Discussion: Gerald Sidney, un artiste-écrivain qui ne parle pas de lui et de ses réalisations


Par Rosie Bourget

 Se faire connaître en tant qu’artiste ne s’improvise pas. Parler de soi et de ses œuvres n’est pas donné à tout le monde et les moyens de conquérir le public dès la première présentation sont loin d’être évidents. L’objectif de Développement Personnel n’est pas de déplorer le départ pour l’au-delà des gens qui sont utiles à l’humanité, mais de les dénicher et les mettre en évidence pendant qu’ils sont encore vivants. C’est dans ce contexte que votre chroniqueuse vous présente deux artistes haïtiens dont Gerald Sidney et Yvette Leblanc qui, tant bien que mal, ont réussi à atteindre leur objectif avant de payer tribu à la nature.

Gerald Sidney est né en Haïti en 1947. Il a fait ses études primaires à Jean Marie Guilloux (1952-58) et une partie de ses études secondaires au Petit Séminaire Collège St Martial (1958-64). Il a dû laisser en troisième pour se rendre aux Etats Unis.  Après avoir terminé ses études classiques à Erasmus Hall High School (1966), il a étudié la technologie électronique à New York Institute of Technologie et RCA institutes en 1970. Etant qu’ami de belles lettres, en été 1971, pour exhiber son talent d’écrivain et sa passion pour la littérature, Gerald a publié son premier poème intitulé « YOU ». En plus de son talent de poète, il chantait à l’église de Ste Ann et St Joachim a New York ou il se faisait accompagner par des amis en plusieurs occasions en temps de fêtes.

Gerald avoue qu’il n’était pas enchanté d’voir fait partie de la grande chorale de ST Martial où il chantait régulièrement comme soliste, « c’était une grande déception », a-t-il ajouté.  Plus les années passaient plus il se demandait si son rêve de chanteur allait devenir une réalité. C’est ainsi que pendant les années 1986-90, il a travaillé avec Serge Duviela un des plus célèbres arrangeurs sur un projet qui n’a pas atterri parce Gerald a dû laisser New York pour venir s’installer en Floride.  Peu de temps après son arrivée en Floride, Jacques Féquière, un ami de sa famille lui parlait du club de football Blayi Kiltirèl. Et depuis, chaque dimanche il jouait au foot avec d’autres amis, pas pour gagner de l’argent mais dans le but de se relaxer de se maintenir en pleine forme.

Gerald et Yvette se sont rencontrés par le biais d’un ami du nom de Joubert Léon lors d’un gala de fin d’année qu’organisait l’équipe de Blayi Kiltirèl. Aux dires de Gerald, Yvette est très connue dans le milieu haïtien. Elle faisait partie de plusieurs troupes et chorales  à New York et en Floride, parmi lesquelles : Voix et Tambour d’Haïti, Sosyété Koukouy, Chorale du Sacré Cœur, et Chorale de St Malachy à titre de directrice. C’était en Mars 2018 lors d’une fête entre amis que Gerald et Yvette ont décidé de lancer leur premier album « UNE VOIX », à l’air retro et romantique. Avec sa douce et tendre voix, Gerald pensait qu’Yvette était le choix idéal pour réaliser ce projet. Avec la collaboration de plusieurs artistes tels, Eddy Estimé, Ernst Bien Né Registre, Kiki Wainwright et son frère cadet Yves Sidney, Gerald et Yvette ont pu conclure le marché en novembre 2019 avec leur premier né, « UNE VOIX », contenant une kyrielle de chansons romantiques.

 Bien que leur premier album n’ait été lancé qu’en 2019, Gerald Sidney (compositeur/écrivain, membre de Blayi Kiltirèl) et Yvette Leblanc (chanteuse), n’en sont pas à leurs premières armes dans le milieu de la musique. En effet, ceux qui ont été happés par un succès fulgurant du lancement de leur album, au cours des derniers mois de l’année 2019 avant la COVID-19 peuvent en témoigner.

Leur exploit est impressionnant puisque connus du grand public, le duo, originaire d’Haïti, ont réussi à écouler 40 exemplaires lors de la séance de signatures de leur premier album et à devenir les artistes haïtiens les plus écoutés­­ pendant le confinement, et même à l’heure actuelle. Le CD contient des chansons d’amour qui plairont aux amoureux de tous âges. Dans ce registre rythmique figurent, Trahison, You, Feelings, Papiyon, Adeline, Ayiti, Friends, Lovers and Friends again, Promets-moi, Doux Rêves et Pou toutan. Pour l’édification de nos lecteurs, Gerald savait chanter des extraits de ses compositions dans des soirées culturelles de Blayi Kiltirèl Night, question de donner un avant-gout au grand public, avant de lancer l’album. Afin de conquérir le marché américain, il serait bénéfique pour le duo d’enregistrer aussi le contenu de l’album en anglais. Mais, ne disposant pas encore des moyens suffisants, pour l’heure, le duo doit renoncer à ce projet.

Qui n’a jamais caressé le rêve d’être des artistes reconnus partout dans le monde ! Depuis des millénaires, l’art tient une place importe dans la société, dans les cultures. Alors que personne ne sait pas quand et si nous reviendrons à l’ancienne réalité, espérons qu’un jour viendra où Gerald et Yvette prendront part à leur premier Gala de reconnaissance, où leur nom sera mentionné dans des catégories de meilleur duo de l’année 2020.

r_bourget@yahoo.com

Maitrise en travail social

 

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