10 décembre : Journée Internationale Des Droits De L’homme


droits de l'homme en lettres mauve

Haïti Observateur 10-17 décembre 2014
Par Rosie Bourget
En 1950, l’Assemblée générale des Nations Unies a proclamé le10 décembre Journée des droits de l’homme pour porter à l’attention des « peuples du monde » la Déclaration universelle des droits de l’homme comme idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations. Adoptée en 1948, la Déclaration universelle des droits de l’homme a donné une forme juridique à tous les peuples et toutes les nations, dans l’histoire de l’humanité, les droits civils, politiques, économiques, sociaux et culturels fondamentaux dont tous les êtres humains devraient jouir.

droits de l'homme article 19

Nous avons tous le droit d’exercer nos droits de l’homme sans discrimination et sur un pied d’égalité. Ces droits sont intimement liés, interdépendants et indivisibles. Les droits de l’homme sont les droits inaliénables de tous les êtres humains, quels que soient leur nationalité, lieu de résidence, sexe, origine ethnique ou nationale, couleur, religion, langue ou toute autre condition.

Les droits de l’homme ne peuvent être abrogés, sauf dans des circonstances particulières et conformément à une procédure spécifique. Le droit à la liberté peut, par exemple, être limité si un tribunal reconnaît la personne coupable d’un crime. Tous les droits de l’homme sont indivisibles, qu’ils soient civils ou politiques, notamment le droit à la vie, l’égalité devant la loi et la liberté d’expression; les droits économiques, sociaux et culturels, comme le droit au travail, à la sécurité sociale et à l’éducation; ou les droits collectifs, comme le droit au développement et à l’autodétermination sont indivisibles, liés et interdépendants. L’amélioration d’un droit facilite le progrès des autres. De la même manière, la privation d’un droit a un effet négatif sur les autres.

La non-discrimination est un principe universel dans la législation internationale des droits de l’homme. Le principe existe dans tous les grands traités sur les droits de l’homme et sert de thème central pour certains pactes global comme la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale et la Convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes.

droits de l'homme les hommes naissent egaux

Le principe de la non-discrimination en matière de droits de l’homme et de libertés s’applique à toutes les personnes et interdit toute discrimination basée sur une liste non exhaustive et comprenant le sexe, la race, la couleur, etc. Ce principe s’accompagne du principe de l’égalité, qui figure dans l’article premier de la Déclaration universelle des droits de l’homme : « Tous les êtres humains naissent libre et égaux en dignité et en droits ». La Conférence mondiale de Vienne sur les droits de l’homme de 1993 a noté, par exemple, que les États ont pour devoir de promouvoir de et protéger tous les droits de l’homme et toutes les libertés fondamentales, quel que soit le système politique, économique ou culturel.

Les droits de l’homme impliquent à la fois des droits et des obligations. Le droit international impose aux États l’obligation et le devoir de respecter, de protéger et d’instaurer les droits de l’homme. Respecter les droits de l’homme signifie que les États évitent d’intervenir ou d’entraver l’exercice des droits de l’homme. Protéger veut dire que les États doivent défendre les individus et les groupes contre les violations des droits de l’homme. Instaurer signifie que les États doivent prendre des mesures positives pour faciliter l’exercice des droits fondamentaux de l’homme.

droits de l'homme droit a la vie

Au niveau individuel, nous avons, certes, le droit d’exercer nos droits humains, mais nous devons aussi respecter les droits des autres. À se demander si les droits de Michael Brown, d’Abner Louima, de Trayvon Martin et d’Éric Gardner ont été respectés ? Si la réponse est non, de quels « droits » de l’homme parle-t-on ? Est-ce-que les Nations Unies ne se sont pas trompées de mots ? En lieu et place des « droits » de l’homme, elles voulaient protéger les « 10 doigts » de l’homme. Personne ne sait si c’est le pouce, l’index ou bien le « doigt » le plus petit qui est l’auriculaire. Alors que ces hommes noirs précités ont été victimes de mauvais traitements, rappelons qu’il y a un protocole facultatif qui affirme que la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants sont interdits et constituent des violations graves des droits de l’homme.

droits de l'homme arretez l'injustice

L’article premier, qui énonce les postulats philosophiques sur lesquels repose la Déclaration, se lit comme suit : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. L’article définit ainsi les idées fondamentales dont s’inspire la Déclaration : le droit à la liberté et à l’égalité est un droit acquis dès la naissance et qui ne saurait être aliéné; comme l’homme est un être moral et doué de raison, il diffère des autres créatures de la terre et peut en conséquence prétendre à certains droits et à certaines libertés dont les autres créatures ne jouissent pas.

À la conférence qui s’est tenue en 1945, à San Francisco, pour élaborer la Charte des Nations Unies, une proposition avait été présentée concernant la rédaction d’une « déclaration des droits fondamentaux de l’homme », mais elle n’avait pu être examinée, nécessitant une étude plus détaillée qu’il n’était possible à l’époque. La Charte parle clairement de développer et d’encourager « le respect des droits de l’homme et des libertés fondamentales pour tous, sans distinction de race, de sexe, de langue ou de religion » (art. 1, par.3). Beaucoup considéraient aussi que l’idée de promulguer une charte internationale des droits de l’homme était fondamentalement implicite dans la Charte.

Conçue comme étant « l’idéal commun à atteindre par tous les peuples et toutes les nations », la Déclaration universelle des droits de l’homme est effectivement devenue l’étalon permettant de déterminer dans quelle mesure sont respectées et appliquées les normes internationales en matière de droits de l’homme.

La Déclaration universelle des droits de l’homme affirme que l’exercice des droits et libertés d’une personne ne peut être soumis à certaines limitations devant être établies par la loi, qu’en vue d’assurer la reconnaissance des droits et libertés d’autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l’ordre public et du bien-être général dans une société démocratique. Les droits ne peuvent s’exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies ou avec l’intention de détruire les droits énoncés dans la Déclaration (art. 29 et 30).

droits de l'homme article 13

Ainsi, certains droits ne peuvent être suspendus ou limités en aucune circonstance, même dans des situations d’urgence. Il s’agit du droit à la vie, à la protection contre la torture, l’esclavage ou la servitude, l’emprisonnement pour dettes et l’application de lois pénales rétroactives, le droit de chacun à la reconnaissance de sa personnalité juridique et à la liberté de pensée, de conscience et de religion.

La Charte internationale des droits de l’homme est un jalon dans l’histoire des droits de l’homme, une véritable Magna Carta marquant l’arrivée de l’humanité à une étape cruciale : l’acquisition consciente par l’homme de sa dignité et de sa valeur.

r_bourget@yahoo.com
MTS (Maitrise en Travail Social)

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s