu de croître.

Ce phénomène, avec la série de ses conséquences négatives au niveau individuel et social, depuis la dégradation jusqu’à la perte du respect que tout homme ou toute femme se doit à soi-même, nous invite, lui aussi, à nous interroger sérieusement sur le type de développement réalisé en Haïti au cours de ces vingt-huit dernières années (1986-2014).

Si élections, il y en aura, il reste aux votants maintenant de combler le parlement de plus de musiciens possibles, qui, par la multiplication et l’organisation de réjouissances populaires, donneront un sens à leur existence. Et ainsi balance l’alchimie de leur vie.

Et les mamelles de la diaspora ne produiront pas toujours du lait en quantité suffisante, qu’on se le dise. Qu’ils le sachent. Mais heureusement qu’il existe encore des visionnaires pour venir avec des lanternes, et s’il le faut les allumer en plein jour du midi, pour nous éclairer les idées, nous ouvrir les yeux. Ils nous diront que l’été n’est jamais permanent, et sans le vouloir et le chercher, arrive toujours l’hiver. Et à Jean de La Fontaine dans « La Cigale et la Fourmi » de tirer des conclusions alarmantes qui peuvent gouverner notre vie, si, bien sûr, nous le voulions bien:

« La Fourmi n’est pas prêteuse :
C’est là son moindre défaut.
Que faisiez-vous au temps chaud ?
Dit-elle à cette emprunteuse.
Nuit et jour à tout venant
Je chantais, ne vous déplaise.
Vous chantiez ? j’en suis fort aise.
Eh bien! dansez maintenant.

Pour une Haïti prospère, mettons de côté nos égos et le fanatisme. Enterrons la hache de guerre afin que le pays puisse finalement renaitre de ses cendres. Cessons de pratiquer la Loi du Talion, « Œil pour œil dent pour dent », qui apparaît en 1730 avant JC dans le code d’Hammourabi, alors roi de Babylone. Arrêtons de répéter à longueur de journée comme des « jacots », « l’haïtien est le premier Peuple Noir indépendant dans le monde», une indépendance qui ne vaut pas grand-chose, qui ne nous sert prèsqu’à rien, sinon qu’augmenter notre misère. Et qu’ « Haïti est un pays essentiellement agricole » alors que nous ne faisons rien pour développer l’agriculture. Même le citron, la banane…, c’est le pays limitrophe (Saint Domingue) qui nous les procure. N’est-ce pas une HONTE, pour un pays essentiellement AGRICOLE ? De quelle agriculture parlons-nous lorsque le peuple meurt de faim, mange de la boue ?
Puisqu’il y a une carence d’homme ayant la compétence requise pour diriger le pays, par conséquent, il est, en toutes circonstances, impératif de solliciter l’aide des professionnels de toute tendance afin d’éviter qu’Haïti s’effondre davantage dans la médiocrité.
Si l’on pourrait vivre dans un monde différent, dominé par le souci du bien commun de toute l’humanité, c’est-à-dire par la préoccupation du «développement spirituel et humain de tous», et non par la recherche du profit individuel, la paix serait possible comme fruit d’une «justice plus
parfaite entre les hommes».

r_bourget@yahoo.com
(MSW) Masters of Social Work
Auteur
Claudyauguste@gmail.com
Romancier