10 décembre : Journée Internationale Des Droits De L’homme


droits de l'homme en lettres mauve

Haïti Observateur 10-17 décembre 2014
Par Rosie Bourget
En 1950, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le10 décembre Journée des droits de l’homme pour porter à l’attention des « peuples du monde » la Déclaration universelle des droits de l’homme comme idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations. Adoptée en 1948, la Déclaration universelle des droits de l’homme a donné une forme juridique à tous les peuples et toutes les nations, dans l’histoire de l’humanité, les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels fondamentaux dont tous les êtres humains devraient jouir.

droits de l'homme article 19

Nous avons tous le droit d’exercer nos droits de l’homme sans discrimination et sur un pied d’égalité. Ces droits sont intimement liés, interdépendants et indivisibles. Les droits de l’homme sont les droits inaliénables de tous les êtres humains, quels que soient leur nationalité, lieu de résidence, sexe, origine ethnique ou nationale, couleur, religion, langue ou toute autre condition.

Les droits de l’homme ne peuvent être abrogés, sauf dans des circonstances particulières et conformément à une procédure spécifique. Le droit à la liberté peut, par exemple, être limité si un tribunal reconnaît la personne coupable d’un crime. Tous les droits de l’homme sont indivisibles, qu’ils soient civils ou politiques, notamment le droit à la vie, l’égalité devant la loi et la liberté d’expression; les droits économiques, sociaux et culturels, comme le droit au travail, à la sécurité sociale et à l’éducation; ou les droits collectifs, comme le droit au développement et à l’autodétermination sont indivisibles, liés et interdépendants. L’amélioration d’un droit facilite le progrès des autres. De la même manière, la privation d’un droit a un effet négatif sur les autres.

La non-discrimination est un principe universel dans la législation internationale des droits de l’homme. Le principe existe dans tous les grands traités sur les droits de l’homme et sert de thème central pour certains pactes global comme la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale et la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes.

droits de l'homme les hommes naissent egaux

Le principe de la non-discrimination en matière de droits de l’homme et de libertés s’applique à toutes les personnes et interdit toute discrimination basée sur une liste non exhaustive et comprenant le sexe, la race, la couleur, etc. Ce principe s’accompagne du principe de l’égalité, qui figure dans l’article premier de la Déclaration universelle des droits de l’homme : « Tous les êtres humains naissent libre et égaux en dignité et en droits ». La Conférence mondiale de Vienne sur les droits de l’homme de 1993 a noté, par exemple, que les États ont pour devoir de promouvoir de et protéger tous les droits de l’homme et toutes les libertés fondamentales, quel que soit le système politique, économique ou culturel.

Les droits de l’homme impliquent à la fois des droits et des obligations. Le droit international impose aux États l’obligation et le devoir de respecter, de protéger et d’instaurer les droits de l’homme. Respecter les droits de l’homme signifie que les États évitent d’intervenir ou d’entraver l’exercice des droits de l’homme. Protéger veut dire que les États doivent défendre les individus et les groupes contre les violations des droits de l’homme. Instaurer signifie que les États doivent prendre des mesures positives pour faciliter l’exercice des droits fondamentaux de l’homme.

droits de l'homme droit a la vie

Au niveau individuel, nous avons, certes, le droit d’exercer nos droits humains, mais nous devons aussi respecter les droits des autres. À se demander si les droits de Michael Brown, d’Abner Louima, de Trayvon Martin et d’Éric Gardner ont été respectés ? Si la réponse est non, de quels « droits » de l’homme parle-t-on ? Est-ce-que les Nations Unies ne se sont pas trompées de mots ? En lieu et place des « droits » de l’homme, elles voulaient protéger les « 10 doigts » de l’homme. Personne ne sait si c’est le pouce, l’index ou bien le « doigt » le plus petit qui est l’auriculaire. Alors que ces hommes noirs précités ont été victimes de mauvais traitements, rappelons qu’il y a un protocole facultatif qui affirme que la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits et constituent des violations graves des droits de l’homme.

droits de l'homme arretez l'injustice

L’article premier, qui énonce les postulats philosophiques sur lesquels repose la Déclaration, se lit comme suit : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. L’article définit ainsi les idées fondamentales dont s’inspire la Déclaration : le droit à la liberté et à l’égalité est un droit acquis dès la naissance et qui ne saurait être aliéné; comme l’homme est un être moral et doué de raison, il diffère des autres créatures de la terre et peut en conséquence prétendre à certains droits et à certaines libertés dont les autres créatures ne jouissent pas.

À la conférence qui s’est tenue en 1945, à San Francisco, pour élaborer la Charte des Nations Unies, une proposition avait été présentée concernant la rédaction d’une « déclaration des droits fondamentaux de l’homme », mais elle n’avait pu être examinée, nécessitant une étude plus détaillée qu’il n’était possible à l’époque. La Charte parle clairement de développer et d’encourager « le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion » (art. 1, par.3). Beaucoup considéraient aussi que l’idée de promulguer une charte internationale des droits de l’homme était fondamentalement implicite dans la Charte.

Conçue comme étant « l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations », la Déclaration universelle des droits de l’homme est effectivement devenue l’étalon permettant de déterminer dans quelle mesure sont respectées et appliquées les normes internationales en matière de droits de l’homme.

La Déclaration universelle des droits de l’homme affirme que l’exercice des droits et libertés d’une personne ne peut être soumis à certaines limitations devant être établies par la loi, qu’en vue d’assurer la reconnaissance des droits et libertés d’autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l’ordre public et du bien-être général dans une société démocratique. Les droits ne peuvent s’exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies ou avec l’intention de détruire les droits énoncés dans la Déclaration (art. 29 et 30).

droits de l'homme article 13

Ainsi, certains droits ne peuvent être suspendus ou limités en aucune circonstance, même dans des situations d’urgence. Il s’agit du droit à la vie, à la protection contre la torture, l’esclavage ou la servitude, l’emprisonnement pour dettes et l’application de lois pénales rétroactives, le droit de chacun à la reconnaissance de sa personnalité juridique et à la liberté de pensée, de conscience et de religion.

La Charte internationale des droits de l’homme est un jalon dans l’histoire des droits de l’homme, une véritable Magna Carta marquant l’arrivée de l’humanité à une étape cruciale : l’acquisition consciente par l’homme de sa dignité et de sa valeur.

r_bourget@yahoo.com
MTS (Maitrise en Travail Social)

HOW TO HELP PEOPLE UNDERSTAND COMMON SENSE


common sense not in everyone garden

Everyone has lapses in common sense. Common sense isn’t a one-stop-destination; it’s a way of thinking that needs constant nourishing and application, and this article provides one way of looking at developing your common sense a little further. Common sense can be learned and applied in everyday situations regardless of your background, training, Intellectual Quotient, social status or experience. The more we’re trained to think one way (by our workplace, family, culture, etc.), the greater the chance that sometimes we allow sloppy or auto-pilot thinking to take the place of common sense.

We are human; we are fallible. And our brains work in certain ways as a means of providing shortcuts to ensure survival in a world where being chased by predators could end your life. Like the saying “Things are not usually the way they appear”. Smart people do not always do things in a smart way; sometimes smart people can do irrational things like gambling away all their money on the stock market, having extramarital affairs that destroy their marriage and their political career. While each of us creates a reality out of our own experiences and makes sense of our world through this personal lens, for the most part, we understand that our sense of reality is only a small portion of a much larger picture. For some people, however, their sense of reality becomes the only sense of reality and they believe that they can manipulate or magically transform situations to turn out the way they want them to be. In steps irrational behavior for some and insanity for the less fortunate.

What is the purpose and meaning of common sense?
According to Merriam Webster, common sense is about exercising « sound and prudent judgment based on a simple perception of the situation or facts ». This definition suggests that common sense depends on not over-complicating the situation (simple), applying experience and general knowledge to the situation (sound and prudent judgment), and implicit in this is self-trust that your considered experience is valid for future situations.
Karl Albrecht calls common sense practical intelligence. He defines it as « the mental ability to cope with the challenges and opportunities of life ». He explains that common sense is situational, dependent on context, and that your common sense in one aspect of your life might be excellent while failing abysmally in another aspect of your life. As to the purpose of common sense, it is basically thinking that prevents you from making irrational mistakes or decisions, a thinking approach that may open your eyes to the possibility that insisting on being right prevents you from seeing the bigger picture.
• Common sense can also serve the purpose of removing you from being hidebound to rules, theories, ideas, and guidelines that would hamper or stifle the best decision in a particular situation. In other words, just because something says so, or just because it has always been done that way, is not a reason to abandon common sense about present needs and changed circumstances.

How to apply common sense

• Start by taking a look at your own emotions, beliefs, and practices to make sure they’re not overriding your common sense. Test different scenarios in your mind to try and ascertain the practical consequences of applying the decision or action the way you want to. Is it practical, have you accounted for everything, and what will happen if things go wrong? If things go wrong, can you fix them and if you can’t, what will be the consequences?
• Consult with others. If your reality is clouding your judgment too much, reach out and discuss the situation with others to gain wider appreciation of their perspectives and ideas. This is most important where you are too close to a situation and any decision or action you take might be infected by your proximity.

Daniel Willingham cites examples of people who throw money at the stock market, or people who choose unsuitable life situations as people who made decisions or took actions without using reflective thinking. Rationalizing that external signs seem fine while ignoring complete mismatches to the person you are or the beliefs you hold is a denial of common sense. In other words, just because other people do or use something effectively isn’t a sign that it will suit you too; you need to put your own reflective mind to work on each situation to decide whether it will be a fit for you, your lifestyle, and those around you directly impacted by your decisions.

Reflective intelligence is about being able to stand back and view the bigger picture so that you realistically appraise the situation or environment directly around you rather than forcing yourself to conform to its suitability or practicing wishful thinking. After an accurate appraisal of the situation, a reflective mindset enables you to set goals that are realistic given the parameters you’re working within, and to take sensible actions toward meeting those goals.

Do less, think more. Siimon Reynolds says that many of us are suffering from « Obsessive Do-Itis ». This simply means we’re obsessed with doing more all the time instead of thinking. And while we’re running around frantically being busy all the time, we’re not being productive and we’re contributing to a culture that admires incessantly busy people. Is this common sense? Hardly. It is about working harder and longer without taking time out to reflect.
Allocate thinking time every single day, even if it’s only 20 minutes. Siimon Reynolds suggests that you try this for one week, and says that at the end of it, you’ll notice much reduced stress levels. And your common sense will improve markedly.

How to learn things that are basic common sense

common sense your best friend
There are things that every human being should know how to do and not leave to another person, things that go to the heart of personal survival, self-knowledge, and long-term health and safety. In this way, you can learn common sense through practical knowledge and application, informing you accurately when times are harder or when you must react quickly.
• Knowing how to cook and how the food gets to your table. For every person who proudly proclaims that he or she does not know how to cook, there is a person easily persuaded by others that any food is suitable for them, no matter how unhealthy or how unethically or unproductively sourced. It’s no badge of honor to not know how to cook for yourself; it’s often a sign of laziness or a rebellion against supposed domesticity. Knowing how to cook is basic common sense because it will ensure your healthy survival under any conditions. And, no matter how infrequently you use this skill, it’s enjoyable and rewarding.
• Knowing how to grow your own food. Being able to grow your own food is an assurance of self-survival. Learn the skill if you haven’t already and instill it in your kids.
• Knowing about nutrition. If you’re cooking for yourself, and perhaps growing your own food, you’ll be more connected with your body’s need for healthy nutrition. Eat healthily most of the time, in moderation, and with an eye to meeting all appropriate nutritional needs for your age, gender, height, and personal conditions.
• Knowing and respecting your surrounds. It’s common sense to know what local conditions impact your life, from weather to wildlife. Take the time to get to know your local environment and respond to it appropriately, from adequately weatherproofing your home to removing invasive species from your garden.
• Knowing how to budget and not spend more than you’re earning. It’s common sense to only spend what you have. Sadly, many people manage to forget this in an orgy of frequent over-spending, behaving as if a bulging credit card debt came as a complete surprise to them. Over-spending is an irrational habit, as is hiding unopened bills at the back of a closet; reining in the spending with a budget and self-restraint is common sense in action. And make sure to get all important financial decisions and agreements in writing, from loans to sales; you can never be too careful when it comes to money.
• Knowing the limitations of your own body. This includes knowing which foods wreak havoc with your body, which foods work for you, knowing how many hours of sleep you need, and knowing the type of exercise that benefits your body and metabolism best; read widely but work out for yourself what harms and heals your body, as you’re the real expert on this topic. Moreover, you’re no super hero – ignoring bodily injuries is done at your own peril, such as continuing to carry heavy loads with an aching back, or refusing to acknowledge constant pains.
• Knowing how to analyze situations and think for yourself. Instead of digesting the pulp media thrown at you every day, and ending up in a state of fear because every second news item is a crime or disaster, start thinking about the reality behind the newsfeed and start thinking about life and happenings with a healthy, open, and questioning mindset. Help free others from the fear media by teaching them how to recognize the tactics used.
• Knowing how to repair items. In a world heavily dependent on disposal of items rather than repairing them, we’re adding to the Earth’s burden. And, we’re beholden to those who manufacture items with in-built obsolescence because we’ve lost the ability to tinker and fix things ourselves. Learning how to fix or mend clothes, appliances, household objects, car engines, and many other items that are important to our daily functioning, is not only liberating but is also an important way to exercise our common sense.
• Knowing how to plan in advance. So that you’re not doing things haphazardly, more expensively, or without an idea of the consequences, learn to plan ahead. Forward thinking is always a sign of good common sense, as is being able to review the consequences of different outcomes.
• Knowing how to be resourceful. Resourcefulness is the art of « making do »; it’s about taking small things and making them go a long way with a little imagination and elbow grease. It’s about being able to thrive under difficult conditions and still prosper and not feel deprived. Resourcefulness is a key part of using common sense, and again, it’s a skill that liberates you from consuming to live.
• Knowing how to connect with community. It’s common sense to be a part of your community; unfortunately many people prefer to bunker down and remain aloof or unhindered by the others around them. Connecting with others in your community is part of being human, of relating, and of opening yourself up to sharing and generosity.
• Knowing how to keep safe. Whether you’re in public or at home, safety is a matter of common sense. Pushing saucepan handles away from you on the stove, looking both ways when crossing the street, walking with a friend or group in dark areas of the city at night instead of being alone, etc. All of these are common sense safety actions that can be planned for and put into action before anything harmful happens; and doing so will often avert problems altogether. Think prevention, not disaster.

You don’t have to be highly educated; you do have to be open-minded and curious. And realize that this is a process, not a destination. You will have to make the mental effort throughout your life as to which messages you absorb and which people you allow to influence your thinking. Even this article is but one source of guidance on common sense – analyze it, critique its applicability to your own circumstances, and cherry pick, discard, or adopt those things that suit you or don’t fit with you. After all, doing so just makes plain common sense.

Here are some ideas to take into consideration when it comes to applying common sense

common sense a better way of doing things

Keep in mind that manipulative and controlling strategies do not equate to common sense. These are signs of people who wish to change reality and cause other people to fit in with their notions of reality. You can’t change this type of person, so unless you’re paid to hear their woes, use your common sense and keep a good distance from them.
Listen to the world and people around you before speaking – particularly if you have something to say that might be considered judgmental. If you can’t add something meaningful, don’t say anything. This may not immediately increase or cultivate your actual common sense, but will give others the distinct impression that you do, indeed, possess common sense.
Common sense dictates that all important agreements, such as financial and marriage agreements, be in writing. Trust not to the vagaries of time and faulty memories.
Avoid speaking or writing about the unimportant things that primarily make up our daily lives and only weigh in on those things that are of genuine import. You will not only be perceived as having common sense, you will actually be using it.
Learn all you can of any parts of the universe that interest you before you die. This will allow you to cultivate common sense within a context. « Common sense » without any real knowledge is not even as good for humans as animal instinct.
Popularity does not equate to common sense. Think about the proverbial lemmings leaping off the cliff before falling for this one.

Common sense is learned through experience. Your friends and family will be more than happy to talk about basic dos and don’ts for any given situation with which they have familiarity if they know it’s about ensuring your own safety.

Happy reading!

RB

11/20/2014

LA CIGARETTE ÉLECTRONIQUE : EST-ELLE DANGEREUSE POUR LES JEUNES?


Par Rosie Bourget

cigarette electronique
Le principe de l’E-cigarette est né d’une idée d’Herbert A. Gilbert, qui en 1965 a breveté un dispositif qui partage les principales caractéristiques de la cigarette électronique. L’histoire de l’E-cigarette a donc redémarré au début du XXIème siècle. L’invention de l’E-cigarette est attribuée à Hon Lik, pharmacien chinois. Le premier prototype de cigarette électronique utilise une batterie au lithium pour produire l’énergie permettant de vaporiser le glycérol et une solution de nicotine à travers un dispositif piézo-électrique. Le début de chaque bouffée est contrôlé par une soupape s’ouvrant à la demande. La production d’aérosol ultrasonique a depuis été remplacée par un élément chauffant pour les e-cigarettes commercialisées. Le dispositif a d’abord été introduit sur le marché intérieur chinois en mai 2004 en tant qu’aide pour le sevrage tabagique. Ensuite, l’exportation a commencé en 2005-2006, avant un brevet international en 2007. L’efficacité de l’E-cigarette pour le sevrage du tabac n’a pas été montrée.
De nombreuses autorités sanitaires refusent de dire que ce produit est bénéfique pour le sevrage tabagique, en l’absence d’études. Plus récemment, ce produit a été vendu pour être utilisé là où fumer est interdit, mais de nombreux responsables de lieux privés ou publics, tels que les compagnies aériennes, ont pris l’initiative d’y interdire l’utilisation de la cigarette électronique. Aujourd’hui, ce produit est le plus souvent vendu comme une nouvelle alternative aux fumeurs. La cigarette électronique n’est pas chère parce qu’elle n’est pas imposée comme les produits du tabac et parce que récemment de nouvelles cigarettes électroniques jetables ont été commercialisées. Ce produit constitue potentiellement une porte d’entrée à l’utilisation du tabac chez les adolescents en raison d’une baisse des prix de 60 à 100 € à moins de 6 à 10 €. Une présente étude a été conduite pour voir si l’assertion que les e-cigarettes sont devenues un nouveau produit d’initiation au tabac est justifiée ou non.
Quatre fois moins chère que la cigarette traditionnelle, l’E-cigarette provoque, selon les consommateurs, des sensations comparables à l’autre. Coco, pêche ou mangue, on peut choisir son arôme pour accompagner la nicotine. Cette dernière peut être dosée en fonction de ses objectifs : réduire sa consommation de tabac ou viser l’arrêt total. Avec un million d’usagers en France et 7 millions en Europe, l’e-cigarette prend de l’ampleur. Selon une étude des Centres de contrôle et de prévention des maladies (CDC), sa consommation aurait même doublé en un an chez les collégiens et lycéens américains, 1,78 million de jeunes l’ayant utilisé en 2012.
La CDC a basé son étude sur un questionnaire délivré à 20 000 élèves. L’expérimentation de l’E-cigarette est ainsi passée de 4,7% en 2011 à 10% en 2012. Son utilisation courante a elle (quasiment) doublé, passant de 1,5% à 2,8%. Plus étonnant, la proportion de ceux qui ont vapoté et fumé au cours des 30 jours précédant l’enquête s’élève à 76,3%. Un chiffre qui inquiète les autorités américaines. « La montée de l’utilisation de la cigarette électronique est inquiétante, indique Tom Frieden, directeur des CDC. Car la nicotine que contient la cigarette électronique est une drogue qui entraîne une forte dépendance et de nombreux jeunes qui commencent avec elles, peuvent être condamnés à être dépendants toute leur vie ». Le ministère américain de la Santé estime même qu’il est « urgent de mettre en œuvre des stratégies pour empêcher la publicité, la vente et l’utilisation de la cigarette électronique par les jeunes ». Un grand nombre d’États américains ont, à l’instar de la France, interdit leur vente aux mineurs.
Selon la société française de tabacologie, la cigarette électronique reste moins nocive qu’une cigarette traditionnelle. Son secrétaire général, le Dr Gérard Mathern rappelle que cette dernière contient par exemple du goudron, une substance extrêmement toxique. La cigarette conventionnelle, du fait de sa combustion, crée, de plus, du monoxyde de carbone, un gaz notamment responsable des maladies cardiovasculaires chez les fumeurs. Alors que 90% des nouveaux fumeurs sont des adolescents, rappelle Tim McAfee, directeur du département Tabac aux CDC, «il est urgent de mettre en œuvre des stratégies pour empêcher la publicité, la vente et l’utilisation de la cigarette électronique par les jeunes». Le gouvernement américain devrait annoncer en octobre ses projets de règlementation de la cigarette électronique, les lois étant pour le moment différentes selon les États. Nombre d’entre eux en ont interdit la vente aux mineurs.
En Europe, plusieurs pays dont la France et l’Italie ont fait de même. L’étude des CDC a été réalisée à partir d’un questionnaire délivré à quelque 20.000 élèves, pour un rapport annuel sur les jeunes et le tabac. D’après ce que disent les fumeurs, ce n’est pas un produit inoffensif. Il y a toujours un doute sur sa nocivité à long terme. Si la communauté médicale y était au départ hostile, il semble que le succès rencontré par ce gadget électronique a permis de nuancer les points de vue.
L’essai de la cigarette électronique est en forte expansion chez les adolescents. La majorité de l’initiation chez les 12 et 14 ans se produit chez des non-fumeurs. L’utilisation de l’E-cigarette chez les fumeurs qui envisagent d’arrêter de fumer rapidement était moindre que chez ceux qui n’ont pas l’intention d’arrêter de fumer. L’E-cigarette est utilisée comme un nouveau produit du tabac. Pour éviter cette initiation et cette utilisation en tant que produit d’initiation, il serait beaucoup mieux de réglementer les cigarettes électroniques comme cela est fait pour les autres produits du tabac (ou les médicaments), d’interdire toute promotion et la vente dans les magasins ou sur Internet pour les adolescents de moins de 18 ans. De nouveaux projets de directive des entités concernées sur les produits du tabac ouvreront la voie à d’autres études de la réglementation des produits autres que le tabac qui diffusent de la nicotine. La prévention de l’usage de l’E-cigarette chez les adolescents est nécessaire dans un nouveau règlement.
r_bourget@yahoo.com
MSW (Maitrise en Science Sociale)
CSW/thérapeute (Travailleuse Sociale Clinique)

La Pauvreté : Quel Impact Peut-Elle Avoir sur l’Apprentissage ?


Par Rosie Bourget

Personne ne sort savant du ventre de sa mère. L’éducation est fondamentale pour le bien-être des enfants dans les pays du tiers-monde. C’est un bon moyen pour les aider et améliorer leurs conditions. Le but premier de cette rubrique est d’estimer les déterminants de la scolarisation et surtout de faire le lien avec la pauvreté. En d’autres termes, le niveau de vie, les différences observées entre la scolarisation et le travail des enfants dans les champs et la pauvreté.

la peauvrete et l'apprentissage

La pauvreté ambiante des ménages se conjugue souvent avec certains aspects du sous-développement des pays pauvres pour amplifier les tendances vers une sous-scolarisation des enfants. Dans ces pays pauvres, le marché financier est à l’état embryonnaire, sinon inexistant; l’agriculture est demeurée toujours intensive en main-d’œuvre. Pour plusieurs analystes de l’éducation, l’école est en déclin dans plusieurs pays en développement et plus particulièrement dans les pays de la Caraïbe, d’Afrique au sud du Sahara à cause d’un sous-investissement dans le secteur, d’une inadéquation entre les enseignements dispensés et les débouchés réels de l’économie, des nombreux échecs ; bref d’une absence totale de politiques éducatives dans ces pays.

On distingue trois principaux facteurs qui expliquent les problèmes de l’école, dont les contraintes budgétaires, l’aide internationale et les ressources humaines. En face d’une situation de crise où les pays en développement doivent faire face à d’énormes problèmes de solvabilité dus notamment à la chute des coûts des matières premières (qui raréfient les recettes de ces pays) et à de forts taux d’endettement. Ces politiques en limitant fortement les investissements, au moment où la pression pour la scolarisation s’accroît au sein de la population, ont contribué à une forte augmentation des effectifs (classes surchargées), à une inadéquation des moyens pédagogiques, à un manque de motivation des enseignants souvent mal payés et sous qualifiés.

En ce qui concerne l’aide externe, elle n’a pas été à la hauteur des attentes des gouvernements. Elle reste très modeste au vu des besoins. De plus, les conditions souvent draconiennes d’octroi des financements par les agences ne permettent pas de disposer des ressources au moment des besoins. Enfin, seul un faible pourcentage du corps enseignant serait susceptible de faire face aux responsabilités nouvelles en matière d’encadrement et gestion des cours, d’une promotion d’une pédagogie centrée sur l’élève, de gérance des nouveaux outils pédagogiques offerts par les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

Ces différents problèmes ont pour finalité d’amener les parents à extraire leurs enfants du système éducatifs pour les faire travailler dans les champs ou comme vendeurs/ses dans les marchés publics. Ce choix se trouve plus poussé chez les ménages pauvres où les frais de scolarisations constituent en outre des contraintes insurmontables.

Selon les recherches approfondies de l’auteure, en Haïti, la pauvreté influence négativement la scolarisation. Toutes choses étant égales, par ailleurs, les enfants vivant dans les milieux ruraux ont moins de chance que ceux des milieux urbains d’être solarisés. Ainsi, les enfants qui vivent en milieu rural ont 19,7 % de chances de moins que les enfants vivant en milieu urbain d’être scolarisés. Cela s’explique par l’absence d’écoles dans certaines localités ou par la longue distance qu’il faut mettre avant d’atteindre les écoles. D’où l’impact négatif de l’éloignement de l’école sur la probabilité de scolariser les enfants. Le fait que l’école soit éloignée réduit la probabilité de scolarisation des enfants de 86 %, alors qu’elle augmente leurs probabilités de travailler dans les champs de 14,8 %. La présence des enfants de 0-5 ans dans le ménage joue négativement sur la fréquentation scolaire des enfants de 6-14 ans. Ces derniers sont sollicités pour s’occuper des touts petits et dans la société haïtienne, c’est une tâche qui est davantage confiée aux jeunes filles.

Aussi, voit-on que le fait d’être fille se conjugue avec une faible fréquentation scolaire. L’une des principales causes de la mobilité des enfants est leurs participations aux activités socio-économiques des ménages. Ainsi, selon le lien de parenté avec le ménage, les propres enfants de la femme sont plus susceptibles de fréquenter que les enfants confiés ou que les enfants du conjoint.

De manière théorique, on s’entend à ce que le niveau d’éducation des parents et leurs occupations influencent la scolarisation de leurs enfants. Le fait que les parents soient instruits accroît leurs opinions sur l’école, accroît leurs chances d’insertion dans la vie active et donc offre un environnement excitatif aux enfants.

En conclusion, comme on peut s’y attendre, la scolarisation est une fonction croissante du niveau de vie du ménage et une fonction décroissante du travail. Les enfants issus des ménages pauvres ont moins de chances d’être scolarisés que ceux issus des ménages riches. Cependant, mon observation ne permet pas de conclure que le fait d’être pauvre est associé avec une forte propension des parents à envoyer leurs progénitures sur le marché du travail, même s’ils révèlent que les parents aisés rechignent à faire travailler leurs enfants.

D’autres facteurs comme le milieu dans lequel se trouve le ménage ou l’éloignement des écoles sont associés à la sous-scolarisation. Concernant les caractéristiques propres à l’enfant, la scolarisation est affectée par le sexe. Ainsi, les jeunes filles sont moins susceptibles de fréquenter l’école que les garçons. Le coefficient de cette variable sort significatif. De même, le lien de parenté de l’enfant avec le ménage influence sa scolarisation. Les enfants confiés ont moins de chance d’être scolarisés que leurs propres enfants.

r_bourget@yahoo.com
MTS (Maitrise en Travail Social)
Ecrivaine/therapeute

COMMENT SUSCITER LE RESPECT DANS LES RELATIONS HUMAINES ?


relation humainePar Rosie Bourget
Les relations humaines constituent les liens que nous tissons au quotidien avec ceux qui nous entourent : conjoints, amis, camarades de classe, collègues, personnes de confiance…toutes relations qui ont pour caractéristique principale d’être choisies et investies affectivement. Dans cette société, bien des gens éprouvent des difficultés à se faire respecter. Celles-ci se rencontrent tant dans la vie professionnelle, sociale que dans la relation de couple. Cette rubrique vous propose quelques astuces qui vous guident vers le respect de soi et pour vous valoriser. Jean Paul Sartre a écrit très justement dans son célèbre « Huit Clos » : « L’enfer, c’est les autres… » Cette petite phrase assassine résume parfaitement la bestialité de notre espèce. Je ne vous fais pas un cours de philosophie ni de sociologie mais juste pour vous dire à quel point les rapports humains sont extrêmement complexes.
Dans une meute, c’est toujours le plus fort qui domine, dirige et impose le respect. Pour mieux se faire respecter au travail et en famille, face à des collègues envahissants et harceleurs comme des parents qui vous mettent la pression psychologiquement, pour que vous vous pliez en quatre pour eux, sans jamais vous féliciter quand vous faîtes une bonne action, mais qui ne savent que critiquer. Imposez vos propres limites dans ce que vous pouvez accepter des autres, tout en respectant aussi les leurs. Restez calme, gardez le contrôle et ne vous laissez pas submerger par vos émotions (colère, tristesse, peur …). Gardez votre dignité.
Parlez fort, distinctement, sans pour autant crier. Ayez la voix « qui en impose » et qui convaincre naturellement l’autre que vous savez ce que vous voulez et que vous vous y tiendrez. Répondez simplement « très bien » à toutes questions du genre « Comment vas-tu ? ». Evitez de vous plaindre surtout quand vous êtes face à des gens dont vous soupçonnez qu’ils pourraient exploiter vos « faiblesses ». Restez vous-même, n’essayez pas de vous faire passer pour ce que vous n’êtes pas.
Considérez qu’il est juste normal de se faire respecter et que ce respect n’est pas négociable, c’est un droit essentiel dans les relations humaines. Soyez déterminé(e) à arrêter de subir les événements. Reprenez le contrôle de votre vie, car vous êtes, seul(e), maître de votre destin. C’est aussi être capable de dire « non ». Et surtout, respectez-vous d’abord vous-même. Cela veut dire aussi penser à vous, en ne sacrifiant pas systématiquement vos besoins, envies et plaisirs au profit de ceux des autres.
Apprenez à vous aimez; sachez déceler en vous vos points les plus forts, vos plus grandes qualités, vos savoirs faire, vos savoirs être, ce que vous aimez de jolis en vous physiquement et mettez le(s) en valeur sans vulgarité. Ne parlez pas des doutes que vous pourriez avoir sur vous-même (dans quelque domaine que ce soit). Ne vous répandez pas en confidences, si ce n’est éventuellement avec des personnes dignes de confiance. N’ayez pas peur de montrer qui vous êtes, ce qui vous anime. N’ayez pas honte de votre éducation, de vos parents, de vos origines, de votre niveau scolaire, de ce que vous ne savez pas faire, de ce que vous n’être pas.
Supprimez les efforts que vous faites naturellement pour être aimable en toutes occasions. Votre gentillesse doit se mériter et ne pas être acquise aveuglément. Ne faites aucune concession par rapport aux valeurs personnelles que vous défendez. Faites abstraction du regard des autres et soyez qui vous avez envie d’être ou qui vous êtes au fond de vous. Partez du principe que l’on ne peut pas plaire à tout le monde. Souvent, les personnes malheureuses sont des crabes, elles veulent entraîner dans leur chute d’autres personnes. Elles sont condamnées aux échecs sentimentaux à répétition, abonnées aux histoires qui ne mènent à rien ou tout simplement aux relations médiocres. Soyez gentil mais avec mesure car de nos jours la gentillesse signifie pour certains la peur ou l’idiotie. Lorsque l’on vous insulte, vous manque de respect, vous ironise, se moque de vous ou vous crie dessus, répondez avec classe, d’un air supérieur, digne d’une personne bien éduquée.
Ne sacrifiez rien de ce que vous êtes. Si être en couple implique nécessairement un juste équilibre de grands compromis et de petits sacrifices qui aident à se comprendre et à vivre ensemble, il est en revanche inacceptable que l’autre vous demande de changer vos goûts, votre personnalité. Être aimé c’est l’être pour ce que l’on est, et non pour ce que l’on pourrait être. Chacun mérite d’être heureux, alors si vous ne l’êtes pas, apprenez à réfléchir, à distinguer l’ivraie du bon grain, et à aller chercher ailleurs ce dont vous avez réellement besoin. La nature a horreur du vide. N’hésitez pas à sortir, à vivre, à respirer, votre bonheur vous appartient. Une relation ne doit pas être synonyme de souffrance ou de dépendance mais de bonheur et de bien-être.
r_bourget@yahoo.com
MSW (Masters of Social Work)